mercredi 18 octobre 2017

Forum : Le Sahraoui Biadillah pointe l’Algérie

Mohamed Cheikh Biadillah

Il n’y aurait plus de conflit du Sahara si l’Algérie cessait de mobiliser les séparatistes.

En réponse à une question du «Reporter» sur la santé du séparatiste Mohamed Abdelaziz et de son éventuel successeur, le président de la Chambre des conseillers, Mohamed Cheikh Biadillah, a donné une réponse on ne peut plus claire et directe: «Peu importe que ce soit Abdelaziz ou quelqu’un d’autre. Le problème du Sahara est un conflit purement maroco-algérien et le jour où Alger cessera d’alimenter ce conflit en soutenant les séparatistes, ceux-là disparaîtront».
Invité du forum de la MAP, Cheikh Biadillah s’est penché sur le problème qui fâche, en l’occurrence l’abstentionnisme des élus qui s’affiche à la hausse et constitue un frein à la démocratie. L’orateur l’a attribué à un réel problème de démocratie interne des diverses formations politiques.
Sans se départir de son calme de médecin (spécialisé en gastro-entérologie), Biadillah, serein, a défendu le système bicaméral et sa «protégée» Chambre des conseillers, laquelle constitue un véritable contrepoids à sa sœur aînée, la Chambre des représentants. L’homme refuse toute forme d’hégémonie ou de prééminence de la première Chambre.

Concernant l’absentéisme, ce phénomène s’est spontanément invité à la table du Forum de la MAP. «La responsabilité, a matraqué Cheikh Biadillah, doit être assumée par tous, partis et groupes parlementaires». C’est une maladie chronique, un rhumatisme des parlements, ici et ailleurs, a diagnostiqué le président de la Chambre des conseillers. Il n’a pas exclu d’envisager une éventuelle réduction des rémunérations des élus en cas d’absence. Le problème qui se poserait le cas échéant est de savoir où ira cet argent. La réponse viendra du département de Boussaïd. Pour le président Biadillah, la solution ne réside pas dans la présence physique des élus, mais dans leur présence intellectuelle.
Par ailleurs, Biadillah s’est félicité de l’esprit de coordination et de coopération qui prévaut entre les deux Chambres. «Nous avons mis en place, a-t-il souligné, un mécanisme ad-hoc pour la coordination entre les deux Chambres pour ce qui a trait aux dossiers stratégiques et à l’avenir du grand chantier électronique du parlement».

Mohammed Nafaa

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