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Retour sur la journée institutionnelle consacrée aux droits de l’enfant

Retour sur la journée institutionnelle consacrée aux droits de l’enfant

(De g. à d.): F. Akhyar, L. Bazir, S. El Othmani, H. El Malki, R. Chami (Ph: Soufiane Benkhadra)

Dans le cadre du 16ème Congrès national des droits de l’enfant, une journée institutionnelle a été organisée vendredi 22 novembre 2019 sous le thème: «L’enfant au cœur du nouveau modèle de développement».

Ont participé à cette journée, outre la Directrice exécutive de l’Observatoire National des Droits de l’Enfant Lamia Bazir, le Chef de gouvernement Saâd-Eddine El Othmani, le président de la Chambre des représentants Habib El Malki, le président du Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE) Ahmed Réda Chami, et le Conseiller senior au bureau de la Directrice Exécutive de l’UNICEF à New York, Geert Cappelaere. Lors de son intervention, Lamia Bazir a soutenu que la mobilisation ne suffit pas à elle seule, sans un engagement effectif et une adhésion réelle, à l’amélioration de la situation des enfants au Maroc. Elle a indiqué que le Maroc a érigé la défense des droits de l’enfant en priorité nationale. La Directrice exécutive de l’ONDE a rappelé, à cette occasion, que le Congrès National des Droits de l’Enfant est une institution indépendante chargée du suivi et de l’accélération de la mise en œuvre de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE)

Situation des enfants au Maroc: Où en est-on?

Pour sa part, le Chef de gouvernement Saâd Eddine El Othmani, a rappelé l’engagement fort du Maroc en faveur de la promotion de la situation de l’enfance. «Notre pays a réalisé des avancées importantes en matière des droits des enfants à la faveur des efforts cumulés sur les plans législatif et organisationnel depuis la ratification de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant», a-t-il indiqué. Dans le même sillage, le Chef de l’Exécutif a précisé qu’à la faveur de l’intérêt particulier accordé par SM le Roi Mohammed VI à la situation de l’enfance, ladite Convention est devenue une référence essentielle de plusieurs politiques, plans et programmes nationaux relatifs aux droits de l’enfant. En effet, l’engagement personnel du Souverain et de SAR la Princesse Lalla Meryem, présidente de l’Observatoire National des Droits de l’Enfant (ONDE), constitue un déterminant décisif dans la promotion des droits de l’enfant dans le Royaume. 

Il a, en outre, noté que l’adhésion du Royaume aux Objectifs du Millénaire pour le Développement, en 2000, et l’adoption d’une nouvelle Constitution onze ans après, ont constitué un tournant important dans l’amélioration des indicateurs relatifs à la situation de l’enfance à divers niveaux. Il a, en outre, estimé que les changements que connaît le Maroc sur les plan social, nécessite d’accorder un intérêt particulier aux milieux naturels de protection des enfants (familles, écoles…), faisant constater l’existence de certains phénomènes dont sont victimes les enfants, dont la violence, la négligence et l’exploitation. Le chef de gouvernement n’a pas manqué de mettre en exergue le rôle important que joue l’ONDE, non seulement pour la création de dynamiques ou le lancement d’une série d’initiatives, mais aussi pour la promotion de la participation effective des enfants à même de leur garantir l’opportunité d’exprimer leurs préoccupations, leurs attentes et faire part de leurs propositions à propos de tout ce qui les intéresse.

La Chambre des Représentants poursuivra son action pour le développement et l’actualisation du système législatif national, par des lois relatives à la protection des droits des enfants et leur promotion. L’engagement a été pris par le président de la Chambre des représentants. Intervenant lors de la journée d’étude lors de la journée d’étude organisée sous le thème: «L’enfant au cœur du nouveau modèle de développement», à l’occasion de la 16ème édition du Congrès National des Droits de l’Enfant, Habib El Malki a noté que le Parlement a fait de la protection de l’enfance son cheval de bataille. «La Chambre des représentants a choisi l’enseignement préscolaire comme sujet d’évaluation des politiques publiques au titre de l’année législative 2018-2019», a fait savoir El Malki, ajoutant qu’un rapport du groupe de travail thématique chargé de l’évaluation de cette question sera bientôt examiné. Ce rapport comprendra des recommandations à même de renforcer le processus de réforme dans le domaine de d’éducation et de formation au Maroc.  «Eu égard à l’importance cruciale des subventions financières nécessaires à toute politique publique, la Chambre des représentants œuvrera dans le cadre de ses missions de contrôle, à inciter le gouvernement à adopter ce que nous pourrions appeler le Budget de l’enfance ou des générations», a-t-il promis.  Dans le cadre de la coopération globale entre les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, le président de la Chambre des représentants a souligné la nécessité de travailler de concert pour permettre aux enfants issus de familles vulnérables de bénéficier de ce qu’il a appelé, une discrimination positive. Cette dernière devrait leur garantir l’accès gratuit aux services de soins dans divers établissements médicaux publics à travers le Royaume.

