vendredi 20 octobre 2017

«Dans le jardin de l’ogre», bientôt sur grand écran

Leila slimani

C’est plus que l’adultère, c’est l’addiction sexuelle… Et ce sera adapté au cinéma.

Un producteur français vient d’acquérir les droits du premier roman de la jeune romancière Leila Slimani, «Dans le jardin de l’ogre». L’écrivaine a choisi comme sujet l’addiction sexuelle féminine. Quelques jours seulement après avoir décroché le Prix littéraire de la Mamounia, pour son premier roman «Dans le jardin de l’ogre», voilà que son livre, publié aux éditions Gallimard en juin 2014, sera projeté sur la scène cinématographique.

Un producteur français vient d’acheter les droits du roman afin de l’adapter au cinéma. La romancière a déclaré à la presse qu’elle ne devrait pas intervenir dans le choix des acteurs, ni dans l’écriture du scénario. Leila Slimani est en train d’écrire un nouveau projet. A rappeler que cette jeune romancière est la première femme à recevoir le Prix littéraire de la Mamounia, dont la présidente du jury n’était que la romancière française née à Casablanca, Christine Orban. Ce Prix, doté de 200.000 dirhams, est décerné pour la sixième année à un auteur marocain d’expression française.
Ce roman est le récit d’un vertige, l’histoire d’un corps en quête d’absolu: dans un milieu français bourgeois, Adèle (personnage principal du roman) et Richard le mari, semblent former un couple idéal. Elle est journaliste, il est médecin, parents d’un petit garçon et vivant dans leur bel appartement parisien. Tous les ingrédients pour une famille heureuse. Sauf qu’Adèle est prisonnière d’une double vie qui dépasse l’adultère. A travers son personnage, l’auteure aborde un sujet dérangeant: la sexualité féminine dans ce qu’elle peut avoir de pervers. Comme tout toxicomane, l’héroïne est toujours assoiffée dans un corps qui l’entraîne dans une spirale autodestructrice. Jusqu’au jour où Richard découvre la vérité.
Elle est née en 1981 à Rabat, d’une mère mi-alsacienne, mi-algérienne et d’un père marocain. Après son passage au Lycée français de Rabat, elle part en France et intègre Sciences Po Paris, puis l’ESCP, section média. Diplômée, elle est embauchée au journal «Jeune Afrique» où elle passe cinq ans, avant de tout abandonner pour se consacrer à sa vraie passion: l’écriture. A souligner aussi que dans les deux semaines qui ont suivi sa sortie, le 28 août 2014, «Dans le jardin de l’ogre» a bénéficié de deux retirages pour atteindre un tirage total de 10.000 exemplaires.
Extrait: «Adèle ne peut plus penser qu’à ça. Elle se lève, boit un café très fort dans la maison endormie. Debout dans la cuisine, elle se balance d’un pied sur l’autre. Elle fume une cigarette. Sous la douche, elle a envie de se griffer, de se déchirer le corps en deux. Elle cogne son front contre le mur. Elle veut qu’on la saisisse, qu’on lui brise le crâne contre la vitre. Dès qu’elle ferme les yeux, elle entend les bruits, les soupirs, les hurlements, les coups. Un homme nu qui halète, une femme qui jouit. Elle voudrait n’être qu’un objet au milieu d’une horde, être dévorée, sucée, avalée tout entière. Qu’on lui pince les seins, qu’on lui morde le ventre. Elle veut être une poupée dans le jardin d’un ogre».

B. Elkhadir

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