30 ans de prison, C’est encore peu !

Le verdict est tombé. L’homme a écopé d’une peine de prison ferme de 30 ans. Et il ne s’est pas trouvé une seule personne pour s’en émouvoir. Au contraire, nous avons tous poussé un grand «ouf» de soulagement. Nous avons même, nous l’avouons sans détours, trouvé la justice encore clémente en s’arrêtant à 30 ans. Et nous espérons que ces 30 années de réclusion soient, pour l’infâme individu, infernales, intenables et expiatoires de ses horribles crimes.

Les crimes de cet être abject ?

Ils sont de ceux qu’on n’arrive même pas à qualifier, tant ils sont ahurissants et révoltants.

Cet habitant de la ville de Kénitra, profitait de l’absence de son épouse –qui s’en allait gagner de quoi nourrir la famille en louant ses services de femme de ménage- pour abuser sexuellement de ses deux filles, l’une âgée de 13 ans, l’autre de 7 ans à peine.

Il attirait l’une ou l’autre dans sa chambre, leur faisait subir ses assauts, utilisant la violence avant l’acte, pour les soumettre, et les menaces après, pour leur faire garder le silence. Et les malheureuses gamines, terrorisées et impuissantes, étaient ainsi livrées au prédateur sans foi ni loi qui n’était autre que leur père.

Il a bestialement défloré l’aînée et en aurait probablement fait autant avec la cadette si la mère, ayant constaté que l’état de santé de ses filles se dégradait, ne les avait conduites chez le médecin, découvrant alors l’étendue de l’horreur.

Une mère bien courageuse qui, au lieu d’étouffer l’affaire de peur du scandale -comme, hélas, tant d’autres mères l’ont fait avant elle- l’a portée devant la justice, préférant neutraliser le monstre et affronter la honte sociale, plutôt que de sacrifier la vie de ses fillettes.

Une vie déjà saccagée, piétinée et détruite, de la manière la plus traumatisante qui soit !

Bien sûr, dans une telle affaire, la première réaction est celle d’une rage non contenue contre l’individu coupable à la fois de pédophilie et d’inceste. Comment un homme peut-il laisser une telle pensée effleurer même son esprit ? Et si elle l’effleure, comment peut-il franchir le pas ? Le franchir avec ses deux filles mineures à la fois et le franchir de façon répétée avec l’une et l’autre ? Cela relève de la monstruosité !

Puis, abasourdi, l’on pense aux fillettes, salies, meurtries, marquées au fer rouge dans leur corps et dans leur esprit. Quelle vie après cela ? D’autant que leur situation sociale ne leur permettra pas de s’offrir un quelconque accompagnement psychologique. Il leur faudra grandir avec «ça» et se débrouiller comme elles pourront pour mener une vie normale, malgré tout.

Enfin, il y a ce que l’on considère comme le plus important, après les faits en eux-mêmes, c’est la réaction de la justice.

Trop souvent, ces dernières années, l’opinion publique, d’abord secouée par des crimes de pédophilie, était ensuite consternée par la légèreté des peines qui les sanctionnaient. Qu’est-ce que deux années de prison ferme pour des pédophiles adultes (c’est ce dont ils écopaient en général), au regard des dégâts que provoquent leurs actes dans la vie des petites victimes ? Une telle indulgence de la justice ne peut qu’encourager les criminels de cette engeance à poursuivre leurs crimes… Et exposer davantage de victimes innocentes.

Ce verdict de 30 ans de prison ferme à l’encontre du monstre de Kénitra marque peut être un tournant ? On le saura lorsque le verdict d’une autre affaire, dont la presse a rendu compte récemment, sera rendu. C’est l’affaire d’un énergumène qui a abusé d’un enfant de 3 (trois) ans dans une crèche.

L’on a appris, ces dernières heures que plusieurs dizaines de parlementaires de différents partis (à l’exception du PJD et du Mouvement Populaire) ont décidé de se mobiliser contre la peine de mort. Leur combat est sans doute louable, mais comment le soutenir quand l’employé d’une crèche abuse sexuellement d’un enfant de 3 ans, alors que même la peine de mort, dans ce cas-là, paraît trop douce ? Ou alors, il faudrait que la justice soit inflexible à un point tel que la peine capitale paraisse finalement inutile…

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