Syndicats | Les Centrales relaient les inquiétudes croissantes des salariés

Syndicats | Les Centrales relaient les inquiétudes croissantes des salariés

A l’ambiance électrisée par le retrait des syndicats, dernièrement, du dialogue social, puis par l’annonce du chef de gouvernement, Saad Eddine El Othmani du gel des recrutements, jusqu’en 2021, a succédé chez les centrales syndicales l’inquiétude sur une série de licenciements de salariés dans plusieurs sociétés, en cette période de crise de Coronavirus, comme l’a souligné un syndicaliste à l’UMT.

«Nous allons garder en mémoire le tsunami de cette crise de coronavirus, et la non réactivité du gouvernement au licenciement à grande échelle des salariés et des représentants des syndicats dans plusieurs entreprises», dénonce notre syndicaliste. D’ailleurs, ajoute-t-il, «on apprend au syndicat que d’autres salariés sont aujourd’hui inquiets et risquent d’être licenciés, eux aussi».

Ce dernier a ajouté que les syndicats sont «conscients de la crise économique qui frappe depuis plusieurs mois le pays et sont pour la reprise de l’économie nationale». Toutefois, il estime que «cette relance peut être compromise par le faible pouvoir d’achat de la classe ouvrière, à cause du report de la hausse du SMIG et SMAG». Pour la période post-Covid, il faut procéder à la réforme du code du travail pour une flexibilité de l’emploi, dit notre syndicaliste de l’UMT.

Ce syndicat, avec les autres centrales les plus représentatives, est remonté contre Saad Eddine El Othmani. Au cœur de leur colère, plusieurs sujets qui hérissent actuellement les syndicats.

D’ailleurs, il n’a fallu qu’une seule réunion tripartite (gouvernement, patronat, syndicats) pour que les syndicats et l’Exécutif, mettent à nu leurs profonds désaccords.

Suite à cette rencontre, les syndicalistes ont décidé de se retirer de ce dialogue qui venait à peine d’être lancé. Notre syndicaliste de l’UMT pointe «la manière adoptée par l’Exécutif de procéder unilatéralement».

Une méthodologie vue par les centrales comme une tentative d’imposer aux syndicats des décisions qui ne sont pas dans leur intérêt, explique notre source syndicale.

«Lors de cette rencontre, les centrales ont présenté des propositions. Elles ont, entre autres, demandé la mise en place rapide d’un comité de veille sociale en vue de gérer la période actuelle. Mais aucune de ces propositions n’a été prise en compte par le gouvernement», soutient le syndicaliste. C’est cette méthodologie «unilatérale», conclut-il, qui a poussé les syndicats à claquer la porte de ce dialogue.

Naîma Cherii

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