Polémique autour du pain | Les précisions du président de la FNBP, Lhoucine Azaz

fnbp lhoucine azaz

Le dossier de la grosse polémique autour du pain vendu au Maroc n’en finit pas de créer des remous dans les milieux de l’activité céréalière.

Après la dernière déclaration de Mohamed El Giri secrétaire général de la Fédération nationale des propriétaires des boulangeries et des pâtisseries, lequel déplore la mauvaise qualité du blé des minotiers, Lhoucine Azaz, président de la Fédération nationale des boulangeries et pâtisseries du Maroc (FNBP) réplique. «La qualité des céréales utilisées par les boulangeries est au cœur de l’actualité ces derniers jours. Malheureusement ce n’est pas pour une bonne raison», dit-il. 

Le SG de cette Fédération, poursuit-il, ne représente que lui-même. «Il veut faire le buzz avec sa déclaration en prétendant –sans aucune preuve- que le blé des minotiers ne convient même pas comme fourrage pour le bétail», déplore le président Lhoucine Azaz.

Notre Fédération, insiste ce dernier, est la seule entité légitime qui représente le secteur des boulangeries et des pâtisseries au Maroc. «Nous ne pouvons en aucun cas utiliser une farine de mauvaise qualité. D’ailleurs, il y a un cahier des charges qui est dédié à la profession et qu’il faut respecter par l’ensemble des professionnels. Et il est impossible que les farines des minotiers ou des boulangeries modernes soient d’une qualité douteuse. A savoir que toutes les farines utilisées par les boulangeries sont des céréales de luxe», assure Lhoucine Azaz.

Contacté par nos soins, ce dernier regrette la tendance alarmiste du SG Mohamed El Giri. D’une part, dit-il, la déclaration mettant en cause la qualité de la farine des minoteries, n’est pas fondée sur des preuves. D’autre part, indique-t-il, «l’ensemble des farines que les boulangeries utilisent sont approuvées par l’Office National de Sécurité Sanitaire des produits Alimentaires (ONSSA).

Notre interlocuteur reconnait, toutefois, «On ne peut pas dire qu’il n’y a pas de pain de mauvaise qualité sur le marché. Car il y a l’informel. Ce sont les gens qui travaillent dans ce secteur qui font du pain de mauvaise qualité. On voit d’ailleurs -sur nos marchés ou souks- du pain fait dans des garages, sans autorisation sanitaire et sans contrôle», insiste-t-il, avant de conclure: «il y a aussi la farine subventionnée par l’Etat, laquelle va à la ménagère dans des zones rurales. Cette farine, les boulangeries ne l’utilisent pas».

N.Cherii

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