dimanche 20 août 2017

Education : C’est le ministre qui le dit !

Rachid belmokhtar ministre education maroc

L’école absorbe 27% du budget général de l’Etat, le plus important avec ceux de l’armée et de la Santé. Et pourtant, la situation des écoles marocaines est alarmante. Lors d’une conférence organisée, samedi 21 mars à Salé, à l’occasion de l’inauguration du nouveau siège du Centre culturel Abou Bakr Kadiri, du nom de l’ancien dirigeant istiqlalien signataire du Manifeste de l’indépendance du 11 Janvier 1944, le ministre en charge de ce département depuis deux ans, Rachid Belmokhtar (photo), a regretté «la situation déplorable» du système éducatif au Maroc où 76% des élèves ne maîtrisent «ni la lecture, ni l’écriture après les quatre premières années de leur scolarité», a-t-il regretté. Le ministre a rappelé que l’école marocaine est confrontée actuellement à trois problèmes majeurs: le niveau de formation et de compétences du professeur, l’éthique et la gouvernance. A cette occasion, il a suggéré une série de mesures à entreprendre d’urgence.

Il s’agit notamment de veiller à ce que l’élève sache lire, écrire et compter au bout de trois ans du cycle primaire, d’instaurer une meilleure méthode de notation et d’admission d’un cycle à un autre, de fusionner la formation professionnelle à l’enseignement classique et de valoriser l’enseignement des langues étrangères. Le ministre a aussi proposé que la durée de formation des professeurs soit portée à trois ans au lieu d’un an actuellement. Il a rappelé que 30.000 enseignants ont été intégrés dans le circuit de l’enseignement «sans aucune formation» et que 40.000 autres n’ont toujours pas réussi l’examen de capacité, une épreuve devant pourtant couronner la fin des études dans les Centres pédagogiques régionaux (CPR).
Lors de cette rencontre, l’ancien ministre de la Culture, Mohamed Achaari, a déclaré que le Maroc ne produit que vingt romans par an, contre cinq cents ouvrages en France. «Avec ses 15.000 professeurs universitaires et ses 600.000 étudiants, le Maroc n’arrive à vendre que 600 exemplaires seulement par livre chaque année», a conclu le poète Achaari.

BEK

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