Le libre-échange Maroc-Suisse | Un potentiel de croissance important

Le potentiel de croissance entre le Maroc et la Suisse en matière de libre-échange est « extrêmement important », a indiqué, mardi à Rabat, l’ambassadeur de Suisse au Maroc, Guillaume Scheurer.

La volonté de remplir ce potentiel de croissance est « bel et bien palpable », alors que l’expérience démontre l’existence d’ »un intérêt réel » de coopération entre les deux pays, a souligné M. Scheurer qui intervenait lors d’un webinaire organisé par l’Association européenne de libre-échange (AELE) sous la thématique: « Accord de libre échange AELE-Maroc : comment fonctionne-t-il ? ».

« Aujourd’hui déjà plus qu’une cinquantaine d’entreprises suisses sont implantées au Maroc et opèrent notamment dans le secteur de l’agroalimentaire, de l’industrie chimique et pharmaceutique mais aussi des appareils électroniques », a-t-il fait savoir, précisant que l’accord de libre-échange AELE permet aux entreprises suisses et marocaines de profiter davantage des moult possibilités et facilitations douanières en la matière.

Après avoir rappelé que le Maroc constitue le troisième partenaire commerciale le plus important de la suisse en Afrique et que le volume du commerce bilatéral total a atteint 555 millions de francs suisses en 2020, M. Scheurer a affirmé que ce volume est « important » mais reste « en deçà des potentiels réels des relations économiques entre les deux pays ».

C’est dans ce sens qu’il a souligné l’impératif de se pencher sur les missions de prospection par les opérateurs économiques, afin d’explorer ce potentiel et d’instaurer, par ricochet, « la parfaite complémentarité entre les deux économies ».

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Il a, par ailleurs, salué l’ensemble des efforts consentis par le gouvernement marocain, pour améliorer le climat des affaires, assurer une résilience économique pendant le Covid-19 et surtout pour avoir développé des mesures concrètes de relance, qui selon lui, ont été « efficaces » sur le terrain.

Dans la même veine, Lahcen Azoulay, Ambassadeur du Maroc en Suisse, a relevé de son côté, que les relations économiques entre le Maroc et la Suisse ont connu durant les dernières années « une dynamique incroyable », notamment grâce à un cadre juridique « solide », comprenant plusieurs accords de coopération.

Il s’agit, d’après lui, d’un accord de promotion des investissements et d’autres accords à caractère technique, ainsi que l’accord de libre-échange entre le Maroc et l’AELE dont 80% des échanges s’effectuent entre le Maroc et la Suisse.

Il a, toutefois, fait observer que l’AELE, telle qu’elle a été conçue la première fois en 1997 « n’est plus adaptée à la réalité économique et commerciale d’aujourd’hui », mettant en exergue la nécessité de mettre à jour cet accord, en vue d’offrir « un cadre plus favorable » de développement des relations économiques et commerciales entre les deux pays à la lumière des nombreuses réformes entreprises par le Maroc dans le secteur économique.

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Et de rappeler que les nombreux atouts du Maroc, notamment sa stabilité économique, ses stratégies économiques sectorielles, son climat des affaires propice à l’investissement ainsi que son emplacement géographique stratégique permettant de se positionner en tant que plateforme de choix aussi bien sur le plan régional que sur le continent africain ne peuvent que « favoriser le développement de ces échanges ».

Pour sa part, Ali Kerouani, Professeur chercheur a relevé que l’accord Maroc/ALEA s’assigne surtout pour objectif de démanteler les différents obstacles tarifaires et non tarifaires, outre la facilitation des échanges dans un cadre beaucoup plus large, en l’occurrence celui de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

M. Kerouani a également fait savoir que la relation entre les administrations douanières marocaines et suisses « se caractérise par une coopération fructueuse » et peut être mise à contribution pour « fluidifier les échanges ».

Et d’expliquer que pour renforcer davantage cette coopération, ces administrations peuvent explorer l’opportunité d’accompagner les opérateurs des deux pays pour conclure des joint-ventures basées sur l’exploitation des avantages prévus notamment par les différents accords conclus par les deux pays et les règles d’origine y afférentes pour accéder à de nouveaux marchés dont la ZLECAf.

LR/MAP

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