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Israël-Etats arabes | Il va falloir féliciter Israël !

Voilà. C’est fait. Israël a signé mardi 15 septembre à Washington, sous le sourire radieux du Président américain, Donald Trump, des accords de normalisation avec deux Etats arabes: les Emirats Arabes Unis (EAU) et Bahreïn.

Pour les Emirats, l’annonce officielle de la normalisation avec Israël date du 13 août dernier (2020). Celle de Bahrein, elle, est toute récente, faite cette semaine-même, le 11 septembre 2020.

Ce 15 septembre 2020, donc, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu et le ministre des Affaires étrangères des EAU, Abdallah ben Zayed Al-Nahyane, ainsi que celui de Bahreïn, Abdel Latif al-Zayani, signaient définitivement ces accords de «paix séparée» avec Israël.

Leur hôte, le Président Trump, n’avait bien sûr pas qu’un sourire radieux. Il avait aussi quelques mots à dire…

«L’accord de normalisation sera la base d’une paix globale dans la région et les pays qui l’ont signé échangeront des ambassadeurs avec Israël et ouvriront des ambassades», a-t-il déclaré, dans l’allocution qu’il a prononcée lors de la cérémonie. Ajoutant que 5 ou 6 autres pays vont signer des accords de normalisation avec Israël.

Tout aussi enthousiaste sur son outil de communication préféré, Twitter, le Président Trump se réjouissait dans une vidéo de la Maison Blanche: «Une journée historique pour la paix au Moyen-Orient ! Je souhaite la bienvenue aux dirigeants d’Israël, des EAU et de Bahreïn, à la Maison Blanche, pour signer des accords historiques que personne ne pensait possibles».

Le Président américain pouvait légitimement se réjouir de ce succès diplomatique, lui qui a tant fait pour ça.

Et quand il dit: «Plus de pays suivront leur exemple» (sur twitter), il sait de quoi il parle. Les pressions américaines sur plusieurs pays arabes ne sont plus qu’un secret de polichinelle. Lui-même en fait état. Comme lorsqu’il déclarait aux journalistes, après avoir eu un entretien téléphonique avec le Roi Salmane: «J’ai parlé au Roi d’Arabie saoudite… Nous venons d’entamer le dialogue…». L’entretien portait sur la normalisation avec Israël.

Véritable source de satisfaction pour Donald Trump, son «Deal du siècle», présenté en janvier 2020, dont il voit peu à peu se réaliser l’objectif de rallier les pays arabes à SON «plan de paix» au Proche Orient… Ce «Deal du siècle» a toutes les chances de reléguer aux oubliettes le vieux principe: «Les territoires contre la paix» (la paix avec Israël en échange de son retrait des territoires occupés lors de la guerre de 1967, lesquels territoires seraient restitués aux Palestiniens, pour une solution de deux Etats: Palestine et Israël).

Principe qui avait été consacré par la résolution 242 du Conseil de sécurité de l’ONU en 1967 après la guerre des Six Jours, confirmé par la résolution 338 de 1975 et repris par toutes les autres propositions de Plan de paix au Proche-Orient…

Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, ne se trompait pas, dimanche 16 août, en déclarant que l’accord de normalisation des relations avec les Emirats, met fin au principe «Les Territoires contre la Paix».

Et il avait bien raison de plastronner en expliquant que «La conviction en vertu de laquelle il est possible de faire régner une paix fondée sur le retrait et la faiblesse est désuète et morte. Elle a été remplacée par une autre conviction qui illustre la véritable paix: la paix contre la paix et la paix décidée d’une position de force. Ce sur quoi on travaille actuellement».

Plus laconiquement, mais tout aussi clairement, dans un communiqué, le 1er ministre israélien avait écrit: «l’accord de paix conclu entre Tel-Aviv et Abu Dhabi est fondé sur deux principes. En l’occurrence, la paix contre la paix et la paix décidée d’une position de force».

On ne peut être plus explicite.

C’est donc également d’une position de force que l’accord avec Bahreïn a été conclu. Et c’est de cette même position de force que tous les accords qui seront éventuellement conclus avec Israël le seront…

Il est expliqué, dans toutes les analyses et commentaires d’observateurs qu’intéresse le Proche Orient, que c’est par opposition à l’Iran que les pays arabes –et notamment les monarchies du Golfe- se rapprochent d’Israël.

Mais alors, position de faiblesse également face à l’Iran ?

Malgré leur nombre et leurs richesses, ces Etats se retrouvent aujourd’hui partout et à tous les niveaux en position de faiblesse ?

Nous ne retournerons pas le couteau dans la plaie, en rappelant ici les véritables raisons de leur faiblesse. Il est juste consternant de voir ce qu’il est advenu de «La Oumma» et des rêves de grandeur qu’ont nourris ses peuples…

Quant à Israël, il peut être félicité pour en être arrivé là ! Et encore… Si l’on en croit le Président Trump et Benyamin Netanyahu, d’autres victoires sont près d’être engrangées.

Restent les Palestiniens. Que leur dire ? Rien. Rien d’autre que ce qu’ils savent, ce qu’ils voient et ce qu’ils disent eux-mêmes.

Bahia Amrani

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