
Le Directeur général de l’Organisation arabe du développement industriel, de normalisation et des mines (AIDSMO), Adel Saker, a plaidé, mercredi à Rabat, pour le renforcement de la coordination arabe dans le domaine de la normalisation.
“La coordination et l’intégration dans le domaine de la normalisation au niveau arabe ont acquis une importance croissante à la lumière des transformations rapides dans les domaines économique, technologique et environnemental”, a affirmé M. Saker, lors de l’ouverture des travaux de la 61e réunion de la Commission supérieure arabe de normalisation relevant de l’AIDSMO .
Ces transformations, a-t-il poursuivi, reposent sur le développement de normes soutenant la durabilité, la transformation numérique, la gouvernance rationnelle, l’intelligence artificielle et le changement climatique, en plus du renforcement de la coopération régionale et internationale, notamment dans les domaines des énergies renouvelables, des réseaux intelligents et de la préservation de l’environnement, en conformité avec les Objectifs de développement durable (ODD).
Il a salué, dans ce sens, l’appui des États arabes qui permettent à l’Organisation de remplir ses missions et d’atteindre ses objectifs, mettant en avant l’importance croissante de la coordination et de l’intégration arabes dans le domaine de la normalisation, face aux mutations économiques, technologiques et environnementales.
M. Saker a précisé que ces orientations constituent un cadre de référence pour l’action arabe commune, confirmant l’importance d’une participation active des pays arabes aux travaux des organisations régionales et internationales de normalisation et de l’alignement des normes arabes sur les meilleures pratiques mondiales, afin de servir les intérêts des États membres et de renforcer la compétitivité de l’économie arabe.
De son côté, le Directeur général de l’Institut Marocain de Normalisation (IMANOR), Abderrahim Taibi, a souligné que cette rencontre s’inscrit dans la continuité des efforts déployés par l’Organisation pour l’unification des normes au niveau arabe.
Il a indiqué que l’adoption de normes harmonisées contribue au développement du commerce, facilite les échanges entre les pays arabes et favorise l’émergence d’une vaste zone économique issue de la mise en œuvre de la Grande Zone Arabe de Libre-échange (GZALE).
Et de noter que le Maroc œuvre à l’harmonisation de ses normes nationales avec les normes arabes afin d’éviter toute entrave aux opérations d’exportation et d’importation, ajoutant que le capital de normes arabes déjà élaborées constitue un acquis important pour l’intégration économique et commerciale régionale.
Pour sa part, Ali Shber Jawad, président de la 61e réunion de la Commission supérieure arabe de normalisation a expliqué que les défis mondiaux actuels, qu’ils soient liés à la technologie, à la transformation industrielle ou à la sécurité des produits, rendent indispensable la poursuite des efforts d’unification des normes, le renforcement des infrastructures de qualité et le développement des capacités nationales dans les pays arabes.
Ainsi, il a appelé à l’adoption de recommandations et de décisions qui renforcent la marche de la normalisation arabe et soutiennent le développement industriel, commercial et économique dans l’ensemble du monde arabe.
Les travaux de cette réunion ont permis d’examiner les activités des organisations partenaires, d’adopter de nouvelles normes arabes, de présenter les résultats des comités spécialisés et d’examiner le programme arabe du halal.
Les travaux de cette 61e réunion a connu la participation de représentants de 20 pays arabes, de la Commission de normalisation du Conseil de coopération du Golfe (GSO), du Secrétariat général de la Ligue des États arabes, de l’Organisation internationale de normalisation (ISO), de la Commission électrotechnique internationale (IEC), de l’American Society for Testing and Materials (ASTM) et de l’Organisation africaine de normalisation (ARSO).
LR/MAP
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