mardi 25 septembre 2018

Véhicules électriques : «BYD Auto Industry» mise sur le Maroc

Sa Majesté le Roi Mohammed VI a reçu, au Palais royal de Casablanca, le président du groupe chinois «BYD Auto Industry», Wang Chuanfu, l’un des leaders mondiaux du transport électrique. A l’issue de cette audience, le Souverain a présidé la cérémonie de présentation du projet de réalisation au Maroc, par le groupe chinois d’un écosystème de transport électrique.

Ce projet pilote occupera une superficie de 50 hectares, dont 30 hectares couverts et créera 2.500 emplois directs. Ce partenariat stratégique prévoit à terme l’installation de 4 usines: une usine de batteries, une usine de véhicules de tourisme électriques, une usine d’autobus et de camions électriques et une usine de wagons de trains monorail électrique.

A travers ce nouveau partenariat stratégique, le Royaume s’associe à un acteur pionnier dans le secteur des énergies renouvelables et de la mobilité électrique et intègre, pour la première fois en Afrique, la filière du transport électrique, dont la production sera destinée tant à l’export qu’au marché local.
Le lancement de ce projet d’envergure avec «BYD Auto Industry» conforte l’engagement du Maroc en matière de développement durable qui constitue désormais un pilier indissociable du modèle économique marocain et participe à réaliser les engagements internationaux pris par le Royaume en termes de «décarbonisation» des transports.
Cette nouvelle réussite est attribuable aux nombreux atouts du Maroc, notamment son positionnement affirmé comme une plate-forme compétitive de production automobile et l’implantation d’opérateurs leaders dans des secteurs de pointe, tels que les matériaux composites, l’éclairage ou encore la connectique.
Le nouveau projet du groupe chinois BYD Auto Industry est également l’un des projets structurants lancés sous l’impulsion de Sa Majesté le Roi Mohammed VI et qui inscrivent le Maroc sur le sentier de l’émergence économique et du modernisme.
Ce nouveau projet répond ainsi à la ferme volonté du Souverain de dynamiser et moderniser les infrastructures du Royaume et de diversifier les partenariats avec des acteurs mondiaux de poids, notamment ceux en provenance de Chine, à la faveur des visites royales réussies dans ce pays. Il est le reflet éclatant de l’exemplarité des relations politiques et économiques avec la Chine, lesquelles sont promises à un bel avenir.

C’est ce qu’a d’ailleurs confirmé le ministre de l’Industrie, de l’Investissement, du Commerce et de l’Economie numérique, Moulay Hafid Elalamy, en relevant: «Ce projet contribuera à l’édification de la Vision éclairée de SM le Roi, pour le développement des relations sino-africaines: celle d’un Maroc prolongeant la Route de la Soie vers l’ensemble du continent africain».
Il a aussi fait observer que ce projet a été rendu possible grâce à plusieurs facteurs, notamment la Visite en Chine, en mai 2016, au cours de laquelle plusieurs accords de coopération ont été signés, permettant aujourd’hui à des investisseurs chinois d’envisager sereinement leur implantation au Maroc.
Et le ministre de poursuivre que le Royaume est reconnu, désormais, pour être une plate-forme compétitive de production automobile et que des opérateurs leaders dans des secteurs de pointe, tels que les matériaux composites, le lighting ou encore la connectique, sont déjà implantés au Maroc.
En plus de ce projet pilote qui occupera une superficie de 50 hectares, dont 30 hectares couverts et créera 2.500 emplois directs, le partenariat stratégique prévoit à terme l’installation d’une usine de batteries, d’une unité de véhicules de tourisme électriques, d’une autre d’autobus et de camions électriques et d’une usine de wagons de trains monorail électrique. Ce projet précurseur de BYD, qui introduit de nouvelles spécialisations dans le Royaume, inscrit résolument le Maroc dans la dynamique à l’œuvre au niveau mondial, consistant à développer de nouvelles formes de transport alliant efficacité et respect de l’environnement.

Un grand pas pour l’industrie automobile

Grâce à une réussite remarquable et des résultats dépassant toutes les prévisions en un temps record, l’industrie automobile passe à la vitesse supérieure au Maroc, pays qui œuvre pour maintenir cette dynamique et réaliser des performances encore plus prometteuses.

La signature, sous la présidence de SM le Roi Mohammed VI, du protocole d’accord relatif au développement d’un écosystème de transport électrique au Maroc par le groupe chinois «BYD Auto Industry» s’inscrit parfaitement dans cette ambition. Stabilité, sécurité et compétitivité sont autant d’avantages majeurs qui aiguisent, de plus en plus, l’appétit des investisseurs étrangers et des grands constructeurs automobiles mondiaux à venir s’installer au Maroc, en l’occurrence les groupes Renault, PSA Peugeot-Citroën et d’autres opérateurs leaders dans ce secteur.
En se positionnant désormais comme une plate-forme compétitive de l’industrie automobile, le Maroc aspire à devenir l’un des constructeurs automobiles incontournables de la planète et est ainsi déterminé à faire de ce secteur un moteur de croissance de son économie, à travers la fixation de trois objectifs à l’horizon 2020.
Il s’agit d’installer une capacité de production d’un million d’unités de véhicules. Avec les deux constructeurs automobiles, Renault et PSA, le Maroc a déjà une capacité de production estimée à 650.000 unités.

