Nabil Benabdellah, ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Politique de la ville

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Nabil Benabdellah est ministre de l’Habitat, de l’urbanisme et de la Politique de la ville depuis janvier 2012, au sein du gouvernement de Abdelilah Benkirane. Militant de longue date au PPS, il est élu secrétaire général du parti en mai 2010 par le 8ème congrès. Auparavant, il avait été nommé par SM le Roi Mohammed VI au poste de ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement (2002-2007), puis ambassadeur du Royaume à Rome (2008-2009).

Benabdellah a fait ses études primaires et secondaires à Rabat, puis supérieures à Orléans (droit) et Paris. Egalement diplômé de l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales (TNALCO-1985) option relations internationales, il a adhéré en 1978 au PPS où il a été responsable à l’Union Nationale des Etudiants du Maroc à Paris, puis en Europe occidentale (1978 à 1983). De retour au Maroc en 1985, il a été élu Premier secrétaire de la Jeunesse Marocaine pour le Progrès et le Socialisme (JMPS) et, par la suite, son président (1994 et 1998). En 1988, Benabdellah a été élu membre du Comité central du PPS et membre du Bureau politique en juillet 1995, chargé de la Communication.

Parallèlement à sa carrière politique, il remplissait la fonction d’interprète-traducteur assermenté agréé par le ministère de la Justice, depuis 1987, métier hérité de son père. Expert près les tribunaux marocains, il était aussi membre du Conseil National de la Jeunesse et de l’Avenir (CNJA-1990) et vice-président de l’Ordre des interprètes traducteurs assermentés du Maroc, de 1992 à 2010. Il a occupé le poste de directeur des quotidiens «Al Bayane» et «Bayane Al-Yaoum» (1997 à 2000).

Membre élu du Conseil de la Ville de Rabat et du Conseil d’Arrondissement d’Agdal-Riad depuis septembre 2003-2009, Nabil Benabdellah est également membre du Conseil d’administration de la Fondation des trois Cultures et ex-président de la Fondation Suisse-Maroc pour le Développement (FSMD).

Actuellement donc, il est à la tête d’un des plus importants départements, le ministère de l’Habitat, considéré comme un des plus déterminants leviers économiques. La notion de logement est une problématique vitale pour la société marocaine, compte tenu de l’évolution démographique et économique, ainsi que des mutations politiques que connaît le pays. «Les attentes de ce secteur sont très particulières surtout après l’avènement d’un nouveau gouvernement dans des conditions politiques singulières. Le secteur souffre d’un important déficit en logements et de dysfonctionnement à plusieurs niveaux, ce qui entrave son évolution. Le ministère a donc adopté une politique du logement qui sera entreprise durant les 5 prochaines années. «Le secteur connaît en effet une série de «défaillances» qu’il faudra corriger. D’abord, l’opacité qui se traduit par une méconnaissance du marché et de ses tenants et aboutissants», a souligné le ministre. Et de poursuivre que «les actions publiques segmentées et concentrées sur l’offre nouvelle, principalement sur le logement social, donnent lieu à une quasi-absence de projets de rénovation du tissu urbain». «Le gouvernement a convenu de mobiliser ses ressources pour accélérer le rythme de production des logements, en particulier l’habitat social, pour résorber le déficit qu’accuse le secteur. Le plan d’action 2012-2016 a pour objectif de réduire le déficit de 840.000 unités à 400.000 à l’horizon de 2016. L’intervention du secteur privé pour la réalisation de ce plan est un choix stratégique. Le gouvernement ne va pas faire preuve de complaisance en ce qui concerne le respect des cahiers des charges et surtout ce qui a trait à la qualité des travaux d’aménagement, d’équipement ou de construction», a-t-il indiqué. Son département est décidé à intensifier son action dans le cadre du programme «Villes sans bidonvilles», émettant l’espoir que le gouvernement va se donner les moyens nécessaires à la réussite du programme d’action de son département dans son ensemble pour respecter le droit de tous les citoyens à un logement décent, tel que prévu dans la constitution. Parmi les défis de Benabdellah, figure la gouvernance des territoires, qui constitue un aspect central de la mise en œuvre du projet de régionalisation. Ceci appelle de nouveaux défis à relever pour ce qui est de l’aménagement du territoire, principalement la planification des zones urbaines. Une question qui intéresse fort opportunément le ministre. Nabil Benabdellah a assurément du pain sur la planche!

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