États-Unis | Les patrons de Facebook et Twitter convoqués

Les sénateurs républicains votent pour convoquer les patrons de Facebook et Twitter

Les sénateurs républicains ont voté jeudi une motion pour auditionner les patrons de Facebook et de Twitter, qu’ils accusent de parti pris pour avoir limité le partage d’articles controversés sur le démocrate Joe Biden, rival de Donald Trump à l’élection présidentielle du 3 novembre. 

La date du témoignage des deux dirigeants n’a pas été déterminée.

Les 12 membres républicains du comité judiciaire du sénat, dirigé par le sénateur de Caroline du Sud Lindsey Graham, se sont prononcés en faveur d’une audition de Mark Zuckerberg, le PDG de Facebook et de Jack Dorsey, le patron-fondateur de Twitter.

Les 10 élus démocrates du comité ont, eux, boycotté la séance pour protester contre le vote de confirmation de la juge Amy Coney Barrett à la Cour suprême des États-Unis, qui s’est tenu juste avant.

Malgré l’abstention des démocrates, M. Graham a estimé qu’il y avait «un grand intérêt pour le camp opposé à faire venir des responsables de réseaux sociaux pour qu’ils répondent à des questions sur leurs plateformes.»

Twitter et Facebook se sont attiré les foudres de Donald Trump et de ses alliés la semaine dernière pour avoir restreint l’accès à des articles du tabloïd New York Post contenant de prétendus courriels se trouvant sur un ordinateur d’Hunter Biden, le fils du candidat démocrate à la Maison-Blanche.

Pour les soutiens de M. Trump, ces messages étayent les accusations selon lesquelles Hunter Biden se serait servi de la position de son père, à l’époque où Joe Biden était vice-président des États-Unis, pour favoriser ses affaires en Ukraine.

Mais jugeant l’origine et la véracité des documents suspectes, les deux réseaux sociaux en avaient réduit la visibilité.

Les dirigeants de Facebook et Twitter doivent déjà témoigner la semaine prochaine, aux côtés du patron de Google, Sundar Pichai, devant le comité sur le Commerce du Sénat.

Ils seront interrogés sur la Section 230 du «Communications Decency Act», considérée comme la pierre angulaire de la liberté d’expression en ligne par certains, mais comme un moyen trop facile pour les plateformes de ne pas prendre leurs responsabilités par d’autres.

À moins de deux semaines de la présidentielle américaine, la pression politique sur les géants américains de la tech s’accentue.

L’administration Trump et une dizaine d’États américains ont notamment lancé mardi des poursuites contre Google pour abus de position dominante.

LR/AFP

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