lundi 20 novembre 2017

Migration : Retraite régionale, au Maroc, pour une vision africaine

Le Maroc a organisé, du 30 octobre au 1er novembre 2017 à Skhirat, une Retraite Régionale africaine sur la Migration. Objectif, une feuille de route pour l’UA.

Cette rencontre, une première dans les relations interafricaines, s’inscrit dans le cadre du mandat panafricain pour la migration confié à SM le Roi Mohammed VI. Elle fait également suite au projet d’un Agenda africain pour la migration. Ladite Retraite vise à entamer les concertations, afin de décliner cet Agenda en une feuille de route.

Les Africains en retraite à Skhirat

Onze ministres des Affaires étrangères, des ministres d’Etat et des vice-ministres de pays africains, les représentants de l’Union Africaine, COMESA, CEMAC, CEDEAO et UMA, la représentante personnelle du Secrétaire général de l’ONU pour la Migration, Pacte ONUDC, HCR-QIM, Pacte-Mondial, universitaires, centres de recherches et la société civile ont travaillé sur la migration, à Skhirat, du 30 octobre au 1er novembre 2017.

Coordonner l’action de l’UA

Dans son discours d’ouverture de la Retraite Régionale africaine sur la Migration, Nacer Bourita, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération étrangère, a rappelé que c’est à la demande du Président de l’UA, Alpha Condé (République de Guinée), que SM Mohammed VI a accepté de coordonner l’action de l’UA sur la thématique structurante, transversale et très importante de la migration.

Le Souverain a, en effet, présenté aux chefs d’Etat africains une note préliminaire qui définit une vision, pour un agenda africain pour la migration, avant de remettre ce document étoffé au prochain Sommet de l’UA 2018.

Etape préparatoire

Cette Retraite qui a suscité des questionnements de la part des Médias, le chef de la diplomatie marocaine a estimé qu’elle constitue une étape préparatoire de la conférence inter-gouvernementale à venir, alors que les conclusions qui en découleront serviront de base à cette dernière. Fortement imprégné d’africanité, le ministre Nacer Bourita a assuré que le rendez-vous de Skhirat est profondément et essentiellement africain et s’appuie sur la conviction d’un destin commun et d’une capacité collective de relever les défis que traverse le continent. Ainsi, l’année 2018 constitue une année de la migration par excellence.

Parler d’une seule voix

Pour Nacer Bourita, l’Afrique doit parler d’une seule voix et imposer son agenda. L’Afrique décomplexée est une Afrique qui s’assume, remplit ses obligations envers ses citoyens et ses partenaires, pèse sur les débats et ne se contente plus d’être l’objet de conférences internationales, mais d’en être un véritable acteur. «Nous refusons de nous résigner devant n’importe quelle fatalité qui frapperait notre continent. Des solutions fermes, novatrices et adaptées sont à portée de main, à nous de les saisir. C’est ici et aujourd’hui que se joue notre avenir commun», a précisé le ministre Bourita.

Nouvelle politique de migration

Depuis 2013, le Maroc a lancé une nouvelle politique dans le domaine de la migration. Cette politique a d’ores et déjà donné des résultats très positifs qui sont, aujourd’hui, une source d’inspiration pour un grand nombre de pays. L’année 2018 connaîtra, pour sa part, beaucoup d’échéances internationales et multilatérales où la question migratoire sera au cœur des débats. Il s’agit du Sommet euro-africain (novembre 2018) et du Dialogue de haut-niveau sur la migration, organisé par les Nations Unies en 2018. Il y aura aussi le Forum global sur la Migration et le Développement qui tiendra sa prochaine conférence au Maroc (2018). L’Afrique doit aussi se préparer, a souligné le ministre des Affaires étrangères, pour se faire entendre. «L’Afrique doit se préparer à ces échéances, en parlant d’une seule voix et en développant sa propre vision», a-t-il insisté.

L’on se souvient  que le document qu’avait présenté SM le Roi Mohammed VI aux chefs d’Etat africains, en juillet 2017, a essayé justement de décliner cette vision, d’abord en contestant quelques stéréotypes et, ensuite, en développant une vision à quatre niveaux.

La Retraite de Skhirat

C’est donc autour de cette vision que les débats se sont articulés, deux jours durant à Skhirat, dans le cadre de cette Retraite. Après, il y aura une réunion interministérielle formelle, pour que les Africains s’approprient cette vision et l’enrichissent et pour qu’ils puissent, chemin faisant, la défendre.

Et que plane l’esprit de Skhirat!

En conclusion, le chef de la diplomatie marocaine a émis le vœu que l’esprit de Skhirat, qui a permis aux frères libyens d’aller vers le consensus, puisse planer aussi sur les débats constructifs, pour privilégier une vision africaine.

Skhirat, DNES: Mohammed Nafaa

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