lundi 18 décembre 2017

Maroc-Emploi : Stratégie nationale 2015-2025 !

Seddiki ministre emploi maroc 2015

La Stratégie Nationale de l’Emploi (SNE), approuvée par le gouvernement, se fixe comme ambitions de promouvoir la création de 200.000 emplois et de valoriser le capital humain.

La nouvelle stratégie nationale pour l’emploi 2015-2025 est là et comprend nombre d’orientations et d’objectifs stratégiques. Elle propose un bouquet de mesures qui ambitionnent de mettre en œuvre les orientations de la Constitution de 2011 en matière d’emploi et de soutenir la croissance économique à travers l’inclusion des femmes et des jeunes dans l’emploi, en partant de la conviction que l’économie croît grâce à la mobilisation de la force de travail et son niveau de productivité. De même, elle vise à soutenir la croissance économique à travers l’inclusion des femmes et des jeunes dans l’emploi, en partant du postulat que la croissance économique dépend de l’amélioration de la gestion du marché du travail et des conditions de répartition des fruits de la croissance. Enfin, elle veut parfaire les stratégies sectorielles et participer au développement d’une économie compétitive basée sur la connaissance, le développement durable, la promotion des entreprises et l’inclusion sociale.

Les problématiques

Pour le ministre de l’Emploi et des Affaires sociales, Abdeslam Seddiki, parmi les particularités de la Stratégie Nationale de l’Emploi –pour laquelle il ne cache pas d’ailleurs sa fierté- est qu’elle a été «élaborée dans le cadre d’une démarche participative impliquant tous les acteurs institutionnels publics, les partenaires sociaux et les acteurs du secteur privé». Le ministre s’est appuyé dans cette affirmation, comme il l’a rappelé, «sur les résultats d’un diagnostic de la situation de l’emploi au Maroc, qui a mis en exergue les problématiques à prendre en charge en tant que priorités et objectifs prioritaires à retenir, en plus des mesures pour la promotion de l’emploi».
La nouvelle Stratégie Nationale de l’Emploi repose sur quatre axes dits stratégiques, à savoir: l’orientation des politiques macro-économiques et territoriales vers la création de nouvelles opportunités d’emploi (200.000 emplois en moyenne annuellement); la valorisation de capital humain; le renforcement des programmes actifs de l’emploi; et l’amélioration de la gouvernance du marché du travail. «Cette stratégie vise prioritairement à induire l’adhésion des différents acteurs autour des orientations», a rappelé le ministre de l’Emploi et des Affaires sociales.

Comité interministériel

Parmi les mesures pratiques prises pour assurer la mise en œuvre du contenu de cette Stratégie, figure en première position la mise en place d’un comité intermistériel placé sous la présidence du chef de gouvernement. Ledit comité a pour mission, a expliqué le ministre Seddiki, «l’opérationnalisation des objectifs de la stratégie en coordination avec tous les départements publics, le secteur privé et les partenaires sociaux». Ce même comité aura par ailleurs à proposer des initiatives et des mesures pour la promotion de l’emploi.
L’étude de diagnostic concernant la situation de l’emploi au Maroc impose le constat, pour le gouvernement marocain, que la création d’emplois ne peut plus être considérée comme un simple effet résiduel de la croissance et des investissements dans les secteurs sociaux (santé, éducation…). Une stratégie volontariste explicite en matière d’emploi et la mobilisation et l’engagement de tous les acteurs, au-delà du seul ministère en charge de l’Emploi au Maroc, sont nécessaires et doivent tenir compte d’un certain nombre d’atouts et de défis.

Stabilité politique

Au registre des atouts, il faudrait citer un contexte de stabilité politique et de crédibilité internationale. Volet défis, il faut citer en tête les importants déficits d’emploi en quantité (chômage élevé des jeunes urbains, travailleurs découragés, faible taux d’activité) et en qualité pour les travailleurs non qualifiés.

Politique globale de l’emploi

La nouvelle Stratégie de l’emploi est une politique d’emploi globale et multidimensionnelle visant à agir sur l’offre, la demande et le fonctionnement du marché du travail. En outre, elle a pour ambition de promouvoir l’emploi décent en allant au-delà des traditionnelles politiques actives du marché du travail et de la question de la primo-insertion des diplômés pour cibler l’ensemble des actifs et tous les secteurs de l’économie.
La nouvelle SNE relève d’acteurs divers (ministères, partenaires sociaux, agences spécialisées d’emploi et de formation, etc) situés à différents niveaux, national, régional et local.
Parmi les objectifs de la stratégie nationale de l’emploi, il y a la réalisation d’une croissance plus intense en emplois. Il s’agit de 38.000 emplois par point de PIB, soit 200.000 emplois par an, d’inverser la tendance à la baisse du taux d’activité féminin (44% à l’horizon 2025 au lieu de 30% actuellement, population âgée de 25 ans et plus), de la protection sociale et des services de l’emploi pour le plus grand nombre de travailleurs.

Valoriser le capital humain

La stratégie nationale de l’emploi considère que la création durable d’emplois dépend, en fait, de l’évolution de la productivité et du coût unitaire du travail.
S’agissant du 2ème axe qui porte sur la valorisation du capital humain, la SNE propose trois leviers d’action: mobiliser la force de travail féminin au moyen du renforcement de la formation et assurer une qualification à tous les nouveaux entrants au marché du travail; rapprocher l’offre de formation des besoins du marché du travail et améliorer le niveau de qualification des travailleurs; consolider le socle national de protection sociale (SPS) et réformer et étendre les régimes d’assurances sociales.

Mohammed Nafaa

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Les quatre objectifs de la Stratégie Nationale de l’Emploi
– Orienter les politiques macro-économiques et territoriales vers la création de nouvelles opportunités d’emploi.
– Valoriser le capital humain.
– Renforcer les programmes du marché du travail.
– Améliorer la gouvernance du marché du travail.

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