Où nous mènera donc cette démence islamophobe ?

Après le choc des civilisations, une guerre des religions ? Une guerre généralisée ? Une troisième guerre mondiale qui, partant de faits totalement ineptes, embraserait la planète ?

Cela paraît relever d’une vision apocalyptique. Et pourtant, comme on semble en être proche quand on voit tous ces pays s’enflammer, l’un après l’autre !

Au commencement, la Libye où, dès la 1ère réaction aux extraits du navet «Innocence of muslims» (L’innocence des musulmans), le malheureux ambassadeur américain et ses trois collègues ont été assassinés.

Puis, tous les pays où on ne compte plus les manifestations et les saccages qui font quotidiennement des dégâts et des victimes innocentes.

Dernier de ces pays, l’Afghanistan, où un attentat a fait 12 morts, ce mardi 18 septembre, en plein Kaboul, toujours en réaction au film-pamphlet qui traîne l’Islam et le prophète dans la boue…

Et ce n’est pas fini…

Sans compter les opportunistes qui se greffent sur ces événements, ajoutant leur petite goutte d’huile sur le feu, dans l’espoir –mal caché derrière de pseudo revendications de liberté d’expression et d’hypocrites discours sur les lois de la république- d’en tirer quelque avantage commercial et médiatique.

«Innocence of muslims» -qui a battu tous les records en matière de provocation et d’incitation à la haine- avait bien l’objectif d’insulter les musulmans. Son réalisateur a déclaré à la presse américaine que son film était «politique» et qu’il considérait que «l’Islam était un cancer». Et pour mieux insulter les musulmans, il a délibérément choisi de les attaquer dans ce qu’ils ont de plus sacré, au vrai sens du terme: leur prophète. Plus encore, il a décidé d’aller jusqu’au bout du sacrilège en salissant l’image du prophète avec ce qu’il y a de pire: des accusations de dérives sexuelles. L’islamophobie, ici, devient une démence. Aucun être sain d’esprit ne s’acharnerait ainsi sur un prophète, que ce soit celui des musulmans, des chrétiens, ou des juifs.

Nul n’est obligé d’être croyant. Mais nul n’a besoin de prendre pour cible de tels symboles religieux –dont la sacralité remonte à la nuit des temps- pour atteindre les citoyens d’aujourd’hui, aussi honnis soient-ils.

Ce n’est plus d’une guerre contre les musulmans qu’il s’agit, mais d’une guerre contre l’Islam. Or, la différence est grande.

La guerre contre les musulmans peut se justifier si ces musulmans ont été injustes, intolérants, fautifs, blâmables… Cette guerre-là est d’ailleurs même parfois menée par (ou avec l’aide) d’autres musulmans qui ne sont ni injustes, ni intolérants, ni fautifs, ni blâmables…

Mais la guerre contre l’Islam ne se justifie en aucun cas. De même que ne se justifierait en aucun cas une guerre contre le catholicisme ou contre le judaïsme.

Cela n’a rien à voir avec la liberté d’expression. Et si les lois des pays occidentaux ne prévoient rien en la matière, si l’ONU n’est pas allée au terme de son projet qui devait, il y a 3 ans, proposer aux nations un pacte de non-atteinte aux religions, c’est tout simplement parce qu’il n’y a jamais eu d’attaques de cette ampleur contre une quelconque religion. Il y a bien eu quelques incidents, de temps à autre («Les versets sataniques» de Salman Rochdi, la polémique sur la judaïté ou non de Jésus, ou le film «La tentation du Christ» de Scorsese), mais jamais un tel acharnement… Depuis les attentats du 11 septembre 2001, à cette affaire de «L’innocence des musulmans», en passant par l’affaire des caricatures du Prophète, ou celle du Coran brûlé par le pasteur intégriste américain Terry Jones.

Où nous mènera cette folie islamophobe, où le rejet confessionnel de l’islam est bien moins important que le rejet politique des musulmans, qui attisent souvent l’antipathie contre l’Islam par leur comportement ? Nul ne peut le dire… A moins que tous les gens de raison –quelle que soit leur confession- n’arrêtent le massacre.  

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