samedi 19 août 2017

CIH : 2013 sous le signe de la progression

Rahhou CIH

Lors de la présentation des résultats annuels du CIH pour l’exercice 2013, le 28 février dernier à Casablanca, son PDG, Ahmed Rahhou, a expliqué la progression globale positive réalisée par le CIH, malgré la conjoncture.

En effet et malgré la difficile conjoncture et le ralentissement observé du secteur immobilier, les principaux indicateurs financiers restent solides et consolidés. Les résultats présentés font ressortir une progression de 11,5% du PNB à 1,73 MMDH par rapport à 2012. Laquelle progression résulte essentiellement de la hausse du PNB social du CIH de 5,2% sous l’effet de l’évolution de 1,4% de la marge d’intérêt et de 5,4% des commissions nettes.

Le PNB de Sofac affiche lui aussi une progression notable de 34%. Le total bilan consolidé s’apprécie de 5,9% à plus de 41,44 MMDH, «suite à la croissance du bilan du CIH, de Sofac et à l’intégration de Tivoli», a expliqué dans ce cadre Lotfi Sekkat, DGA du CIH. Et d’ajouter que la banque a en outre affiché un coefficient d’exploitation en amélioration de 3,4 points à 56,4% en 2013, contre 59,8% en 2012, ce qui dénote la bonne maîtrise des charges. En social, le coefficient d’exploitation du CIH évolue aussi de 2,5 points à 54,3%.

Le recouvrement bien portant aussi

Malgré un contexte économique défavorable, l’activité Recouvrement du CIH a aussi enregistré de bons résultats en 2013. Ceux-ci s’expliquent surtout par «une meilleure maîtrise du risque et par la montée en puissance du règlement amiable», a souligné le PDG. En effet, le coût du risque consolidé s’est nettement amélioré. Il est en baisse de 76% par rapport à 2012, à 29,8 MDH. Une amélioration qui résulte, selon Rahhou, des performances du recouvrement récurrent, ainsi que des reprises induites par le recouvrement sur les dossiers historiques. Le résultat d’exploitation s’apprécie ainsi de 45,7% à 725 MDH en 2013.
Il est aussi à relever que le Résultat net part du groupe (RNPG) a progressé de 5,6% à 515 MDH. Concernant le volet social, le résultat net du CIH s’est établit à 459 MDH, en progression de 2,7% par rapport à 2012.
Sur le volet commercial, le groupe CIH enregistre en 2013 un renforcement de l’activité de collecte des ressources. Les ressources Clientèle du groupe ont en effet bondi de 8,7%, à plus de 22,21 MMDH. Cette évolution traduit la croissance des dépôts à vue ayant progressé de 9,1%, dont une hausse de 6,2% pour les comptes chèques, de 12,5% pour les comptes d’épargne et de 33,3% pour les comptes courants. Pour leur part, les ressources à terme enregistrent aussi une progression de 7,7%. Le groupe revendique une part de marché des ressources bancaires de 3,04%, en amélioration de 19 points de base.
Côté crédits, le rythme de croissance est apparemment d’une moindre importance. L’encours des crédits sains a progressé de juste 1,7% par rapport à fin 2012, pour s’établir à plus de 30,69 MMDH à fin 2013. Cette évolution reflète une croissance des crédits immobiliers de 1,7%, à environ 24,19 MMDH. Les crédits hors immobilier se sont accrus au même rythme et se sont élevés à plus de 6,5 MMDH à fin 2013. «Suite à cette évolution, la part des crédits hors immobilier s’établit à 22% à fin 2013», a encore souligné Sekkat.

Poursuivre le développement

D’autre part, comme le plan de développement 2010-2014 arrive à terme cette année, en 2013, le CIH s’est placé dans la continuité de ce plan stratégique qui a pour objectifs de consolider les métiers de base du CIH, de diversifier les activités de la banque vers de nouveaux métiers et de conforter le CIH dans son positionnement de banque universelle.
Rappelons que ce plan ambitieux a pour objectif d’inscrire le groupe dans le modèle de banque universelle en la positionnant sur trois métiers: les particuliers et professionnels, l’immobilier et l’entreprise. Il vise aussi à améliorer les indicateurs de performance commerciale, de productivité, de rentabilité et de maîtrise des risques.
Pour arriver à ces fins, le CIH a poursuivi la consolidation de sa nouvelle organisation. Chaque marché dispose ainsi d’une entité spécialisée: la banque des particuliers et des professionnels, la banque de l’immobilier et la banque de l’entreprise. Ainsi, «en 2014, le CIH entend maintenir le dynamisme de son activité et la pérennité de sa croissance», a assuré Ahmed Rahhou.

