vendredi 16 novembre 2018

Noureddine Bensouda : Le citoyen au centre des finances publiques

Dans le cadre de ses rendez-vous du Forum Adhérents, la Chambre Française de Commerce et d’Industrie du Maroc (CFCIM) a reçu Noureddine Bensouda, Trésorier Général du Royaume, pour un débat autour du thème: «Pour des finances publiques au service des citoyens».

Dans ce cadre, Noureddine Bensouda, a relevé que le citoyen doit être au centre des finances publiques qui sont elles-mêmes à son service.

Le Trésorier général a également relevé que le citoyen est d’abord un contribuable et, en fait, contributeur aux ressources financières sous forme d’impôts et de taxes ; ensuite un usager payant une redevance pour l’utilisation de certains services ; et, enfin, un bénéficiaire des biens et services publics financés par toute la collectivité.

Relevant que les mécanismes des finances publiques sont au cœur de l’activité économique et financière et des problématiques sociales, le Trésorier général a expliqué que le citoyen, par l’intermédiaire de ses représentants, consent à l’impôt (au sens acceptation), autorise les dépenses et décide du plafond d’emprunt.

Tout comme il bénéficie des services publics, évalue les politiques et dispose, à travers les urnes, du droit de sanction de ses représentants. Le poids du vote est ainsi déterminant pour orienter les politiques publiques en général et peser sur les choix stratégiques en matière de finances publiques en particulier.

Par son vote aux élections, le citoyen se prononce déjà sur le choix de taxer le capital, la consommation ou le travail et également des incitations fiscales pouvant être accordées, a-t-il assuré.

Les mécanismes de la dépense publique (budget d’investissement, budgets sociaux, établissements et entreprises publiques) et ceux des recettes de l’Etat (fiscalité, autres prélèvements obligatoires) constituent les leviers, à la disposition de l’Etat, pour orienter les finances publiques au service des citoyens.

Cependant, la multiplicité des acteurs concernés par l’impôt (Etat, collectivités locales, établissements et entreprises publiques) et des natures de prélèvements (impôts, taxes, redevances, droits, cotisations) fait que la pression fiscale globale devient, parfois, lourde pour une catégorie de citoyens et leur propension à épargner devient quasi inexistante.

C’est pourquoi, il est salvateur pour l’intérêt du citoyen et de la collectivité de mettre de l’ordre fans «le maquis» des prélèvements obligatoires pour introduire davantage de coordination, de cohérence pour les acteurs et plus de stabilité et de visibilité pour les opérateurs économiques. Et ce, afin d’asseoir une pression fiscale globale supportable pour le citoyen et d’assurer une justice fiscale, a souligné l’intervenant.

Et de conclure que les politiques publiques doivent avoir pour seul objectif  de satisfaire les attentes du citoyen, qui ne doit pas subir les conséquences de l’émiettement du système fiscal, mais doit ressentir l’impact des finances publiques dans l’amélioration de son vécu quotidien.

HD

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