L’ICESCO mobilisera toutes ses ressources pour soutenir les femmes dans les domaines des sciences et de la technologie

Icesco El Malek

L’Organisation du monde islamique pour l’éducation, les sciences et la culture (ICESCO) mobilisera toutes ses ressources pour renforcer la capacité des femmes notamment dans les domaines des sciences, de la technologie, de l’éducation et de la culture, a affirmé, jeudi à Rabat, le Directeur Général de l’ICESCO, M. Salem Ben Mohamed El Malek.

M. El Malek s’exprimait à l’ouverture d’un congrès international organisé sous le thème “L’élimination des écarts entre les sexes commence dans le domaine des sciences”.

Le Directeur Général de l’ICESCO a en outre relevé que l’organisation de ce congrès à l’occasion de la Journée internationale des femmes et des filles de science s’inscrit dans le cadre du programme et des activités de l’ICESCO dédiées de l’Année de la Femme 2021 qui bénéfice du Haut patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.

Il a également souligné que la mise en oeuvre du Programme du développement durable à l’horizon 2030, notamment ceux relatifs à l’autonomisation de la femme requiert la participation de tout un chacun en vue de réduire les écarts entre les sexes dans les domaines de la technologie et de l’innovation.

En dépit des efforts consentis dans le but de renforcer l’éducation des femmes et des filles dans le domaine des sciences et malgré l’augmentation du nombre de femmes et filles qui poursuivent leur éducation en la matière, nombre d’entre elles abandonnent avant d’atteindre des niveaux distingués dans la recherche scientifique, a regretté le Directeur Général de l’ICESCO.

M. El Malek a rappelé dans ce sens que le pourcentage de femmes chercheuses dans le monde ne dépasse pas les 28.8% et seulement 27% pays du monde sont parvenus à la parité en 2016, notant que cet état des lieux est dû aux politiques inappropriées et à des facteurs d’ordre social et culturel.

Pour sa part, la vice-présidente de la République d’Azerbaïdjan, Mehriban Aliyeva a insisté sur la nécessité, aujourd’hui plus que jamais, de faire face aux défis qui entravent l’accès des femmes à la science, et de contribuer à la réalisation des objectifs du développement durable (ODD).

“Nous pouvons être fiers du rôle joué aujourd’hui par les femmes dans les différents stades de la lutte contre le covid-19, notamment en matière de développement de vaccins contre le virus”, a-t-elle fait valoir, soulignant qu’il importe désormais de réunir des conditions plus favorables pour les jeunes et les femmes afin qu’ils améliorent leur niveau d’implication et continuent à réduire l’écart entre homme et femme dans le domaine des sciences.

De son côté, l’ancienne présidente de la République de Maurice, Ameena Gurib-Fakim, a indiqué que la Journée internationale des femmes et des filles de science vise à contribuer à la réalisation des objectifs de l’agenda 2030, soulignant que l’atteinte de ses objectifs nécessite une participation considérable de toutes les femmes du monde, notamment des pays africains, dans les sciences, ainsi qu’un changement radical des mentalités et la promotion de l’éducation supérieure des femmes.

Elle a, en outre, relevé que l’écart entre les deux sexes dans le domaine de la science est remarquable dans tous les pays du monde, affirmant qu’il faut éradiquer cette discrimination du genre pour habiliter la femme à participer effectivement en 2030, à travers une série de propositions, notamment l’encouragement des femmes à apprendre la technologie des informations, en tant que tremplin vers la facilitation de l’accès au domaine des sciences.

M. Gurib-Fakim a également appelé à accorder une importance particulière au continent africain, où les femmes représentent moins de 10% dans les recherches scientifiques, alors qu’elles représentent plus de la moitié de la population du continent.

La présidente de la Royal Scientific Society, SAR la Princesse Sumaya Bint El-Hassan de Jordanie a, quant à elle, estimé que malgré les efforts déployés pour permettre aux femmes et filles de poursuivre leur enseignement supérieur, le chemin est encore “long et dur”, ce qui impacte les équilibres des sociétés et prive le monde d’opportunités de changement positif et de réalisation des objectifs de l’agenda de 2030.

Elle a également assuré que le monde “a besoin de toutes ses femmes pour relever les défis présents et futurs, c’est pour cela qu’il faudra inciter les femmes à poursuivre leur éducation et de s’inspirer des modèles existants”, appelant à renforcer la volonté politique et les politiques gouvernementales pour permettre aux femmes de s’acquitter de leurs rôles.

Organisé en présentiel et en mode virtuel en collaboration avec l’Institut allemand Leibniz et la “Space Foundation”, ce congrès est réparti en trois séances consacrées à des sujets comme “la réduction des écarts entre les sexes à travers le travail”, “la réalisation de la parité par les sciences et la technologie”, la garantie d’une éducation de valeur aux femmes et filles”. Cette réunion prévoit aussi une table-ronde sur l’autonomisation des femmes et des filles: prélude vers l’élimination des écarts entre les sexes dans le domaine des sciences”.

LR/MAP

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