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Hassan El Fad, comédien et humoriste marocain

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Hassan El Fad est un humoriste marocain, né le 24 novembre 1962 à Casablanca. Il est connu pour ses idées innovantes et son caractère peu commun. Lauréat du Conservatoire du théâtre et de musique de Casablanca, il commence sa carrière comme acteur dramaturge pour les chaînes TV, 2M et Al Aoula. Après son premier one-man-show Ninja avec le public, l’acteur se spécialise dans des émissions comiques telles que «Canal 36», «Chaîne Ci BiBi» ou «Chanily TV». En 2005, il présente un autre one-man-show, «Docteur escargot». En 2009, il présente «Hassan O Rbaâto», un show avec de nombreux artistes traditionnels tirés directement de la place de Jamaâ El Fna de Marrakech.

En 2010, Hassan El Fad travaille avec le réalisateur Abdelhak Chaâbi pour créer la série «Fad TV», une parodie de sketchs sur 30 épisodes. Il travaille pour la première fois avec de jeunes comédiens, notamment Badia Senhaji, Fouad Saâd-Allah, Hamid Morchid, Oussama Mahmoud Ghadfi et le chanteur marocain Saïd Moskir. «C’est un parcours assez atypique. Il associe plusieurs disciplines, les arts plastiques et les arts de la scène. Ce sont plusieurs petites vies qui se sont accumulées de fil en aiguille durant 20 années. J’étais professeur d’art plastique, saxophoniste dans un piano-bar; j’ai joué des tragédies au cinéma, j’ai fait des parodies et j’ai peint des tableaux», confie Hassan El Fad. Derrière la succession de toutes ces interprétations, il y a une passion qui est sous le même parapluie.

Donc, un vrai besoin d’expression, un vrai besoin d’amour et d’être aimé, explique-t-il. «Je me ballade d’une spécialité à une autre, je me trouve devant et derrière la caméra, j’ai même fait le régisseur. Je suis passionné par les métiers de la scène, du spectacle et de l’audiovisuel et je suis surtout un homme de théâtre qui travaille sur le style de l’humour», souligne El Fad. Il est un acteur qui s’impose par ses différents travaux et talents. Il est connu par ses idées novatrices qui dévoilent un type d’intelligence. Malgré la crise de la scène artistique marocaine, il est toujours là. «La scène artistique marocaine roule à plusieurs vitesses. Le théâtre recule terriblement et l’audiovisuel prend place. Si je me diversifie, c’est dû à une espèce de sentiment de survie. Parallèlement à ma vie d’artiste, je travaille dans le monde des entreprises et plus précisément dans l’évènementiel», fait remarquer l’humoriste. Mais la scène artistique marocaine est chaotique du fait de la rareté des productions. Il y a surtout une absence quasi totale du spectacle vivant, théâtre opérette… «Et c’est un sérieux problème. Ce recul existe depuis une dizaine d’années au su et au vu des responsables. Le laisser-faire est clair. Pour mon compte, je me sens bien, mais ce n’est pas le cas pour les autres artistes. Il y a des artistes qui souffrent terriblement en silence et certains sont tombés dans l’oubli. Et ils ne sont pas assistés», déplore-t-il.

«L’exubérance de mon travail ne cache pas la réalité. Rien ne se fait au niveau de l’Etat. Comme si l’état est contre la sensibilisation des gens», estime le comédien. «Actuellement, je me penche sur un travail de la ‘‘halka’’ qui sera présenté au Théâtre royal de Marrakech, lors du festival du rire de Marrakech qui se déroulera du 6 au 10 juin. Je viens de terminer une série d’une soixantaine de capsules avec l’artiste algérien Abdelkader Secteur et j’essaie pour la première fois de travailler sur le stand-up ou monologue comique, qui est une forme particulière du one-man-show. C’est un travail autobiographique. C’est aussi un regard décalé de ce qui m’arrive», livre-t-il.

La difficulté de créer est croissante, surtout en période de crise. Le secteur artistique n’est jamais privilégié. Malgré les embuches et les obstacles, la passion d’El Fad pour les arts de la scène est illimitée. Il est sur plusieurs fronts et court d’un travail à un autre. L’art pour lui est un besoin vital. «C’est le masochisme qui me fait aimer ce métier (rires) et qui me pousse à continuer dans ce métier. C’est surtout le plaisir de souffrir», lance un Hassan El Fad jamais très loin de l’auto-dérision.

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