lundi 23 octobre 2017

Maroc-France : Le symbolique et le concret

Dejeuner offert par roi du maroc a delegation franaise septembre 2015

La visite effectuée par le président François Hollande au Maroc (Tanger), le week end du 19-20 septembre, a doublement marqué les esprits.
D’abord, par ce qu’elle a comporté de symbolique.
Les petits et grands gestes qui ont, d’une part, prouvé que le chapitre de la brouille était définitivement clos et, d’autre part, montré de façon encore plus éclatante le caractère exceptionnel des relations maroco-françaises.
La petite virée nocturne du Roi, conduisant lui-même sa voiture, avec sur le siège passager son invité de marque, le Président français, a fait le buzz. Mais il n’y a pas eu que cela…

Tout le long de la visite, qui a été ponctuée de rencontres en comité réduit, de réceptions conviviales et d’activités atypiques (comme le fait pour les deux chefs d’Etat de prendre le train pour se rendre à Tanger Med), il se dégageait un petit air de retrouvailles quasi-familiales.
Mais il y avait aussi du concret. Beaucoup de concret, tant sur le plan économique que sur le plan politique.
La France, tantôt talonnée, tantôt dépassée par l’Espagne, perd du terrain au Maroc, sur le plan commercial. Cela fait trois ans que la France enregistre un déficit commercial avec le Maroc, tandis que l’Espagne occupe la 1ère place à ce niveau. Il était bon de redonner de bons signaux à la coopération économique des deux pays.
A Tanger, François Hollande a pu voir l’excellence des chantiers où interviennent les fleurons de l’industrie de son pays, notamment le chantier TGV…
Sur le plan politique, outre les questions strictement bilatérales discutées entre les deux chefs d’Etat, c’est bien sûr la lutte contre le terrorisme qui était au cœur de l’attention… La coopération judiciaire étant rétablie, la coopération antiterroriste peut en effet être développée sur tous les fronts, notamment celui de la diffusion de l’Islam tolérant. D’où, l’accord pour la formation d’imams français au Maroc, à l’Institut Mohammed VI (une cinquantaine chaque année).
Enfin, il y a eu un échange important qui ne peut être oublié. Il concerne l’environnement, le climat et la COP 21 (Conférence des Nations unies sur les changements climatiques) qui doit se tenir à Paris, en décembre prochain. D’autant que le Maroc doit accueillir à son tour la COP 22, en 2016 (le Maroc qui a déjà abrité la COP 7 en 2001, à Marrakech).

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