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Carte d’identité au Maroc | Voici les caractéristiques de la nouvelle génération de CNIE

Carte d’identité au Maroc | Voici les caractéristiques de la nouvelle génération de CNIE

Au Maroc, il fut un temps où pour obtenir une  Carte d’Identité Nationale (CIN), il fallait s’armer de beaucoup patience. Mais surtout, avoir un «piston», une connaissance bien placée au sein de l’administration, pour espérer obtenir cette pièce maîtresse dans des délais raisonnables.

Depuis quelques années, la délivrance de la Carte d’Identité Nationale se fait le plus rapidement possible. En général le délai pour obtenir ce document clé qui permet à tout citoyen de justifier son identité et sa nationalité marocaine, ne dépasse pas une semaine, parfois moins.

En 2008, la 1ère carte d’identité électronique 

En 2008, la Direction Générale de la Sûreté Nationale (DGSN), mettait en circulation un nouveau titre identitaire sécurisé qui vise la protection du citoyen contre toute éventuelle falsification et usurpation de son identité. Baptisée Carte Nationale d’Identité Electronique (CNIE), ce document officiel permettrait à tout citoyen de justifier son identité et sa nationalité marocaine. Lors de son lancement, le 1er avril 2008, la CNIE était obligatoire à l’âge de 18 ans et avait une durée de validité de 10 ans.

A l’affût des nouvelles technologies 

Les développements technologiques ont fait que les techniques de fraude ont évolué, notamment en ce qui concerne la falsification des pièces d’identité pas seulement au Maroc, mais dans tous les pays du monde. Face à cela, le Maroc se devait d’agir. C’est ainsi que l’Etat, à travers le ministère de l’Intérieur et la DGSN, a mis les bouchées doubles dans le but de barrer la route aux falsificateurs de tout document officiel, notamment la Carte d’Identité Nationale. Dans ce cadre, la nouvelle CNIE lancée au Maroc, présente plusieurs avantages.

Les particularités de la nouvelle CNIE

Ainsi, la nouvelle CNIE renferme tout un système de sécurité à la pointe de la technologie. Il s’agit notamment d’une puce renfermant les données figurant sur le recto et le verso de la carte, la photographie du titulaire ainsi que deux empreintes digitales sous un format crypté sécurisé. En outre, la CNIE dispose d’un code à barres imprimé sur le verso contenant des données imprimées relatives à son détenteur.

La nouvelle CNIE, simplifie les procédures administratives car elle dispense le citoyen de présenter des documents officiels tels que l’extrait d’acte de naissance, le certificat de résidence, de vie et de nationalité. Ce document officiel permet également la simplification de la procédure d’établissement du passeport biométrique. Sur le volet de la simplification des procédures, entre autres nouveautés de la nouvelle Carte d’Identité Nationale Electronique, le ministre de l’Intérieur Abdelouafi Laftit, s’est longuement exprimé, devant la Commission de l’Intérieur, des collectivités territoriales, de l’Habitat et de la Politique de la ville, à la Chambre des représentants.

En vertu du projet de loi 04.20

Dans son exposé, mercredi 17 juin 2020, Laftit a énuméré les nouveautés et mis en avant les possibilités qu’offre la nouvelle Carte d’Identité Nationale Electronique à son détenteur, en vertu du Projet de loi 04.20 relatif à la nouvelle CNIE. Ainsi et outre le fait qu’elle soit dotée d’une puce électronique plus performante, permettant d’inclure des données supplémentaires comme l’adresse mail, le nom et le numéro de téléphone de la personne à contacter en cas d’urgence, la nouvelle CNIE permet un accès sécurisé aux services numériques des établissements publics, tout en protégeant les données personnelles. En effet, la Direction Générale de la Sûreté Nationale a veillé à intégrer les dernières nouveautés technologiques à cette Carte, afin qu’elle soit la plus sécurisée possible.

Comme indiqué par le ministre de l’Intérieur, avec ses caractéristiques de sécurité avancées, la nouvelle génération de CNIE, qui sera d’ailleurs délivrée également aux mineurs sans prendre en considération le facteur d’âge, constitue une passerelle rapide et sûre vers les services en ligne dans un monde de plus en plus connecté, où le défi principal demeure la sécurité des transactions et la protection des données personnelles, a ajouté le ministre. Ce niveau de sécurité élevé permettra, en outre, aux fournisseurs de services de s’assurer de l’identité des demandeurs, et de déployer ainsi de nouveaux services numériques sans nécessiter le déplacement des citoyens.

Des sanctions sont prévues…

Le texte prévoit également une série de sanctions. Par exemple, les personnes âgées de 16 ans révolus, n’ayant pas déposé une demande pour l’obtention de la CNIE devront s’acquitter d’une amende de 300 à 400DH. Il en sera de même pour les personnes qui n’auraient pas renouvelé leurs cartes. Celles-ci devront payer une amende de 200 à 300DH. En outre, obligation est faite aux titulaires de se déplacer avec leurs cartes d’identité à tout. Tout citoyen qui n’aurait pas sa carte sur lui devra s’acquitter d’une amende de 100 à 150DH.

Une conception 100% marocaine

La conception de cette nouvelle CNIE, création purement marocaine, est le fruit de l’étude d’un ensemble de technologies nouvelles dans le domaine afin de mettre en place une carte qui reflète l’identité du Maroc et répond aux besoins aussi bien des citoyens que des différents organismes publics. Fabriquée en polycarbonate, matériau solide connu pour sa durabilité, offre des nouveautés dont la lecture électronique par le biais d’un simple lecteur standard, un scanner ou via les téléphones mobiles supportant la technologie NFC, afin de fluidifier les services et protéger les citoyens des lourds désagréments pouvant être causés par les erreurs de saisie. Les Marocains ont admiré comment les agents de la circulation, procédaient à la lecture électronique via leurs smartphones, des informations contenues dans les Cartes d’Identité électroniques des automobilistes dans le cadre des efforts déployés par le Maroc pour faire respecter l’état d’urgence sanitaire.

Tifinagh sur les CNIE: la DGSN explique

La polémique a fait rage dans les milieux associatifs amazighs. Et pour cause, le projet de loi 04.20 portant sur l’adoption par le Maroc d’une nouvelle génération de cartes nationales d’identité électroniques. Dans le texte, il est spécifié que les caractères latins et arabes sont les seuls en vigueur pour renseigner le nom, prénom et autres informations concernant le porteur. La DGSN a réagi, en expliquant que l’adoption de ces deux caractères à titre exclusif répond à des considérations purement techniques. En effet, précise la DGSN, le Maroc ne peut actuellement émettre de cartes d’identité en Tifinagh pour la simple raison que les documents nécessaires à leur production ne sont pas émis dans ce caractère. Il s’agit notamment des actes de naissance et des livrets d’état civil.

Précisons enfin que les personnes dont la Carte Nationale biometrique est toujours valide, ne sont pas tenues d’en faire la demande de renouvellement, sauf s’ils souhaitent profiter des services et nouveautés qu’offre la nouvelle CNIE.

ML

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