La journée institutionnelle, tenue dans le cadre du 16ème Congrès national des droits de l’enfant a permis de prendre conscience que pour assurer un meilleur avenir aux enfants marocains, il est primordial  d’assurer la continuité des dynamiques des politiques nationales en faveur des enfants, mais plutôt de renforcer les mécanismes de protection de cette composante de la société marocaine.  

Mohcine Lourhzal

Le CESE prône une politique publique intégrée

Retour sur la journée institutionnelle consacrée aux droits de l’enfant

Pour le président du Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE), Ahmed Réda Chami, sans un investissement adéquat dans l’enfance, nous ne pourrons prétendre à la diminution de la pauvreté et des inégalités sociales. Chami qui intervenait à son tour à la journée institutionnelle, organisée dans le cadre des travaux du 16ème Congrès national des droits de l’enfant, la protection d’enfance doit être érigée en priorité nationale. Tout en saluant l’engagement personnel de SAR la Princesse Lalla Meryem, présidente de l’ONDE, le président du CESE s’est réjoui du progrès impressionnants réalisés par le Maroc en matière de défense des droits de l’enfant, en particulier le droit à l’enseignement fondamental, le recul de la mortalité infanto-juvénile, outre la hausse du taux de scolarisation, particulièrement pour les jeunes filles dans le milieu rural. Selon Ahmed Réda Chami, le Congrès national des droits de l’enfant est une belle occasion de faire avancer les droits de chaque enfant au Maroc. «Notre ambition est de bâtir un Maroc dans lequel les enfants, indépendamment de leur statut ou milieu social, jouissent pleinement et équitablement de leurs droits, tels que stipulés par la Constitution et la Convention internationale relative aux droits de l’enfant», a-t-il conclu.

L’UNICEF plaide pour plus d’équité

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Pour le Conseiller senior au bureau de l’UNICEF à New York, Geert Cappelaere, les enfants doivent bénéficier de la protection nécessaire pour pouvoir grandir, apprendre et s’épanouir, sachant que la Convention internationale des droits de l’enfant, a contribué à transformer la vie de millions d’enfants à travers le monde. «En 30 ans, les droits des enfants n’ont pas changé, ils ne font l’objet d’aucune limite dans le temps. Cependant, les grandes mutations mondiales, telles que la montée en puissance de la technologie numérique, les changements climatiques, les conflits prolongés et les migrations de masse, sont en train de modifier radicalement l’enfance, et font peser de nouvelles menaces sur les droits de l’enfant», a-t-il fait remarquer. Dans ce sens, il a indiqué que l’UNICEF pilote un processus de plaidoyer international pour renouveler l’engagement politique en faveur des droits de l’enfant. Geert Cappelaere a ajouté que l’UNICEF travaille en symbiose avec ses partenaires stratégiques pour un renouvellement de l’engagement politique à en faveur des droits de l’enfant dans le monde.

Une pensée particulière pour les enfants abandonnés  

S’exprimant au nom des enfants parlementaires, Fatima-Zahra Akhyar, finaliste de la quatrième édition du «Défi de la lecture arabe 2019», s’est félicitée de la mobilisation des différents acteurs en faveur de la promotion des droits de l’enfance. Elle a saisi l’occasion pour mettre en avant l’action du Parlement de l’enfant en tant que plateforme pour l’expression des préoccupations et des aspirations des enfants, appelant à renforcer les services et prestations offerts au profit des enfants dans les différents domaines, tout en accordant un intérêt particulier aux enfants abandonnés et en situation de rue.

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