L’opposition veut saisir le Conseil constitutionnel !

Conseil constitutionnel maroc

L’opposition a encore une fois créé l’évènement en boycottant la séance des questions orales, la veille de Aïd Al-Adha. Pour elle, ce gouvernement est nouveau, il faut donc une nouvelle investiture.

Peu après le discours royal à l’ouverture de la nouvelle session parlementaire, les parlementaires de l’opposition ont fait parler d’eux, une fois de plus. En effet, après l’appel du Souverain à une nécessaire et urgente loi pour préciser les droits l’opposition, les groupes de l’opposition à la Chambre des représentants ont eu un accrochage avec le président Karim Ghellab, concernant la constitutionnalité de la fameuse séance mensuelle. L’intervention du député istiqlalien, Abdelkader El Kihel, a mis en question la légitimité des membres du gouvernement -ce qui a mis le feu aux poudres-, argumentant que le chef de gouvernement, Abdelilah Benkirane, ne s’est pas présenté devant les députés à l’Hémicycle.

Bouanou rappelle à l’ordre

La réponse du berger à la bergère ne s’est pas fait attendre. Elle est venue du chef du groupe PJD à la Chambre des représentants, Abdallah Bouanou, rappelant que le gouvernement a déjà présenté son programme et a constitutionnellement bénéficié de la confiance des parlementaires.

La Constitution respectée

De son côté, la Chambre des conseillers a remis sur la table (mardi 15 octobre) la très controversée séance mensuelle au cours de laquelle le chef de gouvernement répond aux questions des conseillers. Le chef du groupe PAM, Abdelhakim Benchemmas, a pris la parole au nom des groupes de l’opposition pour tenter d’expliquer leur réaction. «Nous avons évoqué, a-t-il dit, les questions relatives à la constitutionnalité de la séance de questionnement du chef de gouvernement dans le respect absolu de l’esprit de la Constitution». Il a en outre accusé le gouvernement de violer la loi suprême. «Nous sommes face à une nouvelle structure gouvernementale, ce qui suppose qu’elle présente un nouveau programme», a-t-il remarqué.

L’opposition claque la porte

Sur cette base, les groupes de l’opposition à la Chambre des conseillers ont décidé de boycotter la séance des questions orales du mardi 15 octobre. Ils ont quitté l’Hémicycle sous le regard ahuri des conseillers de la majorité et des ministres, après le «mot de la fin» de Benchemmas. «Nous avons appelé à suspendre cette séance des questions orales pour attirer l’attention sur les doutes qui planent autour de la constitutionnalité de ladite séance», a dit le chef du groupe du PAM. Et de conclure: «Nous ne prétendons pas détenir la vérité absolue. Nous sommes positifs et nous le resterons tout en veillant à faire prévaloir nos choix et notre constitution. Nous adresserons un mémorandum au Conseil constitutionnel pour avoir son avis sur cette affaire. Nous quittons donc l’Hémicycle en conformité avec notre position».

Mohammed Nafaa

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