mercredi 18 octobre 2017

Gdim Izik : L’inadmissible radicalisation

Le procès des crimes sauvages perpétrés à Gdim Izik souligne encore une fois que, pour certains défenseurs des droits de l’homme autoproclamés, dont la conception de la défense des droits de l’homme est à sens unique et à forte connotation paternaliste, le Maroc est toujours présumé coupable.

Ce nouveau procès n’a été rendu possible, faut-il le rappeler, que par une décision de justice marocaine. Celle de la Cour de Cassation qui a renvoyé le dossier devant une juridiction criminelle de droit commun et non plus militaire. Ce qui constitue une preuve évidente de son indépendance.

Le Maroc, Etat de droit, a par ailleurs, volontairement pris le risque, par soucis d’équité et d’équilibre, d’un nouveau procès avec d’obligatoires retombées médiatiques négatives. Acceptant, au surplus, la présence d’observateurs internationaux (dont il y a lieu de noter qu’ils ne partagent pas tous l’avis de ceux des défenseurs qui s’entêtent à crier «au loup»).

La recherche de la vérité n’autorise pas le droit au mensonge ! Même si l’on tente de se cacher derrière le titre de «défenseurs des droits de l’homme», titre qui appelle une grande objectivité.

Ainsi, la réforme initiée au Maroc qu’a appliquée la Cour de Cassation en renvoyant cette affaire devant une juridiction criminelle de droit commun, permet aux accusés de se défendre, non plus devant une juridiction d’exception militaire, mais devant une juridiction normale. Cela permet aussi aux familles des victimes, qui ont été massacrées et mutilées, de faire entendre leur douleur devant cette juridiction. Ce qu’elles ne pouvaient juridiquement pas faire devant un tribunal militaire. N’est-ce pas autant essentiel ? Il semble que cela laisse indifférent certaines belles consciences.

Car ceux qui contestent les aveux et dénoncent des tortures sont les mêmes qui mettent en doute la mort de 11 personnes, dans des conditions inhumaines, et 70 blessés, au mépris de la dignité humaine et du respect dû aux morts.

Y aurait-il des vies humaines moins estimables que d’autres, pour certains observateurs internationaux ? Est-ce légitime de dénigrer la politique marocaine dans le seul but de tenter de voir acquitter des criminels?

Pour les avocats, militants politiques d’une anti-marocanité primaire, plus le Royaume du Maroc donne des gages de volonté d’un procès équitable, plus il est soupçonné et accusé… Au point que l’on soupçonnerait presque que ces «biens pensants» regretteraient que le Maroc ne soit pas encore «sous tutelle».

Ce procès ne doit pas se retourner contre ceux qui l’ont rendu possible. Il faut dénoncer cette inversion de la vérité.

Il ne peut non plus devenir une subversion médiatico-judiciaire contre la souveraineté marocaine au Sahara. Car c’est de cela qu’il s’agit dans une radicalisation des arguments qui disqualifie ses auteurs.

Le crime ne justifie jamais une cause. Le massacre ne peut plaider contre les massacrés qui sont les seules victimes.

Le pays qui est légitimement aux cotés de ses victimes et permet cependant à la justice de donner une nouvelle chance légale aux accusés, ne peut se laisser diffamer par des militants radicalisés dont l’objectif est politique et uniquement politique !

Le retour sur la scène africaine du Royaume du Maroc, comme acteur incontournable et estimé, rend fou certains adversaires de la grandeur marocaine et de son rôle continental.

Ils veulent se servir du prétoire jugeant une affaire essentiellement criminelle, comme tribune politique.

Ce sont eux qui finalement apportent la preuve, au fil des débats et des communiqués radicaux, qu’ils veulent exploiter une procédure, non pas pour une bonne justice, mais pour une mauvaise cause.

Les bons sentiments camouflent décidément bien mal les arrière-pensées.

Ne sera dupe que celui qui le voudra bien !

Collectif pour la défense des vraies victimes de Gdim Izik

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