Sahara | Le Gabon réitère son soutien au plan d’autonomie, appelle à la reprise des tables rondes

Le Gabon a réaffirmé, devant les membres du Comité des 24 (C24) de l’ONU, son soutien au plan d’autonomie marocain qui offre des perspectives “crédibles et rassurantes” pour clore définitivement le différend régional autour du Sahara.

“Le Gabon salue et encourage l’initiative marocaine d’autonomie, car elle présente des perspectives crédibles et rassurantes permettant non seulement de mettre fin à l’impasse politique actuelle, mais aussi de parvenir à une solution politique acceptable et négociée”, a souligné la représentante du Gabon lors du séminaire régional du C24 pour le Pacifique qui se tient à Bali en Indonésie (24-26 mai).

Elle a, dans ce cadre, souligné que plus d’une centaine de pays ont marqué leur soutien au règlement du différend proposé par le Royaume, relevant que le plan marocain bénéficie d’un fort soutien international, notamment celui du Conseil de sécurité dont les résolutions successives ont toujours affirmé la crédibilité de cette initiative.

La diplomate gabonaise a, par ailleurs, salué les efforts de l’Envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU pour le Sahara, Staffan de Mistura, qui “œuvre incessamment en faveur de la relance du processus politique sous les auspices exclusifs des Nations Unies”.

“Son engagement pour la réussite de sa mission se distingue à travers les visites qu’il a effectuées, au cours de l’année 2022, au Maroc, en Algérie, en Mauritanie et dans les camps de Tindouf, ainsi qu’à travers les consultations bilatérales informelles qu’il a menées durant le mois de mars” dernier, a-t-elle indiqué.

Elle a fait observer que ce regain diplomatique est un “signe encourageant” qui appelle à la reprise du processus des tables rondes autour des quatre participants, en l’occurrence le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et le “polisario”, exhortant toutes les parties à s’engager tout au long de ce processus, dans un esprit de compromis, en vue de parvenir à une solution politique au différend régional sur le Sahara marocain, tel que recommandé par les résolutions du Conseil de sécurité.

La représentante du Gabon a, en outre, souligné l’évolution positive de la situation sur le terrain, notant que sur le plan politique, des représentants du Sahara marocain, réélus démocratiquement lors du scrutin de septembre 2021, participent désormais aux différents séminaires régionaux du C24, y compris celui qui se tient actuellement à Bali. “C’est un fait marquant qui mérite d’être relevé”, a-t-elle insisté.

Sur le plan socio-économique, le Maroc déploie des efforts permanents pour l’amélioration des conditions de vie des populations des provinces du Sud, a-t-elle encore indiqué, signalant que le Nouveau modèle de développement des provinces du Sud, lancé en 2015, a fortement impacté à la hausse les indices de développement humain dans cette région.

“A l’évidence, ces progrès socio-économiques renforcent la coopération internationale dans la région”, alors que près d’une trentaine de pays, de toutes les régions du monde, ont ouvert des consulats généraux à Laâyoune et Dakhla. “Je me réjouis que mon pays le Gabon en fasse partie”, s’est-elle félicitée.

Évoquant le domaine des droits de l’Homme, la représentante du Gabon a salué les réalisations “substantielles” du Maroc en la matière, citant notamment le renforcement du rôle des commissions régionales du Conseil national des droits de l’homme à Laâyoune et à Dakhla, la coopération bilatérale avec le Haut-commissariat aux droits de l’homme, les organes conventionnels et les procédures spéciales du Conseil des droits de l’homme.

“Ces efforts ont été salués par les résolutions du Conseil de sécurité, notamment la résolution 2654”, a-t-elle tenu à rappeler.

La diplomate a, de même, encouragé le Maroc à poursuivre le respect du cessez-le-feu et sa coopération avec la MINURSO, en appelant toutes les autres parties à faire de même dans l’intérêt de la sécurité et de la stabilité de toute la région.

Elle a, par ailleurs, souligné que son pays demeure “préoccupé” par la situation des populations des camps de Tindouf, en particulier des femmes et des enfants, estimant que le respect de leurs droits fondamentaux est une exigence qu’il importe de ne pas oublier.

LR/MAP

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