L’autonomie est l’unique solution à la question du Sahara marocain (l’économiste maghrébin)

L’autonomie est l’unique solution à la question du Sahara marocain (l’économiste maghrébin)

L’initiative d’autonomie, proposée par le Maroc, est l’unique solution à la question du Sahara marocain, a souligné le bimensuel tunisien (l’économiste maghrébin).

On a beau retourner la question dans tous les sens et la regarder sous tous les angles, la vérité apparaît toujours au grand jour. Ainsi, il n’y a pas d’autre issue qu’une large autonomie proposée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI dans le cadre de la souveraineté marocaine, écrit la publication dans une correspondance depuis la ville de Laâyoune intitulée Sud marocain : Laâyoune à l’heure du renouveau.

Dans ce sens, elle relève que depuis 1975, Laâyoune et sa région sont méconnaissables, mettant l’accent sur les projets structurants mis en place notamment des voies routières, le rattachement au réseau national de transport terrestre, un aéroport international, de nouvelles habitations et un réseau d’écoles et de lycées, des stades de quartier et un centre de dessalement de l’eau de mer et de traitement des déchets.

En effet, Laâyoune est un véritable chantier à ciel ouvert. Une Académie de pratique sportive y est même établie et ce, en coopération avec le club lombard de l’AC Milan, commente-t-il.

D’après son envoyé spécial à Laâyoune, Mohamed Gontara, Laâyoune se sent profondément marocaine.

Il rappelle que l’élection est le modèle adopté dans la gestion de toutes les régions du sud marocain (Guelmim Oued-Noun, Laâyoune Sakia-Hamra et Dakhla-Oued Eddahab), précisant qu’un conseil de régions administre chacune, dont tous les membres sont élus.

Tout en évoquant une décentralisation réussie, le journal souligne que la wilaya n’est là que pour impulser l’effort de développement, les habitants des régions gérant eux-mêmes leur quotidien.

Il note qu’une visite de la ville de Laâyoune permet de faire le constat des efforts déployés depuis l’indépendance, faisant savoir que pourtant cela ne fut pas facile, la ville souffrant de conditions climatiques difficiles notamment une quasi absence d’une eau potable, l’avancée des sables et des vents désertiques chargés de sable.

Plus de 77 milliards de dirhams ont été investis pour le développement des provinces du Sud, soutient-il, en citant des chiffres officiels, faisant savoir que la région de Laâyoune va avoir sa faculté de Médecine.

Il revient, par ailleurs, sur Phosboucraa, détenu par le Groupe Office Chérifien des Phosphates OCP, qui opère dans le domaine de l’extraction, la transformation et de la commercialisation de phosphate naturel.

Le média tunisien précise que Phosboucraa représente environ 4,6% du chiffre d’affaires total du groupe OCP et, 8,2% de sa capacité d’extraction en 2016.

Il ajoute que 75% des employés de l’entreprise viennent de la région et le site est en chantier, faisant savoir que pratiquement, un nouveau site est en préparation.

Avec un nouveau terminal pour accueillir les bateaux, une nouvelle laverie, une station à l’énergie éolienne pour fournir de l’électricité (environ 95%), une usine d’engrais et d’acide phosphorique, quelque vingt milliards de dirhams sont injectés par Phosboucraa, note le journal.

A cet égard, il cite les actions de la Fondation de Phosboucraa, créée il y a cinq ans, en vue de réussir une action RSE (Responsabilité Sociale des Entreprises).

Citant Abderahmane Lyamani de la Fondation de Phosboucraa, il fait état de la mise en place d’un projet d’aménagement d’envergure qui entend agir à divers niveaux (enseignement secondaire et universitaire, immobilier, centre de recherche).

Selon la même source, le Centre de recherche, situé à proximité du site, est fin prêt, l’objectif étant de favoriser l’étude et l’analyse des plantes qui peuvent faire bon ménage avec l’eau salée dans une région où l’eau peut contenir jusqu’à 12 grammes de sel et où les précipitations n’excèdent pas 100 millimètres par an.

Elle relève que la fondation Phosboucraa n’a pas attendu ce centre puisqu’elle s’essaye déjà à l’exercice de planter notamment des fourrages qui ont pour nom Quinoa, Blue panicuim et Sesbania et ce, en collaboration avec des fermiers et un centre de recherche installé au niveau local.

Avec MAP

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