En 2016, le secteur automobile a réalisé un chiffre d’affaires de 60 MMDH, se plaçant ainsi en pole position des secteurs exportateurs du Royaume. Il vise à atteindre, à l’horizon 2020, un chiffre d’affaires annuel de 100 MMDH, un taux d’intégration locale des véhicules sortant du Maroc de plus de 80% et la création de 160.000 emplois.
Avec Renault, le Maroc compte 2 milliards d’euros annuellement de pièces détachées en perspective à l’export, en plus d’un milliard d’euros avec PSA et de 600 millions de dollars avec Ford.
Ainsi, avec la restructuration du secteur en écosystèmes métiers, la mise en place de dispositifs d’appui et de financement adaptés et le lancement de l’écosystème Renault et du projet Peugeot, le Maroc s’achemine à grands pas vers la réalisation des objectifs escomptés pour ce secteur prometteur.
L’industrie automobile marocaine enregistre une grande performance consistant à développer une plate-forme mondiale d’approvisionnement, susceptible de conférer au pays une position de choix sur l’échiquier mondial et de réaffirmer son attractivité et sa capacité de drainer davantage d’investissements dans divers secteurs primordiaux.
En atteignant la taille critique qui attire les équipementiers de tous les continents et avec le projet de création de la «Cité Mohammed VI Tanger Tech», lancé par SM le Roi, les investisseurs asiatiques auront la possibilité de produire au Maroc et d’exporter à l’international, à partir d’un véritable hub pour l’Europe et l’Afrique.
Et pour faire de cette industrie un secteur intégré, le Maroc a ratifié plusieurs conventions avec des entreprises internationales pionnières dans l’industrie automobile.
Dans ce sens, le groupe «Peugeot-Citroën» a choisi de mettre en place, sur la zone franche de Kénitra (Atlantic Free Zone), une usine qui s’étend sur une surface de plus de 64 ha, d’une valeur d’investissement estimée à 6 MMDH; un projet élaboré en vertu du protocole d’accord signé, le 19 juin 2015, entre «Peugeot- Citroën» et le Royaume, sous la présidence effective du Souverain.
S’engageant vers davantage d’intégration locale, d’efficience de la chaîne logistique et de développement de l’expertise nationale, la plate-forme automobile marocaine n’est plus à défendre et les opportunités ne manquent pas pour se lancer dans ce secteur porteur et affronter la concurrence en ayant une position de gagnant.

Hamid Dades

«BYD Auto Industry»

Petite histoire d’un grand groupe

Leader mondial du transport électrique, BYD Auto Industry compte 220.000 employés, répartis sur plus de 30 sites industriels dans le Monde. Il réalise un chiffre d’affaires de 17 milliards de dollars et représente 13% des véhicules électriques vendus dans le Monde. BYD détient notamment 30% du 1er marché automobile électrique mondial, le marché chinois.

Mobilité verte : Ce qu’ils en disent…

Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’Industrie, de l’Investissement, du Commerce et de l’Economie numérique

«Le transport électrique et connecté prendra progressivement une part non négligeable du développement de la mobilité à travers le monde. Le Royaume, s’est préparé pour intégrer cette industrie, en étant une plate-forme de production et d’exportation reconnue. La préparation s’est ainsi faite sous l’impulsion de Sa Majesté le Roi et conformément à la démarche volontariste dans laquelle s’est inscrit le Royaume, ayant abouti à une construction progressive de l’économie nationale autour de quatre piliers essentiels. Le premier pilier a permis la réalisation de ports, d’aéroports, d’autoroutes, de centrales électriques et de toutes les composantes de l’infrastructure nationale. Après la réalisation de son infrastructure, le Royaume a mis en œuvre le deuxième pilier de sa stratégie, en ouvrant son économie à l’international et en intégrant de plain-pied la mondialisation. Le Maroc a ainsi signé 51 accords de libre-échange et 23 accords préférentiels, faisant du Royaume une véritable plate-forme de production et d’exportation. Fort de ces deux premiers piliers, le Royaume s’est engagé sur le chemin d’une industrialisation soutenue, à travers la mise en place de plans industriels successifs, qui ont favorisé l’implantation de grand noms, tels que Renault, Bombardier, Peugeot, Boeing et tous les autres qui ont fait du Maroc, une de leurs bases de production. Ainsi, en plus des métiers traditionnels, le tissu industriel national s’est enrichi par de nouveaux secteurs, comme l’automobile et l’aéronautique. Le Royaume s’est hissé en partenaire mondial crédible en ce qui concerne le développement durable, considéré désormais comme un pilier indissociable du modèle économique marocain».

Mohamed Boussaid, ministre de l’Economie et des Finances

Le protocole d’accord signé entre le groupe «BYD Auto Industry», leader mondial de transport électrique et le gouvernement marocain confirme l’orientation industrielle du Maroc, la réussite de la stratégie sectorielle d’accélération industrielle, la compétitivité du Royaume et son attractivité pour les investisseurs étrangers. C’est un important investissement dans le secteur de l’industrie automobile, plus particulièrement dans la mobilité verte. Le choix du groupe chinois pour le Maroc intervient suite à la visite historique de SM le Roi en 2016 en Chine qui a posé les fondements d’une coopération entre le Maroc et la République populaire de Chine. Le choix du Maroc est à attribuer également à la stabilité politique et économique du Royaume et à sa politique d’ouverture».

Mustapha Bakkoury, Président du directoire de MASEN

Le Maroc est déterminé à aller de l’avant dans le développement de la mobilité verte et ce, dans le cadre des efforts du Royaume de promouvoir l’utilisation des énergies renouvelables. Ce mode de transport respectueux de l’environnement permettra de répondre aux besoins futurs des différentes villes du Royaume qui connaissent une grande dynamique en matière de transport. Ce projet de mobilité verte permettra au Maroc d’acquérir une expérience nouvelle en matière d’énergies renouvelables, une expérience qui pourra profiter à d’autres pays, notamment d’Afrique».

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