lundi 20 novembre 2017

Violée par le chef du Polisario : Khadijatou Mahmoud raconte son calvaire

Lors d’une conférence sur les violations des droits de l’homme commis par le Polisario, organisée samedi 21 octobre 2017 à Paris par AIDE Fédération, une ONG d’action et d’aide humanitaire, Khadijatou Mahmoud a raconté le calvaire que lui a fait subir le chef du Polisario, Brahim Ghali. Ce calvaire a commencé en 2010.

Travaillant comme traductrice au cabinet du «premier ministre» du Polisario, elle est désignée comme accompagnatrice d’une ONG italienne, lors d’un «Sahara Marathon» à Tindouf. Pour la remercier, l’ONG l’invite en Italie. Partie chercher son visa au consulat d’Italie à Alger, elle devait d’abord passer par l’«ambassade» du Polisario à Alger, pour obtenir une autorisation de sortie des camps. C’est là où tout a basculé pour elle.

«Je me présente à 9 heures du matin, mais on me fixe un rendez-vous pour 19H00. J’arrive avec une amie que le concierge refoule à la porte», a-t-elle raconté face à un public médusé. «Il n’y avait personne. Je passe directement au bureau de Brahim Ghali. Je présente mes documents qu’il met de côté et commence tout de suite à me toucher en répétant: ‘‘Laisse-moi faire, après, je te donne le visa, de l’argent. Tout ce que tu veux’’. Je crie, je me débats», a poursuivi la jeune femme, les larmes aux yeux, avant d’évoquer son viol d’une voix tremblante. «Il (Brahim Ghali, Ndlr), m’a violé avec une telle brutalité que j’ai commencé à saigner abondamment (…)», a-t-elle ajouté. 

Khadijatou Mahmoud a décidé de porter plainte contre son agresseur, Brahim Ghali, devant l’Audience nationale, la plus haute juridiction pénale en Espagne.  Outre la plainte de Khadijatou Mahmoud pour viol, le chef du Polisario est également visé par une plainte pour génocide et actes de torture, déposée en 2012 par l’Association sahraouie de défense des droits de l’homme (ASADEH), basée à Barcelone. 

HD

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