lundi 18 décembre 2017

Politiques et services d’emploi : Un Réseau africain voit le jour

Le Réseau africain des politiques et services d’emploi, plate-forme de coopération Sud-Sud sur l’emploi, a été constitué à Casablanca.

Il a ainsi été procédé, lors de l’Assemblée constitutive, à l’adoption du règlement intérieur, l’élection des instances exécutives et l’examen d’autres volets portant sur les actions et les projets futurs de ce réseau.
Cette Assemblée constitutive, marquée par la participation des représentants des départements ministériels, des agences et institutions africaines et des organisations internationales, a été ponctuée par l’élection de l’Ivoirien Kouadiou Kouame Jean Louis au poste de président du Réseau, dont le siège se trouve au Maroc qui chapeaute le Secrétariat exécutif composé de 6 membres.
Outre le Secrétariat exécutif, dont le siège est abrité par l’ANAPEC, le Réseau se compose également d’un Comité d’orientation stratégique, d’un Conseil d’administration et d’un Comité exécutif.
S’exprimant lors d’un point de presse, tenu à la fin de la réunion de l’Assemblée constitutive, Anas Doukkali, membre du Bureau exécutif du Réseau, également Directeur général de l’ANAPEC, a indiqué que ce réseau rassemble des acteurs africains intéressés par la problématique de l’emploi. Il a expliqué que les autorités gouvernementales sont dotées de la qualité de membre actif au sein du Réseau, alors que les autres membres sont des membres participants et les organisations internationales et africaines sont des observateurs.
Pour sa part, Kouadiou Kouame Jean-Louis a mis l’accent sur l’importance que revêt la création de ce réseau dans la dynamisation des efforts africains dans le traitement de la problématique liée au chômage.
Outre le Maroc, l’Assemblée constitutive a été notamment marquée par la participation de l’Afrique Centrale, du Burkina-Faso, du Bénin, du Togo, du Tchad, de la Tunisie, de la Côte d’ivoire, du Sénégal, du Gabon, du Ghana, de Guinée, du Cameroun, du Congo, du Mali, de Madagascar, de la Mauritanie et du Niger.

HD

3 questions à… Anas Doukkali, DG de l’ANAPEC

Un moyen pour fédérer les forces

A qui s’adresse le réseau que vous venez de constituer?

C’est d’abord un travail de longue haleine. Cela fait plus d’un an que nous travaillons sur ce projet qui se concrétise aujourd’hui et compte notamment impliquer toutes les parties concernées, entres autres, les acteurs de la formation et les structures d’accompagnement des TPE, puisque ce sont ceux-là les vrais acteurs du marché de l’emploi.

Bien sûr, cette association est là et a pour finalité de renforcer les capacités, mais aussi de travailler sur les échanges et les stratégies de l’emploi adoptées par les différents gouvernements. Donc, l’approche est de mettre en place, auprès des différents pays, notamment le Maroc, une stratégie et sa déclinaison qui est importante aujourd’hui en matière de politique d’emploi. Et là intervient le rôle incontournable des SPE pour dynamiser le marché de l’emploi.

Quel est l’intérêt de créer une telle structure?

L’intérêt d’avoir une plate-forme en Afrique, avec la participation des acteurs économiques, est que l’Afrique attire davantage d’investissements, davantage d’entreprises. Une telle structure pourra être un bon accompagnateur, en Afrique, de ces investissements et ces entreprises qui sont à la recherche de capital humain et de nouveau, pour améliorer la productivité…

Et pourquoi le lancement en ce moment précis?

Comme je l’ai déjà mentionné, cela fait déjà un an que l’idée a germé et je pense qu’aujourd’hui, cette dynamique, qui a été impulsée par Sa Majesté au niveau du continent africain, nous a vraiment boostés et encouragés à aller plus vite et nous avons trouvé des répondants, en effet. Ce ne sont pas moins de 19 pays qui ont pris part à cette assemblée constitutive, ainsi que six ministres. C’est dire que nos amis d’Afrique n’attendaient que l’opportunité de se mettre ensemble, travailler ensemble, échanger les bonnes pratiques et mettre sur pied, ensemble, des projets d’intérêt commun puisque, au sein du Réseau, il va être possible de fédérer toutes les forces dans le cadre d’une coopération Sud-Sud et prendre conscience des faiblesses, pour trouver les moyens de les combler et les dépasser. Le Réseau permettra également une ouverture sur le secteur privé et la société civile, ainsi qu’une visibilité au niveau des gouvernements. Il sera ainsi le moyen par lequel on ouvrira un front commun face aux défis sociaux.

Propos recueillis par Hamid Dades

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