Sahara | Le soutien du Cap-Vert à l’intégrité territoriale du Maroc, une position cohérente avec le droit International

En reconnaissant l’intégrité territoriale du Royaume du Maroc, et le plan d’autonomie présenté par le Maroc pour le règlement du conflit autour du Sahara marocain, le Cap Vert a pris une position cohérente avec le droit International, notamment avec la Cour Internationale de Justice, (CIJ), a affirmé le député et avocat capverdien, Hélio Sanches.

“Le Cap Vert, en reconnaissant l’intégrité du Royaume du Maroc, et le plan d’autonomie présenté par le Maroc, a pris une position cohérente avec le droit international, notamment avec la Cour Internationale de Justice, (CIJ), et les positions de l’Organisation des Nations Unies”, a écrit M. Sanchez, qui a été candidat à l’élection présidentielle d’octobre 2021 au Cap Vert, dans une tribune publiée mercredi dans le journal local “Expresso Das Ilhas”.

La position du gouvernement du Cap Vert, constitutionnellement compétent pour conduire la politique étrangère du pays vis-à-vis du Sahara marocain, est correcte, cohérente, répond aux aspirations des Sahraouis et s’inscrit dans l’évolution de ce processus, dans le cadre des Nations Unies, a-t-il souligné.

Ainsi, la position actuelle du gouvernement Capverdien, qui est conforme à la nouvelle approche des Nations Unies sur le Sahara marocain, n’est pas isolée, au niveau international, car elle rejoint les positions de la quasi-totalité des pays africains, des Etats-Unis d’Amérique et de l’Europe, à savoir l’Espagne, l’ancienne puissance coloniale, a fait savoir M. Sanches.

Il a, dans ce sens, noté que “la décision du gouvernement ne viole pas la Constitution du Cap Vert, d’autant plus que la reconnaissance des Etats, en Droit International, est une décision politique et souveraine de chaque Etat”.

La reconnaissance de l’intégrité territoriale du Maroc, y compris le Sahara marocain, qui marque une “nouvelle ère”, avec l’établissement de relations diplomatiques entre les deux pays et, surtout avec l’installation d’un Consulat à Dakhla, au Sahara, est une décision politique majeure, de compétence constitutionnelle exclusive du gouvernement légitime de la République du Cap Vert, qui dirige la politique étrangère du pays, et doit être respectée par tous, y compris les autres organes de souveraineté, a-t-il poursuivi.

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“Avec cette reconnaissance, le gouvernement du Cap-Vert et sa diplomatie ont fait un pas important dans sa réaffirmation en tant qu’acteur attentif de la politique internationale, en s’alignant sur les meilleures pratiques des relations internationales, le Nouvel ordre international et les principes de la démocratie et de l’Etat de droit, et de la Résolution 1754 du Conseil de Sécurité des Nations Unies, en contribuant à la paix et à la sécurité en Afrique et en renforçant les relations de coopération avec le Royaume du Maroc, dirigé par SM le Roi Mohammed VI, ami du Cap-Vert et du continent africain”, a précisé le député de l’Assemblée nationale du Cap Vert.

Il a, par ailleurs, estimé que “l’Union Africaine, contrairement à certaines déclarations récentes, n’a aucune légitimité pour intervenir et faire de la médiation dans la question du Sahara car elle a reconnu ce territoire comme membre, en violation de sa propre charte constitutionnelle, alors qu’il y avait encore un différend avec le Maroc”.

“Ainsi, en prenant parti pour l’une des parties, cette Organisation a été partiale et, par conséquent, n’a aucune légitimité pour intervenir dans ce processus en tant que “médiateur”. En outre, la vague de “gel” de la reconnaissance de la RASD et le soutien au plan d’autonomie présenté par le Maroc constituent un véritable discrédit pour cette organisation et la preuve de son échec total sur la question du Sahara”, a fait noter M. Hélio Sanches, également professeur de Droit international à l’Université catholique de Louvain (Belgique).

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“Pour la CIJ, il ne fait aucun doute que le Sahara fait partie intégrante du Maroc”, a-t-il dit, rappelant qu’ avec l’assentiment de la CIJ, le Maroc, à travers le défunt et visionnaire SM le Roi Hassan II, a mené l’historique “Marche Verte” en 1975, qui a abouti à la récupération du Sahara et au retour de ce territoire à sa mère patrie, le Royaume du Maroc.

“Il ne s’agit pas de “colonisation” comme l’appellent certains idéologues communistes et nostalgiques de la guerre froide. Au contraire, en récupérant la partie sud de son territoire, le Sahara, le Maroc a cessé d’être colonisé par l’Espagne, mettant ainsi fin à la double colonisation qu’il subissait : la France au nord et l’Espagne au sud (Sahara)”, a expliqué M. Sanches.

Il est à noter, pour une meilleure compréhension et analyse, que l’émissaire des Nations Unies pour le Sahara, en 2008, le diplomate néerlandais de l’époque, Peter Van Walsum, a annoncé qu’il était arrivé à la conclusion que “l’option de l’indépendance revendiquée par le +Polisario+ est irréaliste”, a-t-il rappelé.

“Cette conclusion renforce le plan d’autonomie présenté par le Maroc comme l’unique solution pour résoudre ce différend. C’est aussi une position qui suit l’évolution du monde et la dynamique des relations internationales et du Nouvel ordre mondial”, a encore souligné M. Sanches.

LR/MAP

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