dimanche 17 décembre 2017

Violence dans les universités : Oral de Hassad à la Chambre des conseillers

Hassad maroc 2014

Il était très détendu et visiblement satisfait des résultats des efforts déployés par son département, conformément aux directives royales, pour remettre en marche l’approche sécuritaire, affronter sévèrement les actes criminels que connaissent certains espaces universitaires et le phénomène «Charmil» et combattre la «chicha» dans les cafés et la consommation abusive de psychotropes venus d’Algérie. Le ministre de l’Intérieur, Mohamed Hassad, a donc répondu aux Conseillers lors d’un vrai oral, à l’occasion de la séance des questions orales du mardi 7 mai 2014.

Retour au calme

La violence dans certaines des universités marocaines et l’assassinat de l’étudiant Kaïdi El Hassnaoui ont servi d’introduction à un débat serein, loin de toute surenchère politique ou partisane, prenant en compte uniquement le nécessaire retour au calme dans l’espace universitaires et la sensation de sécurité chez les Marocains. Rappelant que nos universités ont été, dans un passé récent, une aire de liberté et de créativité, les conseillers ont été unanimes à réclamer la fin du discours de l’extrémisme et de celui de la marginalisation qui présentent une sérieuse menace pour la sécurité et la sérénité de la nation. Ils se sont ainsi donné le mot lors de cet oral. «Ce serait absurde et irresponsable d’exploiter l’incident de l’assassinat de l’étudiant El Hassnaoui (université de Fès) à des fins politico-politiciennes», ont-ils assuré, rappelant que le discours extrémiste vient d’ailleurs et n’a rien à voir avec les traditions et valeurs marocaines, chiffres à l’appui.
Le ministre de l’Intérieur, évoquant la violence dans l’université marocaine, a précisé que, sur trente universités, seules cinq connaissent des troubles. Il s’agit de celles de Marrakech, de Fès, de Kénitra, de Martil et, dans une moindre mesure, de Taza. Agadir a connu depuis le début de cette année vingt cas de violence ayant causé 10 blessés dans les rangs des forces de l’ordre et abouti à l’arrestation de 27 étudiants, dont 11 sont toujours détenus et seront traduits en justice. A Taza, a encore dit le ministre Mohamed Hassad, un groupuscule continue d’empêcher 2.000 étudiants de reprendre le chemin de l’université et la reprise de leurs cours. «Nous ferons le nécessaire pour revenir à la normale », a-t-il assuré.

Un abri pour les criminels

Quand SM le Roi Mohammed VI a pris connaissance de cette situation, il a donné ses directives afin de prendre les mesures qui s’imposaient. Des concertations ont alors eu lieu entre le ministre de l’Intérieur, celui de l’Enseignement supérieur et des responsables universitaires et locaux. Des réunions qui s’imposaient, parce que les étudiants considéraient que l’enceinte de l’université étaient devenue, à l’instar d’«Al Haram Acharif», un endroit pour se réfugier et où aucune force ne peut pénétrer pour les déloger. Ainsi, l’université, au lieu d’être un lieu de culture et d’apprentissage, s’est transformée par la volonté de ces groupuscules en abri pour les criminels. Il a donc été décidé unanimement de permettre aux Forces de l’ordre -et sur leur propre initiative- d’intervenir le plus tôt possible chaque fois que la sécurité et l’ordre public sont menacés, pour assurer la protection des vies humaines et des biens.
Comme réponse à ce diagnostic, les conseillers ont été unanimes à saluer la vigilance des autorités publiques et rappelé que l’approche sécuritaire devrait être soutenue par une approche de développement. Ils ont appelé à une sévère riposte qui extirperait la violence et l’extrémisme en se basant sur une bonne gouvernance sécuritaire. Le ministre Hassad à répondu favorablement à cet appel pour relancer l’organisation estudiantine marocaine… Il reste, a-t-il dit, à en fixer les modalités.
Psychotropes et Chichas ont aussi été au menu…

Mohammed Nafaa

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Le dépistage vous guette : Conducteurs évitez cannabis et alcool au volant


Tout comme la vitesse, au Maroc, la consommation d’alcool et de drogues au volant accroit la probabilité d’accidents. Aussi les conducteurs devront à l’avenir prendre garde et être plus vigilants, car l’alcootest (testeur du taux d’alcool) fera dans les semaines à venir partie du paysage et les conducteurs pris en flagrant délit seront sévèrement sanctionnés. L’annonce en a été faite par Mohamed Najib Boulif, ministre délégué auprès du ministre de l’équipement, du transport et de la logistique, à l’ouverture d’un séminaire à Rabat sur le thème «les dangers liés à la consommation de la drogue et à l’alcool au volant», organisé par le comité de prévention des accidents de la circulation (CNPAC), en collaboration avec le centre hospitalier Marne-La-Vallée en France et sous le parrainage du ministère de tutelle.

MN

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