mardi 24 octobre 2017

Panne sèche à l’USFP

Lachgar et zaidi usfp

Qu’est-ce qui arrive à l’USFP? Malgré une médiation musclée, chapeautée par les doyens du parti, Radi et El Malki, la crise persiste et menace même de déboucher sur l’éclatement…

La panne au sein de l’institution parlementaire persiste. La cause en est la crise interne à l’USFP que la médiation du doyen du parti, Abdelwahed Radi, soutenu par Habib El Malki, président de la commission administrative de l’USFP et Abdelhadi Khayrat, n’a pas réussi à assainir. Si la Chambre des représentants a tardé à démarrer ses travaux -depuis l’ouverture officielle de la session printanière- c’est parce que ce parti n’a pas réussi à se mettre d’accord sur un président de son groupe parlementaire. En effet, Ahmed Zaïdi, député expérimenté ayant déjà fait ses preuves à la tête du groupe et Hasna Abouzaïd se disputent toujours la présidence. De ce fait, ils divisent les députés socialistes qui peinent à se départager, empêchant ainsi la Chambre des députés de lancer ses travaux, ceux-ci ne pouvant commencer qu’après validation des listes des groupes parlementaires.

Sur le terrain, Zaïdi est donné vainqueur de ce singulier bras de fer. Il est soutenu par plus de vingt députés, alors qu’il suffit d’une vingtaine pour constituer un groupe parlementaire.
La crise de l’USFP a aussi mis à l’épreuve le nouveau président de la Chambre des représentants. Obligé d’intervenir pour assainir la situation de crise, il a appelé les USFPéistes à régler leurs problèmes afin d’éviter de voir leur crise atterrir au Conseil constitutionnel. C’est pourquoi nombre d’entre eux, principalement les sages et les doyens du parti, multiplient les médiations parce qu’ils risquent de perdre leur groupe parlementaire.
Pour nombre de partis politiques et de groupes parlementaires, il n’est pas logique que la crise intérieure que vit l’USFP mette en panne toute l’institution législative. Un député de l’opposition nous a confié: «Il est inadmissible que la session printanière ne puisse pas démarrer sans que l’on ne sache exactement ce qui empêche ce démarrage».

Mohamed Nafaa
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Dénouement : Zaïdi se rétracte


Après une longue crise intestine qui a menacé l’USFP d’éclatement, le chef du groupe ittihadi à la Chambre des représentants a surpris en mettant fin au combat qu’il menait pour conserver sa présidence du groupe.
Dans une lettre adressée à ses «frères ittihadis», Ahmed Zaïdi, qui était pourtant fortement soutenu par les députés du parti, explique qu’il a renoncé pour éviter l’éclatement de l’USFP et pour que l’histoire ne retienne pas qu’il a participé à fissurer le parti. Il ne s’agit nullement, précise Zaïdi, d’une confrontation personnelle entre le Premier secrétaire de l’USFP et le chef du groupe parlementaire. Levant le voile sur l’éventualité d’un retrait du parti, Ahmed Zaïdi conclut: «J’ai été élevé à l’école ittihadie, celle de la vertu et de l’abnégation et je resterai fidèle aux principes du parti et à ses valeurs».

 

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