mercredi 18 octobre 2017

HCP : Le secteur primaire a porté la croissance du PIB en 2013

Haut commissariat au plan siege

D’après le Haut-commissariat au Plan (HCP), la croissance économique du Maroc s’est située à 4,4% en 2013, grâce au rebondissement de l’activité agricole et l’allégement du besoin de financement.

Bénéficiant du rebondissement du secteur agricole et de l’allègement du besoin de financement, dans un contexte de maîtrise de l’inflation, la croissance économique s’est améliorée entre 2012 et 2013. En effet, le taux de croissance s’est positionné à 4,4% au titre de l’année 2013, contre 2,7% une année auparavant, selon le HCP qui vient de publier les comptes nationaux provisoires pour 2013.
Pour sa part, le Produit intérieur brut (PIB) a progressé de 5,5% en comparaison avec 2012, soit une hausse du niveau général des prix de 1,1% aux prix courants.

En termes de volume, la valeur ajoutée agricole a réalisé une croissance de 19% en 2013, contre une baisse de près de 9% en 2012, alors que celle des activités s’est appréciée de 2% seulement, au lieu de 4,3% une année auparavant. Les impôts nets des subventions sur les produits ont enregistré une augmentation de 6%, contre 5,4% au terme de l’année 2012. De ce fait, le taux de croissance du PIB hors agriculture s’est établi à 2,3% en 2013, au lieu de 4,4% en 2012.
La contribution de la demande finale intérieure à la croissance est passée à 2,8 points en 2013, contre 2,6 points en 2012. Les dépenses de consommation finale des ménages, en volume, ont contribué pour 2,2 points à la croissance, en maintenant le même taux de croissance qu’en 2012, soit 3,7%. Pour sa part, la consommation finale des administrations publiques (APU) a enregistré un ralentissement de sa croissance, passant de 7,9% en 2012 à 3,7% en 2013. Toutefois, elle a contribué pour 0,7 point à la croissance, contre 1,4 point en 2012. La formation brute de capital fixe a quant à elle avancé de 0,2%, contre 1,6% en 2012, avec une contribution à la croissance de 0,1 point.
En outre, les exportations de biens et services (en volume) se sont appréciées de 2,4% en 2013, au lieu de 2,6% en 2012, tandis que les importations ont fléchi de 1,5%, au lieu d’une croissance de 1,7% l’année précédente. Résultat, les échanges extérieurs nets ont contribué de 1,6 point à la croissance économique du royaume.

Allègement du besoin de financement

Le revenu national brut disponible a progressé de 6,5% en 2013, contre 2,7% seulement en 2012, suite à la croissance du PIB aux prix courants de l’ordre de 5,5% et l’amélioration considérable des revenus nets en provenance du reste du monde de 27,7%. L’épargne nationale brute s’est améliorée, passant de 25,5% du PIB en 2012 à 26,6% en 2013. Ce résultat revient à l’accroissement de la consommation finale nationale de 5,4%, à savoir +5,8% pour les ménages et +4% pour les APU.
Enfin, l’investissement brut s’est positionné à 34,2% en 2013, au lieu de 35,3% en 2012 et le besoin de financement de l’économie nationale s’est allégé en passant à 7,6% du PIB en 2013, contre 9,7% en 2012.

Anas Hassy

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