mardi 18 juin 2019

Entretien avec Hakim Agoumi, Directeur du Pôle Développement des Moyens de Paiement

«Nous ambitionnons d’être un acteur de référence dans les deux volets: émergence du paiement mobile et inclusion financière des citoyens»

Le CIH a lancé son application de paiement mobile, «we pay», en mai dernier. Six mois après, alors que mardi 13 novembre, Bank Al-Maghrib et l’ANRT ont donné le coup d’envoi à la solution nationale du paiement mobile et que l’interopérabilité entre en application, que pouvez-vous nous dire de «we pay», de ses 1ers mois d’expérience et de ses préparatifs pour le grand saut ?

Les premiers mois de vie de notre solution m-Wallet, «We Pay», nous a permis de confirmer l’appétence de nos clients pour des solutions d’instance paiement. Nous avons conquis actuellement environ 25.000 clients qui l’utilisent essentiellement pour des transferts «P2P» (particulier à particulier) de faible montant et aussi pour la recharge téléphonique.

L’interopérabilité apporte un argument complémentaire pour promouvoir l’utilisation des m-wallet et ouvre la possibilité du paiement des commerçants.

Pour «We Pay», le grand saut a été effectué depuis un mois puisque nous avons effectué avec nos confrères d’ABB et Wafacash les premières opérations interopérables nationales. Ainsi, nous pouvons confirmer qu’au lancement de la solution nationale du paiement mobile et de l’interopérabilité, nous étions prêts pour le grand saut.

En lançant votre application «we pay», vous aviez annoncé plusieurs projets. Notamment, celui de faire en sorte -avec le concours de votre partenaire switch, HPS- que les particuliers qui ont des téléphones classiques, aussi, puissent bénéficier de l’interopérabilité et pas seulement ceux qui ont des Smartphones. Où en êtes-vous de ce projet ? …Et de celui du paiement sans contact avec le téléphone ?

L’utilisation des téléphones classiques «Non Smartphones» nécessite la mise en place d’une plateforme nationale USSD, par l’ensemble des acteurs de l’éco système. Ce projet est toujours en cours avec les opérateurs Télécoms et l’ensemble des acteurs.

Pour le paiement contact less par mobile, les développements sont en cours.

Vous aviez également prévu une importante implication des commerçants qui, dès qu’ils seraient agréés «we pay», pourraient ouvrir des comptes aux particuliers, payer leurs factures et même recevoir du liquide pour dépanner les clients. Ce «chantier commerçants agréés» a-t-il pu avancer ?

La réglementation impose la création d’un Etablissement de paiement pour l’enrôlement et ou le mandatement des agents détaillants. Ainsi, nous avons déposé notre demande pour l’obtention de cet agrément à Bank Al Maghrib.

Dans l’attente, nous avons travaillé avec les acteurs de l’écosystème pour modéliser et améliorer notre offre, afin d’être prêts au lancement dès l’obtention de l’agrément.

C’est donc en lien avec le projet annoncé de création par le CIH d’une filiale qui serait dédiée au m paiement ? Vous êtes-vous fixé des objectifs de parts de marché ?  

Notre volonté, avec le projet de création de la filiale, est en effet de participer activement à la réussite de l’émergence du paiement mobile dans notre royaume ; et de participer tout aussi activement à l’inclusion financière des citoyens.

Côté objectifs, nous ambitionnons d’être un acteur de référence dans les deux volets: émergence du paiement mobile et inclusion financière des citoyens.

Propos recueillis par AB

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