CEA 2020 | Des experts relèvent «les graves conséquences» de la COVID-19 en Afrique

Addis Ababa African Economic Conference 2020

Des experts onusiens et d’autres instituts de recherche réunis en marge de la Conférence économique africaine 2020, ont relevé «les graves conséquences» de la pandémie du COVID-19 sur le bien-être de la population en Afrique.

Analysant les effets micro et macro-économiques de la pandémie sur le Continent, les chercheurs ont mis l’accent sur les moyens à même d’atténuer le déficit commercial de l’Afrique pour sortir de la crise post-COVID.

Abordant «les inégalités de santé liées au revenu associées au COVID-19 en Afrique du Sud», Chijioke Nwosu, Spécialiste principal de la recherche au Conseil de recherche en sciences humaines (HSRC), a noté que la COVID-19 a exercé une pression énorme sur les systèmes de santé et l’économie financière mondiale, ajoutant que les conséquences sont les plus graves pour le bien-être des individus et des ménages en Afrique.

La santé des populations pauvres et historiquement marginalisées sera probablement plus affectée par la COVID-19, a ajouté M. Nwosu qui a exprimé ses craintes quant à la dégradation de la situation si les mesures actuelles de lutte contre la faim dans son pays prennent fin en janvier 2020 comme prévu.

M. Nwosu a plaidé pour des mesures efficaces pour créer des emplois rémunérateurs et des incitations à une croissance économique inclusive, la lutte contre les inégalités de revenus et les désavantages raciaux qui servent de stratégies de développement économique durable et d’autonomisation.

De son côté, Mila Malavoloneke, Consultante en politique commerciale à la Banque mondiale a souligné l’importance d’atténuer le déficit commercial de l’Afrique pour sortir de la crise post COVID.

Dans une présentation intitulée, «Repenser les relations commerciales entre la Chine et l’Afrique : Les effets d’un ALE sino-africaine sur la balance commerciale», Mme Malavoloneke a examiné le potentiel d’un Accord de libre-échange (ALE) pour réduire efficacement le déficit commercial de l’Afrique avec la Chine et /ou stimuler d’autres facteurs microéconomiques.

L’accent mis par Mme Malavoloneke sur la Chine est dû au fait que le pays est le « plus grand partenaire commercial » de l’Afrique depuis la crise financière mondiale de 2008 et qu’en 2019, « le volume total des importations et des exportations de la Chine avec l’Afrique a atteint 208,7 milliards de dollars ».

Un ALE sino-africain pleinement mis en œuvre (zéro ligne tarifaire) stimulera les importations et exportations et augmentera la balance commerciale, le bien-être social et le PIB de tous les membres, a-t-elle souligné.

Mme Malavoloneke a averti cependant que les variations des effets d’un tel ALE sur d’autres secteurs industriels doivent être prises en considération.

Ce panel a également porté sur plusieurs thématiques notamment «la COVID-19 en Afrique : Les implications pour les dimensions macroéconomiques et socio-économiques» et «les effets de la COVID-19 sur la stabilité macroéconomique en Éthiopie».

Placée sous le thème «l’Afrique au-delà du COVID-19 : accélérer vers un développement durable inclusif», la Conférence économique africaine 2020 rassemble diverses parties prenantes, y compris des décideurs politiques et des chercheurs.

La Conférence examine en particulier, les moyens pour les pays africains de renforcer leur résilience et de mieux se préparer pour faire face aux chocs futurs.

LR/MAP

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