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Mauvaise foi caractérisée !

Le 1er juillet, les Marocains sont appelés à aller aux urnes pour voter. Il leur est demandé de participer au référendum sur la nouvelle Constitution.

La démocratie ayant ses règles, tout Marocain peut dire aujourd’hui ce qu’il pense, en toute liberté. Il n’est que de voir les tombereaux de critiques acerbes et d’avis politiques au vitriol qui se déversent, quotidiennement, dans certains sites –signés du vrai nom de leurs auteurs- pour mesurer le chemin parcouru, depuis les temps où celui qui avait le malheur d’être soupçonné de positions subversives était à peu près sûr de finir ses jours dans une prison secrète ou de disparaître à jamais.

 

On reconnaîtra au moins ça au Maroc d’aujourd’hui…

Mais, s’agissant du projet de Constitution, il y en a qui «poussent mémé dans les orties» !

Voilà une Constitution –la sixième du Maroc- qui, pour la première fois, est rédigée par des Marocains (connus pour leurs compétences et/ou leur militantisme).

La Commission qui a été chargée de sa rédaction a, pour la première fois également, été chargée de recueillir l’avis de toutes les forces vives et d’en tenir compte (tous ceux qui ont demandé quelque chose de raisonnable l’ont retrouvé dans le texte aujourd’hui proposé).

Tout le long de sa rédaction, ce projet de Constitution –pour la première fois, toujours- a fait l’objet d’un va et vient ininterrompu entre le Conseiller du Roi, chargé du suivi, et les partis politiques et syndicats. Et des amendements ont pu être apportés au texte jusqu’aux dernières minutes avant l’impression (les islamistes du PJD, qui se sont distingués par leur activisme, ont même fait revenir la dernière mouture de l’imprimerie, pour rectificatifs, alors qu’elle allait être mise sous presse).

Ceci, quant à la forme.

Pour ce qui est du fond, on n’égrènera pas, ici, toutes les avancées que cette nouvelle Constitution fait faire au Maroc (Le Reporter en traite largement dans le dossier de la semaine, pages 8 à 24).

Une seule question cependant: objectivement, cette Constitution est-elle en retrait par rapport à la précédente, sur un quelconque point ?

La réponse est honnêtement non… Pas un seul recul ! …Parfois le statu quo, mais jamais de recul !

De même que dire que cette Constitution «a été octroyée» (mamnouha), qu’elle «consacre le pouvoir totalitaire» et qu’elle est une «Constitution de la Tyrannie», relève d’une mauvaise foi caractérisée.

Cette Constitution est perfectible, certes, le Roi lui-même envisage son évolution, mais elle marque un indéniable bond en avant par rapport à ce que le Maroc a connu jusqu’à présent.

La majorité des Marocains se demande même si le Maroc a suffisamment de «profils» adéquats pour la mettre en œuvre et en assurer le succès ?

Faire campagne pour le «Non», ou pour le boycott, à l’occasion d’un référendum, était inconcevable, il y a juste une douzaine d’années. Aujourd’hui, ceux qui se réclament –abusivement ou non- du Mouvement du 20 février s’en donnent à cœur joie. Mais il faut qu’ils défendent leurs idées en restant crédibles. Et qu’ils les défendent en permettant aux autres d’en faire autant avec les leurs. Sinon, quelle serait la différence entre eux et la «tyrannie» qu’ils dénoncent ?

Cette Constitution, précisément, est le résultat de compromis savamment étudiés, entre ceux qui veulent tout laisser en l’état (plus nombreux qu’on ne le pense. Il n’y a qu’à lire les propositions des partis) et ceux qui veulent tout changer, sans tenir compte des réalités de leur pays.

Et pour la plupart des Marocains, elle est bien plus que cela. Elle est ce qui a permis au Maroc d’éviter le chaos, voire un bain de sang…

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