La coopération économique et la sécurité énergétique au menu du Forum parlementaire Maroc-communauté andine

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Le Forum parlementaire Maroc-communauté andine”, tenu mardi à Rabat, au siège du Parlement, s’est penché sur des questions ayant trait à la coopération économique, aux échanges commerciaux et à la réalisation de la sécurité énergétique.

Initié dans le cadre de la visite des membres du Parlement andin au Royaume (01 au 09 juillet), à l’invitation du Parlement marocain, ce forum a été l’occasion de passer en revue les atouts et les potentialités dont regorge aussi bien le Royaume, en tant que porte d’entrée sur le continent africain et le monde arabe, que les pays andins considérés comme plate-forme d’accès à l’espace économique atlantique. De même, l’accent a été mis sur l’importance de capitaliser sur l’énorme potentiel des relations maroco-andines et d’établir des leviers permettant de tirer le meilleur parti de ces relations.

A cet égard, le directeur général du commerce au ministère de l’Industrie et du commerce, Abdelouahed Rahal, a indiqué que le Maroc œuvre pour le développement des relations avec les autres pays du monde, en particulier les pays d’Amérique du Sud, dont la communauté andine, afin d’ouvrir de nouveaux marchés aux produits marocains et de saisir les opportunités qu’offrent ces pays, mettant en avant les efforts consentis pour attirer les investissements directs étrangers au Maroc.

Dans une intervention lors de cette rencontre, M. Rahal a expliqué que l’établissement d’un modèle de coopération sud-sud constitue un objectif stratégique autant pour le Maroc que pour les pays sud-américains dans le cadre du progrès et du développement durable escomptés par les deux parties, notant que le Maroc s’est engagé dans une démarche de rapprochement avec les groupements économiques régionaux dans cette partie du monde avec l’ambition de devenir une plateforme africaine et un allié pour ces pays.

S’agissant des échanges commerciaux avec ces pays, ils ont connu, a-t-il fait remarquer, une évolution positive au cours de l’année 2021, pour s’établir à 113 millions de dollars, le volume des exportations du Maroc ayant atteint 60 millions de dollars, tandis que les importations ont été estimées à 53 millions de dollars, estimant, toutefois, que ces échanges sont encore « en deçà des ambitions » malgré les atouts dont regorge cette région.

Il a mis en avant, par ailleurs, l’intérêt particulier porté par de nombreux pays sud-américains à la conclusion des accords commerciaux préférentiels avec le Maroc, soulignant que des études seront menées pour évaluer les effets de ces futurs accords sur l’économie marocaine, en concertation avec les secteurs concernés.

Pour sa part, le secrétaire général du ministère de la Transition Énergétique et du Développement Durable, Mohamed Benyahya, a affirmé que la transition rapide ferait du Royaume un pays de référence en matière de modes de production sans carbones, responsables et de développement durable, ce qui permettrait d’élargir les perspectives d’accès de l’offre d’exportation marocaine à des marchés porteurs, d’attirer d’importants investissements étrangers dans les secteurs de l’économie verte, de renforcer la position des espaces territoriaux et de les placer au centre du processus de développement, outre la gestion optimale de la réserve énergétique et de la diversification du mix énergétique.

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Afin d’accélérer la transition énergétique au Maroc, M. Benyahya a expliqué qu’un ensemble d’initiatives et de programmes nouveaux ont été élaborés dans le domaine des énergies renouvelables afin de renforcer la sécurité énergétique du Royaume, citant notamment l’élaboration d’un programme d’approvisionnement des zones industrielles en énergie électrique propre et renouvelable. Après avoir indiqué que les besoins ont été évalués à environ 800 gigawattheures, il a précisé qu’une première licence a été accordée pour un projet concernant la zone industrielle de Kénitra d’une capacité de 50 mégawatts. D’autres projets sont à l’étude pour l’approvisionnement des zones industrielles à Tanger et à Casablanca, a-t-il poursuivi.

De même, un programme intégré a été mis au point concernant principalement le développement du pompage solaire de l’eau dans le domaine agricole par la mise en place de mécanismes de financement, le renforcement de la formation technique, l’amélioration des normes et le suivi, a-t-il soutenu.

Il a indiqué, d’autre part, que la contribution de l’efficacité énergétique reste essentielle à la réalisation de la transition énergétique, faisant observer que le ministère a accompagné des programmes et projets liés à cette efficacité en élaborant un cadre réglementaire matérialisé par la loi 47.09 relative à l’efficacité énergétique, qui concerne principalement les principes de performance énergétique des bâtiments pour améliorer l’isolation thermique et réduire La consommation d’énergie, l’audit énergétique, ainsi que la performance énergétique minimale des équipements énergétiques proposés à la vente.

Dans le cadre des efforts visant à consolider les principes d’efficacité énergétique, il a été procédé à l’élaboration d’une stratégie spéciale qui permettra une économie estimée de consommation énergétique d’environ 20% d’ici 2030, a-t-il dit, notant que cette stratégie sera mise en œuvre dans un cadre participatif avec les différents acteurs impliqués.

Le Parlement marocain et son homologue andin ont signé en juillet 2018 au siège de la Chambre des conseillers un mémorandum d’entente visant à établir des canaux de communication et d’interaction parlementaires à travers l’échange de visites, d’expertises, d’expériences, d’informations et de documents.

En vertu de ce mémorandum, le Parlement marocain bénéficie du statut de partenaire avancé auprès de cette instance parlementaire.

Le parlement de la communauté andine est une organisation parlementaire créée en 1979 dans le but d’harmoniser les législations et d’accélérer l’intégration entre les pays membres de ce groupe.

LR/MAP

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