dimanche 20 août 2017

Alliances-Banque Mondiale : Belmaachi explique…

Karim Belmaachi alliances

Entretien avec Karim Belmaachi, Directeur Général du Groupe Alliances

Voilà pourquoi la Banque Mondiale…

En marge de la signature du partenariat d’Alliances avec la SFI, Karim Belmaachi, DG du groupe marocain, explique au Reporter les motivations du choix de son groupe par la Banque Mondiale, ainsi que les fondements et l’état actuel d’Alliances. Entretien.

L’implication de la SFI est due à l’attractivité du modèle économique du Groupe Alliances. Quelles sont les spécificités de ce modèle?

En priorité, ce qui a intéressé la Banque Mondiale, c’est surtout l’industrialisation du processus de logement social. Aujourd’hui, nous produisons, pour cette année, quelque 13.000 logements sociaux, et c’est déjà un rythme très important qui fait de nous des leaders de ce secteur. Donc, c’est ce business-modèle de production de logements sociaux qui les intéresse. Ce Business-modèle de développement, nous l’avons dupliqué sur l’Afrique et cela les intéresse aussi. Mais il y a également, à mon sens, ce fait que nous sommes peut-être le seul groupe immobilier et hôtelier intégré, au Maroc. Nous sommes à la fois dans la construction, puisque nous avons des filiales dans le domaine de la construction et de l’infrastructure, nous sommes aussi dans la maîtrise d’ouvrage délégué, la construction d’hôtels, nous sommes promoteurs dans tous les créneaux d’activité allant du social jusqu’au grand luxe, comme c’est l’exemple avec Al Maaden… Nous sommes donc dans toute la chaîne de valeurs… Nous sommes ainsi l’un des rares opérateurs à être entièrement intégré au niveau de l’activité immobilière et touristique.

On parle aussi de pérennité de croissance, comment celle-ci s’opère-t-elle?

La pérennité de croissance veut dire qu’aujourd’hui, nous avons sécurisé un chiffre d’affaire sur un certain nombre d’années ; nous avons sécurisé une assiette foncière importante sur l’ensemble du pays ; nous avons des fonds propres conséquents qui nous permettent d’assurer un développement. Donc, tous ces facteurs nous permettent d’avoir de la visibilité dans nos interventions dans le secteur, aussi bien pour le logement social que pour l’intermédiaire, ou les infrastructures et le bâtiment où le marché est encore là, devant nous et où il y a d’énormes besoins au Maroc. C’est donc ce qui assurera la pérennité du Groupe à l’avenir, compte tenu de la forte demande qui existe dans ce secteur.

Le travail est-il donc axé sur le développement et la croissance du groupe, ou plutôt sur la création d’un modèle attractif qui pourra drainer des investissements du genre de celui de SFI aujourd’hui?

En fait, nous élaborons notre Business-modèle et s’il intéresse les investisseurs étrangers qu’ils viennent. Mais ce n’est pas notre vocation de faire un business-modèle adapté aux étrangers pour qu’ils viennent… Notre Business-modèle est plutôt adapté à ce qu’attend le marché financier marocain de notre rentabilité, nous sommes cotés à la Bourse de Casablanca et donc, les gens attendent un retour sur leur investissement, c’est ça la priorité.

Concrètement, comment se porte aujourd’hui le Groupe Alliances ?

Je pense que, déjà, par ce fait que la Banque Mondiale rentre chez nous, cela veut dire que le groupe se porte bien. Si le groupe se portait mal la BM n’aurait pas pris de participation chez nous. Ils ont fait toutes les investigations possibles et imaginables, parce qu’il y a beaucoup de rumeurs sur les entreprises immobilières, sur le secteur, sur les immobilières endettées… etc. Il est vrai que nous sommes endettés, mais notre dette a une contrepartie. On n’est pas endetté en l’air… On est endetté, mais en face, nous avons du foncier à développer ou qui est en train d’être développé, nous avons des projets… Donc, cette entrée de la BM est la preuve que le Groupe est en bonne santé…

Pour 2014 que réserve encore le groupe Alliances?

Au fait, nous restons sur le business plan que nous avons annoncé. La conjoncture est difficile certes, mais nous nous veillons effectivement à respecter nos engagements vis-à-vis du secteur financier…

Et Sur le plan africain, des nouveautés peut-être?

Pour l’Afrique nous sommes focalisés sur 3 pays, la Côte d’Ivoire où nous avons concrètement démarré le chantier avec 1.500 logements sur un total de 14.000 logements que nous devons faire. Le Congo Brazzaville, où nous nous préparons à démarrer l’année prochaine et le Sénégal où on démarrera au plus tard en 2014. Entre temps, nous préparons des opérations de prospection, mais on le fera progressivement dans le temps… Le temps de digérer l’ensemble de ces opérations.

Propos recueillis par Hamid Dades

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