Tensions en Sud-Méditerranée | Un Collectif de journalistes marocains en appelle à l’UE

Tensions en Sud-Méditerranée

Mardi 16 février, un Collectif de 15 journalistes marocains, hommes et femmes, a lancé un appel à l’Union européenne (UE), l’exhortant à agir avec célérité pour remédier au climat de tension qui s’est installé en Sud Méditerranée, suite aux «menées aventuristes» des généraux d’Alger, qui finiront –si rien n’est fait- par «mettre toute la Méditerranée à feu et à sang».

«Le Collectif des 15» -que d’autres membres, journalistes confirmés, peuvent rejoindre- ne compte pas s’arrêter à cet appel ; et entend suivre de près la situation, en mode «Observatoire», prêt à alerter, informer, interpeller, si nécessaire… 

Pour ce Collectif de journalistes qui signent une pétition, le dernier épisode en date de «la fuite en avant» pratiquée par le régime des généraux pour assurer son maintien et sa survie, consiste en une campagne médiatique incendiaire, s’en prenant de manière indigne et abjecte au Royaume du Maroc et à ses symboles sacrés. Campagne qui prolonge et déploie, à travers certains médias de services, des provocations et des agitations militaires dans des zones frontalières de l’Est et du Sud-ouest, soulignent les signataires de la pétition.

Pareille situation participe d’une culture de conflictualité et ne peut que préoccuper quant aux conditions de stabilité, de paix et de sécurité au Maghreb et en Sud de la Méditerranée, avertissent les lanceurs de l’appel, estimant qu’un éventuel atermoiement de l’UE, «dont la responsabilité est engagée à l’égard de la Méditerranée», risque de «jouer le jeu de vieux généraux algériens, arc-boutés sur la rente gazière et adeptes de la politique de la terre brulée».

Le Collectif alerte encore: «Cette fuite en avant d’un régime militaire algérien aux abois et dont le pouvoir est finissant risque d’embraser la région de Sud Méditerranée et la faire entrer dans une spirale de violence sans fin dont ni le Nord ni le Sud ne sortira indemne». Et de rappeler que «ce régime est délégitimé, du fait de son passif, par une large dynamique sociale contestataire mobilisée autour d’un ordre nouveau, un système fondateur de l’État de droit, des libertés et de la démocratie», renvoyant au Mouvement populaire algérien du «Hirak».

A propos de ce «Hirak», les signataires de la pétition constatent en passant que «Ce qui est en cause, c’est la fin de la spoliation de l’indépendance et de la confiscation des ressources nationales. Ce sont aussi les fondements et l’articulation d’un nouveau projet de société adossé à un référentiel de liberté, de justice sociale, de pleine citoyenneté, assurant la dignité, le progrès social et le bien-être de tous». Ils font observer que les vieux généraux au pouvoir, depuis 1962 en Algérie, qui ont spolié l’indépendance du pays et confisqué ses ressources en une prédation généralisée, ont choisi l’option guerrière pour détourner l’attention des Algériens des vrais problèmes du pays» ; et que «le peuple algérien réclame aujourd’hui une autodétermination pour l’installation d’un Etat civil, d’une démocratie réelle et d’une classe politique autonome et responsable».

Le Collectif, qui déplore le «Non-Maghreb», appuie: «Ce sont là des éléments nécessaires d’une société civile agissante, d’une économie libre et transparente, d’une diversité culturelle qui respecte les différences et d’une politique maghrébine de voisinage porteuse d’espoir».

Les 15 signataires de la pétition concluent que, si le plan d’autonomie sous souveraineté marocaine est considéré par tous comme une solution, crédible, durable et juste pour clore, sous l’égide de l’ONU, la question du Sahara marocain, alors il est urgemment indiqué que l’Union européenne reconnaisse à son tour la souveraineté du Maroc sur son Sahara, comme l’ont fait les USA, afin de lancer concrètement les négociations sur cette autonomie et marquer la fin de cet état de guerre qui dure depuis 45 ans !

Cet appel à la raison et à la responsabilité en Sud-Méditerranée a été signé par le journaliste, Président de la Fédération marocaine des médias (FMM) Kamal Lahlou ; le journaliste, professeur universitaire Mustapha Sehimi ; le journaliste-écrivain, ex-Président de la Fédération marocaine des éditeurs de journaux (FMEJ), Président de la Confrérie des Compagnons de Gutenberg et Directeur général de l’Agence marocaine de presse Khalil Hachimi Idrissi ; et la journaliste, ex-Présidente de la FMEJ, Directrice du Reporter Bahia Amrani.

Il a également été signé par la journaliste, fondatrice du Groupe Eco-médias, ex-rédactrice en chef de l’Economiste, Nadia Salah ; la journaliste, ex-DGA de 2M, Conseillère en communication, Samira Sitail ; la journaliste, membre du Conseil national de la presse, Touria Souaf ; et le journaliste, ex-membre de la HACA et président du Comité international de soutien au peuple palestinien relevant de l’organisation de solidarité afro-asiatique, Talaa Saoud Al Atlassi ; le journaliste, membre du Conseil national de la presse, Président de la Fédération marocaine des éditeurs de journaux (FMEJ), Noureddine Miftah ; le professeur Universitaire, fondateur du Groupe Eco-médias, membre du Conseil national de la presse, Président de l’Association marocaine des médias (AMM), Abdelmoneim Dilami ; le journaliste, Président du Conseil national de la presse, Younes Mjahed ; le journaliste, ex-membre de la HACA, Directeur de quid.ma, Naim Kamal ; le journaliste, membre du Conseil national de la presse, Président de l’OJD Maroc, Mohamed Selhami ; le journaliste, fondateur de SAPRESS, Président de Promopresse, Mohamed Berrada ; et le journaliste, Fondateur d’Al Ahdath Al Maghribia, Mohamed El Brini.

LR

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