lundi 23 octobre 2017

Maroc-Espagne : La vision de Fadel Benyaich

Fadel benyaich et Carmen crespo seville decembre 2014

La vision de l’ambassadeur du Maroc en Espagne peut tenir en une seule formule: «tisser des liens, horizontaux et verticaux, entre les deux pays, à tous les niveaux, tant politiques, qu’économiques, ou sociaux». Détails.

Lors de la visite d’une délégation de responsables de médias marocains, à Madrid, au début du mois de décembre, l’ambassadeur du Maroc en Espagne, Fadel Benyaïch (qui a reçu la délégation pour un dîner-débat), a confié à ses invités, l’assaillant de questions sur son action chez le voisin ibérique, quelques-uns des objectifs qu’il s’est assignés et les grandes lignes du plan d’action qu’il compte mettre en œuvre.
Nommé ambassadeur du Maroc en Espagne, en février dernier (2014), Fadel Benyaich est, dans ce poste, aussi à l’aise qu’un poisson dans l’eau. De mère espagnole (ayant même la double nationalité, jusqu’à ce qu’il ait dû y renoncer, à sa nomination, pour des raisons d’incompatibilité avec l’immunité diplomatique), il maîtrise totalement la double culture de ses parents (son père, le Dr Benyaich, était le médecin de feu SM Hassan II).
Ami d’enfance et compagnon d’études de SM Mohammed VI, il a toujours –malgré sa totale discrétion- gardé un œil sur l’Espagne.
Aujourd’hui qu’il a pour tâche officielle de gérer les liens entre les deux pays, il s’y attèle avec le grand avantage de bien connaître le terrain.
Aussi, sa vision est simple: multiplier les passerelles entre les rives du détroit de Gibraltar. Pas seulement au niveau des décideurs politiques, mais aussi –énorme défi- au niveau des populations, de la société civile, des médias… Autre idée-phare de Fadel Benyaich: ne pas se contenter de tisser ces liens entre les capitales uniquement, ni même entre les seules grandes villes, mais entre toutes les zones géographiques de l’Espagne et du Maroc. Des liens horizontaux et verticaux tous azimuts !

Etant à la tête de la Fondation Amouggar –qui organise et préside aux destinées du Moussem de Tan Tan, au Sahara (Moussem inscrit au Patrimoine culturel immatériel de l’humanité, par l’Unesco en 2008, ayant fêté en juin dernier sa dixième édition), F. Banyaich utilise déjà cette «recette» qui lui permet de réunir des personnes de tous horizons pour un échange culturel et humain créateur de liens d’amitié durables. Au cours des années précédentes, plusieurs Espagnols ont d’ailleurs été invités au Moussem de Tan Tan, l’un des conseillers du comité d’organisation étant le bien connu explorateur espagnol, Kitin Munoz.
Pour autant, Fadel Benyaich ne se fait aucune illusion sur la difficulté de sa tâche. Mais il entend optimiser au maximum le peu de moyens dont il dispose et, surtout, y mettre toute l’énergie dont il est capable.
Une énergie qui lui est déjà reconnue en Espagne et qui vient de lui valoir une distinction. Le 11 décembre dernier, il recevait, à San Cristobal de la Laguna (Nord de l’île de Ténérife, dans l’archipel des Canaries), le prix «Tribuna Forum pour la Coopération, année 2014». Ce prestigieux think-tank espagnol, «Tribuna Forum», dédié au dialogue, lui a décerné ce prix pour –entre autres- «son excellent travail», «son engagement en faveur de la promotion des relations maroco-espagnoles», «sa défense de la solidarité et de l’égalité des peuples»…
De retour des îles Canaries, Fadel Benyaich a mis, cette semaine son concept en pratique. Il a eu, lundi 15 décembre, à Séville (Sud de l’Espagne), des entretiens avec la déléguée du gouvernement espagnol en Andalousie, Carmen Crespo, au cours desquels les deux parties ont passé en revue les relations entre les deux Royaumes et plus précisément entre le Maroc et la région autonome d’Andalousie. Coopération et partenariat économique, notamment en matière d’agriculture, de pêche, de tourisme et d’investissements au Maroc- ont été évoqués, avec la promesse de mener une réflexion conjointe afin d’insuffler à cette coopération une nouvelle dynamique.
Le lendemain, 16 décembre, c’était au tour de la présidente du gouvernement autonome d’Andalousie, Susana Diaz Pecheco, de recevoir Fadel Benyaich. Une rencontre (avec cette responsable que SM Mohammed VI avait reçue en septembre dernier) qui a permis d’évoquer, une nouvelle fois, les moyens pouvant développer les relations bilatérales. Il a été décidé de tenir, en février prochain, dans la ville de Séville, une rencontre entrepreneuriale entre des hommes d’affaires andalous et marocains.
Le plan d’action est en marche !

BA

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