samedi 21 octobre 2017

Stratégie Mohammed VI : Au-delà de la solidarité…

Il n’a échappé à personne que les journaux télévisés du soir ouvrent quasi-quotidiennement leurs éditions sur des projets de la Fondation Mohammed V pour la solidarité. Projets que, tantôt lance, tantôt inaugure, SM Mohammed VI.
Examinons de plus près l’approche qui sous-tend ces activités royales.
Mercredi 24 juin 2015, à Rabat, le Souverain lançait, au quartier Ennahda, les travaux de construction d’un Centre de proximité pour la prise en charge des enfants atteints d’incapacité motrice cérébrale. Ce projet qui sera réalisé par la Fondation Mohammed V pour la Solidarité est totalement ficelé (c’est bien connu, SM Mohammed VI n’accepte de poser la 1ère pierre d’un projet que lorsque sa faisabilité est arrêtée dans ses moindres détails: plans & maquettes, fonctionnement & emplois, garanties de financement…). Ce Centre dédié aux personnes à besoins spécifiques sera construit dans un délai de 12 mois, sur un terrain d’un peu plus de 1.000 m2, pour un investissement global de 5 millions de dirhams.

Ses nombreux services, dont notamment ceux de rééducation-kinésithérapie, d’appui à la scolarisation, ou d’éducation-formation, visent à assurer aux personnes en situation de handicap ou d’inadaptation une meilleure insertion dans le système scolaire, l’environnement social et la vie professionnelle.
En effet, c’est un projet marqué du sceau d’une conception royale de la solidarité, érigée en stratégie… Constat qui se confirme avec les autres projets lancés par le Souverain, dans le même sillage. Qu’il s’agisse des projets lancés à Casablanca, lundi 29 juin et qui seront également réalisés par la Fondation Mohammed V pour la Solidarité (pose de la première pierre de la section régionale du Centre National Mohammed VI des Handicapés et inauguration d’un Centre de formation et d’animation du tissu associatif. Investissement 30 millions de DH)… De ceux lancés samedi 20 juin à Salé (inauguration d’un centre de formation professionnelle et d’insertion des jeunes et pose de la première pierre d’un espace commercial dédié à la micro-entreprise solidaire. Investissement 19 millions de DH)… Ou d’autres encore…
Cette conception royale de la solidarité, déclinée en une stratégie aujourd’hui claire, repose sur trois ou quatre postulats fondamentaux.
1er postulat. La solidarité avec les démunis doit dépasser les dons et l’assistanat, pour se traduire en un accompagnement structuré, visant l’insertion socio-professionnelle de ces démunis et leur auto-prise en charge, selon l’idée que la charité les sauvera un jour, la formation-insertion les sauvera toujours. D’où le «chantier de règne» de l’INDH, lancé par le Souverain en 2005 et dont le modèle inspire, au-delà des frontières.
2ème postulat. La solidarité doit profiter aux plus défavorisés. Et les plus défavorisés sont les citoyens à besoins spécifiques, notamment ceux souffrant d’handicaps. Bien avant qu’il n’accède au Trône, SM Mohammed VI était connu pour porter une attention particulière à cette catégorie de la population. C’est ainsi que, sous sa présidence effective, a été créée la Fondation Mohammed V pour la solidarité (1999). Arrivé à la tête du pays, le Souverain en a affiné et développé la mission dont on voit désormais les nombreux accomplissements ; que ce soit au niveau des actions humanitaires, des actions sociales, ou celles de développement durable: les 3 champs d’action où opère la Fondation.
3ème postulat. La solidarité doit, dans un souci de pérennité, s’exercer dans le cadre de structures solides et de haut niveau. Les projets de complexes intégrés, réalisés ou à réaliser par la Fondation, répondent tous (et même de mieux en mieux) à cette exigence.
4ème et dernier postulat. La solidarité est l’affaire de tous. Le Souverain est l’initiateur de cette stratégie qu’il applique et suit, pas à pas, en personne. Mais il tient à ce que les secteurs publics et privés, ainsi que la société civile, y soient associés. La Fondation Mohammed V rassemble, en elle et autour d’elle, toutes les actions citoyennes.
In fine, c’est un moyen subtil et efficace de redistribution des richesses, les plus nantis contribuant à la réalisation de projets au profit des moins nantis. Mais aussi –et c’est une nouvelle dimension des projets de la Fondation Mohammed V pour la solidarité- un moyen d’aider l’Etat à résoudre, ne serait-ce que partiellement, la problématique de l’emploi. Dans les projets de la Fondation, les jeunes qui n’avaient aucune chance au départ sont formés à des métiers demandés sur le marché, ou répondant aux besoins des grands chantiers réalisés ou en cours de réalisation.
On le voit, au-delà de la solidarité, la stratégie royale se fixe des objectifs soigneusement pensés et pesés, qui sont loin d’être circonstanciels.

Bahia Amrani

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