
Les mécanismes nationaux de mise en œuvre, d’établissement de rapport et de suivi (NMIRF) ont été au centre des travaux d’une réunion parallèle de haut niveau, coprésidée par le Délégué interministériel aux droits de l’Homme, Mohammed El Habib Belkouch, mardi à Genève, en marge de la 61ᵉ session du Conseil des droits de l’Homme.
Placé sous le thème “Faire avancer l’agenda de la mise en œuvre : prochaines étapes pour le Réseau et le hub virtuel des NMIRF”, cet événement est organisé en partenariat avec le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme, ainsi qu’avec les missions permanentes auprès du Conseil des droits de l’Homme du Maroc, du Brésil, du Portugal et du Paraguay, en plus du Groupe des droits universels.
Les NMIRF jouent un rôle essentiel pour assurer un suivi efficace des obligations internationales et des recommandations en matière de droits de l’Homme au niveau national. Ils constituent des cadres institutionnels gouvernementaux polyvalents facilitant l’interaction entre les États et les mécanismes internationaux des droits de l’Homme, tout en garantissant un suivi systématique des recommandations émanant des mécanismes internationaux et régionaux.
Reconnaissant le rôle central des NMIRF, la communauté internationale a mis un accent croissant sur leur création et leur renforcement, notamment à travers les travaux du Groupe des amis des NMIRF, dirigé par le Portugal, ainsi que par l’augmentation du nombre de recommandations formulées à cet effet dans le cadre de l’Examen périodique universel (EPU).
Cette dynamique s’est également traduite par plusieurs résolutions du Conseil des droits de l’Homme, la plus récente étant la résolution 60/27, coparrainée par le Paraguay et le Brésil. Cette résolution souligne l’importance du partage d’expériences entre États et appelle à la poursuite du développement de la plateforme des mécanismes nationaux (NMIRF Hub), lancée le 2 octobre 2025 afin de faciliter l’échange de connaissances et le partage des bonnes pratiques.
Dans le prolongement de ces efforts, et à la suite des travaux préparatoires engagés par la Déclaration de Marrakech, adoptée en décembre 2022 lors du premier Séminaire international sur les NMIRF au Maroc, le Réseau international des NMIRF a été officiellement établi par la Déclaration d’Asunción, adoptée en mai 2024 lors du deuxième Séminaire international sur les NMIRF, organisé par le Paraguay. Le Réseau, qui compte actuellement 25 États membres, vise à renforcer la coopération, à échanger les bonnes pratiques et à promouvoir l’établissement de NMIRF efficaces à l’échelle mondiale.
Le 10ᵉ Dialogue des droits de l’Homme de Glion (octobre 2024) a marqué une nouvelle étape avec l’adoption du Cadre d’orientation de Marrakech (Marrakech Guidance Framework – MGF), un document de référence fondé sur les bonnes pratiques et destiné à aider les États à mettre en place et à renforcer des NMIRF efficaces.
Enfin, le 27 janvier, le Réseau s’est réuni à Lisbonne pour adopter son plan d’action 2026-2030, articulé autour de six axes prioritaires, principalement axés sur l’apprentissage entre pairs et le renforcement des capacités.
Ce Side event a pour objectifs de mettre en lumière les principales avancées relatives à l’agenda des NMIRF, notamment l’adoption de la résolution 60/27 du Conseil des droits de l’Homme, le plan d’action 2026-2030 du réseau international des NMIRF et le lancement de la plateforme NMIRF Hub.
Il vise aussi à présenter le Réseau et ses principaux objectifs, et lancer un appel à l’adhésion; présenter la plateforme NMIRF Hub et ses fonctionnalités les plus récentes, et échanger sur les bonnes pratiques et les défis liés à la mise en place et au renforcement des mécanismes nationaux de mise en œuvre, d’établissement de rapports et de suivi.
Animée par M. Marc Limon, Directeur exécutif de l’Universal Rights Group (URG), la rencontre a été marquée par la participation de hauts représentants des pays partenaires notamment de la Secrétaire d’État portugaise aux Affaires étrangères et à la Coopération, Ana Isabel Xavier, M. Victor Alfredo Verdún Bitar, Vice-ministre des Affaires étrangères du Paraguay, ainsi que de hauts responsables du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme.
LR/MAP
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