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Hassan El Basri, Directeur général en charge des Risques Groupe de la BCP et président de la Fédération des secteurs bancaire et financier de la CGEM

Hassan-El-Basri

Titulaire d’un doctorat de 3ème cycle en sciences politiques de l’Université Mohammed V de Rabat (1982) et d’un diplôme Cycle supérieur de Gestion de l’ISCAE, Hassan El Basri intégra en 1983 le corps de l’Inspection générale des finances considéré comme la pépinière des futurs hauts cadres de l’administration marocaine. «Nous étions cinq à avoir été admis sur plusieurs centaines de candidats, ce qui a amené le ministère des Finances à organiser un autre concours en vue de compléter la promotion», a-t-il confié. Après différentes missions d’audit au sein d’entreprises publiques et d’administrations centrales, il a été affecté à la Direction du Budget (service du financement des projets publics) où il s’est occupé du financement extérieur de projets publics d’envergure par des bailleurs de fonds étrangers.

En 1988, Hassan El Basri a rejoint la Direction du Trésor où il s’occupa, d’abord, de la gestion de la dette extérieure du Maroc à un moment où le pays était confronté à maintes difficultés compromettant le remboursement de sa dette extérieure. Il a négocié différents accords de rééchelonnement avec le Club de Paris et le Club de Londres. Il a ensuite été nommé chef de la Division des Etablissements de Crédit, nomination qui coïncida avec la publication de la nouvelle loi bancaire. Le défi était majeur, car cette nouvelle loi marquait une rupture fondamentale avec celle qui existait: elle devrait permettre le passage d’un secteur bancaire administré à un secteur régulé à partir des instruments de la politique monétaire. «Assurer le passage à la Banque universelle, libéraliser les taux d’intérêt créditeurs et débiteurs, supprimer les emplois obligatoires, assurer la supervision bancaire à partir de coefficients réglementaires (coefficient de solvabilité, de division des risques), réglementer et encadrer l’activité des sociétés de crédit à la consommation… Tels étaient les principaux chantiers que nous devions gérer avec Bank Al-Maghrib», a-t-il rappelé.

Au-delà de ces chantiers qui ont été menés à terme et qui constituaient un prélude à la configuration actuelle du secteur bancaire marocain, il y a deux autres projets à la réalisation desquels Hassan El Basri a contribué: la mise en place au Maroc du système de micro-crédit et la réforme du Crédit Populaire du Maroc.

«Dès que j’ai eu connaissance des principes et de la philosophie du micro-crédit, je me suis attelé à sa mise en place, conscient de son apport dans la lutte contre la précarité», a-t-il affirmé. En effet, le micro-crédit constitue la réponse financière à la lutte contre la pauvreté. Il permet à ses acteurs de générer leur propre croissance et par conséquent plus de moyens dans cette lutte contre la précarité. Aujourd’hui, affirme El Basri, le dispositif mis en place au Maroc constitue un modèle de réussite aussi bien en termes de gestion qu’en termes d’impact.

Quant à la réforme du Crédit Populaire du Maroc, «c’est l’un des premiers dossiers que j’ai trouvés sur mon bureau», a-t-il confié. L’enjeu était ainsi important, puisqu’il s’agissait de doter cette institution de moyens institutionnels, organisationnels et de management, en vue d’en faire un acteur de premier plan dans le développement et la bancarisation des régions.

La promulgation de la loi portant réforme du Crédit Populaire du Maroc en 2000 a coïncidé avec la nomination de Noureddine Omary (qui était alors Secrétaire général du ministère de l’Economie et des Finances) à la tête du Groupe des Banques Populaires. Omary n’a pas hésité à demander le détachement de Hassan El Basri afin que ce dernier l’accompagne dans la mise en œuvre de cette réforme au sein de la BCP. «Il s’agit maintenant de mettre en pratique ce qui a été conçu en laboratoire», se plaisait à dire El Basri.

La réforme a bien réussi puisque, depuis, l’ensemble des indicateurs d’activité de la Banque connaît des évolutions significatives.

Aujourd’hui, Hassan El Basri occupe la fonction de Directeur général en charge des Risques Groupe au sein de la BCP. «C’est un métier stressant et un poste de responsabilité très lourd, particulièrement dans un contexte marqué par la montée des risques et par une évolution continue de la réglementation relative à la gestion des risques», a-t-il souligné. Car, il s’agit non seulement de récupérer l’argent des épargnants donné en crédit, mais aussi de pouvoir financer d’autres projets afin de soutenir la dynamique de croissance.

L’implication de la Banque Populaire dans les différents secteurs de l’économie et ses apports aux financements des projets d’envergure donnent une dimension particulière à la gestion des risques au vu notamment des différentes mutations du secteur bancaire au niveau mondial. «En dépit de tous ces éléments, nous arrivons à maintenir le risque du Groupe à des niveaux très acceptables», a-t-il résumé non sans fierté.

«Quand nous finançons un projet générateur de richesse et d’emplois ou quand nous aidons une famille à acquérir son logement, ceci est une source de fierté pour le banquier, parce que cela impacte la vie des gens de tous les jours», a conclu Hassan El Basri avec un sentiment de satisfaction.

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