Algérie | Un activiste du “Hirak” condamné à deux ans de prison ferme

L’activiste du Hirak en Algérie Sami Dernouni a été condamné mardi à deux ans de prison ferme, par le Tribunal de Tipaza, a indiqué le Comité national pour la libération des détenus (CNLD).

Dernouni, en détention provisoire depuis décembre 2020 à la prison de Leqliaa, située à l’ouest d’Alger, est poursuivi pour “atteinte à la personne du président de la République”, “incitation à l’attroupement non armé”, “diffusion d’informations mensongères” et “complot”.

Le parquet avait requis la condamnation de Dernouni, déjà arrêté et condamné en 2019 à 10 ans de prison ferme, alors que sa défense avait revendiqué son innocence en l’absence de preuves, considérant que son “procès est politique”.

Le Tribunal de Tipaza avait décidé de libérer l’enseignante Namia Abdelkader, poursuivie dans le cadre de la même affaire, a précisé le CNLD, ajoutant qu’il est possible que la défense de Dernouni interjette appel de la peine prononcée à son encontre devant la Cour de justice de Tipaza.

Sami Dernouni avait indiqué, lors de son procès, qu’il a été victime de torture lors de sa garde-à vue.

Sa défense a également fait savoir que l’activiste a subi la torture et souffert d’un mauvais traitement dans le centre de renseignement de Blida.

Les deux avocats Ali Fellah et Abdellah Heboul ont déclaré que Sami Dernouni avait dit durant l’audience qu’il a fait l’objet de torture et souffert du mauvais traitement lors des investigations menées par le service de l’enquête judiciaire relevant de la Direction de la sécurité intérieure de Blida.

L’avocat Ali Fellah a relevé plusieurs irrégularités entachant le dossier de l’activiste qui a été déshabillé, battu, insulté et électrocuté, déplorant que l’individu concerné a été privé de son droit à un examen médical.

De son côté, M. Heboul a relevé les mêmes irrégularités, déplorant que l’activiste soit privé de son droit à un examen médical et que des déclarations lui soient attribuées dans le PV de l’enquête.

Des avocats et des activistes ont appelé à diligenter une enquête au sujet des déclarations de Dernouni, surtout avec l’apparition de plusieurs cas qui affirment avoir fait l’objet de torture et de mauvais traitements incriminés par la loi algérienne et par les pactes internationaux signés par ce pays.

LR/MAP

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