Kaïs Saied | L’homme qui nous a tous leurrés…

Lorsqu’il a été élu président de la République, le 23 octobre 2019, la nouvelle a été accueillie avec grand enthousiasme, à l’intérieur de la comme à l’extérieur.

Universitaire, constitutionnaliste, n’appartenant à aucun parti politique, il incarnait l’homme-providence pour un Peuple qui avait été le 1er à réclamer justice et démocratie dans le cadre de la grande vague de revendications qu’a été le «Printemps arabe», mais qui n’en a pas recueilli les bénéfices, ni dans son assiette, ni dans sa vie quotidienne…

Kaïs Saïed avait mené une campagne électorale des plus exemplaires, allant au-devant des jeunes et des démunis, promettant justice sociale, lutte contre la corruption et stricte application de la loi.

Il inspirait confiance… Tous les espoirs étaient placés en lui.

Aux pays du Maghreb également, il inspirait confiance… Et notamment au Maroc, qui n’a pas hésité à multiplier à son égard les gestes d’amitié et de solidarité.

Mais il n’a pas fallu plus d’un an pour que le vernis saute et que l’image de l’homme irréprochable que le monde lui prêtait vole en éclats, laissant les Tunisiens d’abord, les autres ensuite, sans voix devant sa maîtrise du leurre.

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Leurrés les Tunisiens en premier !

En 2021, il s’arroge les pleins pouvoirs constitutionnels, vire le gouvernement, dissout le Parlement, abroge la Constitution et en fait adopter une nouvelle par référendum qu’il peaufine lui-même afin de se donner un pouvoir au-dessus de tous les pouvoirs et de devenir le seul vrai maître de son pays.

Leurrés ceux qui ont cru qu’avec lui, les lendemains seraient meilleurs ! La Tunisie est exsangue, avec une économie au sol, des pénuries qui s’enchaînent, un chômage qui caracole à plus de 10%… Et le FMI qui ne desserre pas les cordons de la bourse, ses prérequis n’étant pas observés…

Leurrée l’opinion publique internationale, qui croyait voir un juriste démocrate prendre les rênes de la vaillante Tunisie et qui se réveille en face d’un dictateur, fou du Pouvoir et piteux gestionnaire des intérêts de son pays.

Leurré le Maroc, qui ne s’attendait nullement aux coups de poignards que Kaïs Saïed a traitreusement assénés à sa Cause sacrée, celle de tous les Marocains… Lui, dont il n’était attendu qu’une simple neutralité, dans la continuité de ce que la Tunisie avait toujours veillé à préserver…

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Enfin, leurré le Maghreb, qui voit apparaître en son sein un nouveau facteur de division, comme s’il n’y en avait pas déjà assez avec l’obsession morbide du Régime algérien à l’égard du Maroc, ou encore les guerres intestines en Libye… Toutes ces pierres dans l’engrenage qui empêchent les Peuples de construire un Maghreb uni, comme ils en rêvent depuis plusieurs générations.

Kaïs Saïed, un leurre… Un grand leurre…

Mais tout le monde sait comment, tôt ou tard, finissent les leurres.

BA

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