H. Dades
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Remboursement
Près de 30 MDH restitués à l’État


Sur l’encours global de Fogarim-Fogaloge (4 MMDH), le CIH a octroyé la moitié des crédits adossés à cette garantie en 2013. Avec l’amélioration des délais de récupération des remboursements de ces crédits et le dénouement favorable de bon nombre de dossiers, il a restitué un premier montant estimé entre 27 et 30 MDH. Pour rappel, cette garantie a ciblé 13.378 personnes à travers le Maroc en 2013. Le coût moyen du logement pour Fogarim est de 237.977 DH, tandis que le montant moyen des prêts se fixe à 167.102 DH.
Pour Fogaloge, le coût moyen du logement a atteint les 380.696 DH et le montant moyen des prêts avoisinait les 283.998 DH.

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3 Question à… Ahmed Rahhou, PDG du CIH

Rahhou pdg cih

«Je suis très optimiste pour 2014»

Dans un contexte économique difficile, vous avez pu progresser. Comment s’est faite cette progression?

Il est vrai que les indicateurs de l’économie nationale auraient pu être mieux en termes d’investissements. La croissance au Maroc est bonne, mais c’est une croissance qui, sur le volet non agricole, est plus faible qu’avant. On a progressé en moyenne sur les deux dernières années de 4,5%. Là (en 2013), on est plus proche de 3,5% que de 4%. On espère que la croissance économique reprenne un rythme plus soutenu, parce que c’est ce qui tire toute l’économie. Globalement, pour ce qui est du secteur bancaire dans son ensemble, le niveau d’évolution des crédits et des ressources est toujours positif, ce qui est donc une croissance, mais c’est une croissance qui est plus faible que ce qu’elle était. Ce qui n’est pas notre cas. Nous progressons plus vite… Notre croissance est ainsi le fruit de nos efforts, de notre présence sur le marché et de nos équipes qui travaillent bien… Nous sommes très satisfaits de nos résultats et je suis personnellement très optimiste pour 2014.

Sur les crédits, le CIH n’a pas subi les effets du recul, notamment dans l’immobilier. Cela est-il dû à une éventuelle préparation à la nouvelle loi bancaire?

Il faut préciser à ce sujet que nous avons été extrêmement prudents pour sélectionner nos projets. Il faut savoir que dans l’immobilier, le CIH représente à peu près 10%, globalement. Donc, nous n’avons pas la totalité des crédits chez nous, mais nous voulons rester professionnels et sélectifs et c’est ce que nous faisons. Voilà pourquoi le niveau du risque est tout à fait acceptable pour nous. Quant à la nouvelle loi bancaire, elle ne change pas nos contraintes, puisque les contraintes en matière de coefficient de solvabilité, on les remplit déjà. Nous travaillons cependant sur quelques coefficients, comme la liquidité qui est un coefficient important sur lequel nous sommes relativement satisfaits aujourd’hui et nous pouvons encore améliorer les choses. Sur l’ensemble des indicateurs bancaires, que ce soit les critères de productivité, les critères de production, les critères de compétitivité ou les critères de risques, notre stratégie consiste à être dans les standards du pays, c’est-à-dire dans la moyenne du secteur bancaire. Sur beaucoup de critères, nous sommes même en avance sur d’autres. On a encore du travail à faire. Nous sommes en amélioration permanente et chaque année, nous faisons un pas supplémentaire. Le CIH est en bonne position.

Pour ce qui est de l’Afrique, pourquoi le CIH hésite-t-il encore à franchir le pas quant à son implantation?

Pour aller faire des crédits immobiliers à des particuliers, quand il n’y a ni titre foncier, ni possibilité de restituer les garanties, c’est très difficile. Cependant, nous sommes plutôt sur un travail d’accompagnement de ces pays, afin de développer leurs outils et leur arsenal juridique, créer un cadastre là où il n’existe pas, créer des titres, créer des lois qui protègent et qui permettent l’inscription de l’hypothèque qui protège les banques quand elles prêtent de l’argent… Et ça, beaucoup de pays africains ne l’ont pas encore ou ne l’ont pas beaucoup développé. Donc, tant que ça n’est pas fait, aller faire des crédits aux particuliers est très difficile… C’est dans ce sens et suite aux sollicitations et contacts que nous avons eus avec différents pays et en collaboration avec la CDG, que nous travaillons aujourd’hui sur un processus d’accompagnement et de mise en place de ce qu’il faut. Tout dépendra du temps qu’il faudra pour les décisions politiques des pays concernés… Mais l’ouverture d’agences CIH en Afrique n’est pas pour demain.

Propos recueillis par HD

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