Rapport 2012 du CESE L’éducation, la régionalisation et le reste…

Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) considère que l’éducation demeure le principal facteur qui handicape le développement humain à l’échelle nationale.

Conseil economique social et environnemental

Fraîchement nommé (le 2 août 2013) par SM le Roi Mohammed VI à la tête du CESE, l’ex-ministre de l’Économie et des Finances, Nizar Baraka, s’est illico saisi des affaires de ce Conseil et attelé à s’acquitter de sa nouvelle mission: renforcer l’institution dont il a désormais la charge en tant qu’instance consultative indépendante et force de proposition.

Études et suivi

Les hommes changent, mais également les styles. Nizar Baraka a l’ambition de mettre son empreinte sur cette prestigieuse instance et de promouvoir ses grands chantiers avec, en bonne place, le programme de développement économique et social des provinces du sud. Baraka a annoncé à l’occasion que la mouture de ce programme haut de gamme sera soumise à l’appréciation royale durant ce mois de septembre. Le nouveau patron du CESE entend dès lors assurer une interaction positive entre les avis et les études et mettre en place un dispositif à même de permettre d’assurer le suivi de ces avis et études. Il ne prendra pas de distance par rapport à son prédécesseur. Au contraire, il entend poursuivre les efforts importants fournis par, explique-t-il, «mon confrère, M. Chakib Benmoussa, avec l’appui de l’ensemble des composantes du CESE, membres et cadres (pour) promouvoir les acquis réalisés, garantir leur pérennité conformément aux hautes orientations royales».

Le CESE au Sahara

Lors d’une conférence de presse (2 septembre 2013) au siège du CESE, la première depuis sa nomination à la tête de l’instance, Nizar Baraka a rappelé que le Conseil a, tout de suite après la cérémonie de passation des pouvoirs, tenu sa session ordinaire (jeudi 29 août 2013), laquelle a adopté à l’unanimité l’avis consultatif demandé par la Chambre des représentants concernant le projet de loi relatif à l’indemnisation des accidents du travail.
Le Conseil, a précisé Nizar Baraka, tient du 2 au 16 septembre 2013 des séances de travail à Laâyoune, Dakhla et Guelmim pour présenter les grandes lignes du nouveau modèle de développement pour les provinces du sud, telles que débattues par l’Assemblée générale lors de la session de juillet 2013 et étudiées par la Commission spéciale lors des réunions tenues au cours du mois d’août dernier.
Rappelant que le rapport annuel 2012, présenté par Chakib Benmoussa à SM le Roi, a été élaboré sur la base d’études sur le terrain et de séances d’audition enrichies par un vaste débat, avec la participation de tous les experts, Nizar Baraka a tenu à préciser que ce document reflète le point de vue du Conseil avec ses diverses composantes sur la situation économique, sociale et environnementale au Maroc durant 2012.

Un nouvel observatoire dans le pipe

Pour promouvoir la spécificité du CESE, il est prévu la mise en place d’un plan de communication. Le Conseil ambitionne également de créer un observatoire dont la mission sera de tester la situation économique. Selon le rapport du CESE, l’année 2012 a été marquée sur le plan économique par la récession au sein des principaux pays de la zone euro, le maintien à un niveau élevé des cours des produits énergétiques et une faible pluviométrie au niveau national. Ces facteurs ont de ce fait contribué au ralentissement de la croissance de l’économie nationale en 2012 et à une baisse de la création d’emplois, entraînant une augmentation de l’endettement du Trésor et une réduction des réserves de change. En dépit de ce contexte, l’inflation a été maîtrisée et les flux au titre des investissements directs étrangers (IDE) ont quand même enregistré une hausse, signe, s’il en est besoin, de la confiance des opérateurs étrangers.
Si le dialogue social tripartite (patronat, syndicats et gouvernement) a marqué une pause en 2012, relève le rapport annuel, des avancées ont été notamment enregistrées au niveau du dialogue entre les partenaires sociaux, avec l’objectif d’instaurer un climat de confiance tout en préservant les intérêts des salariés.

Régions et gouvernance

Estimant que les mutations internationales, tout en imposant des contraintes, peuvent comporter des opportunités, il convient cependant de s’appuyer sur des stratégies sectorielles et de soutenir le tissu productif, notamment les PME. De même, le CESE appelle à une réforme des mécanismes de régulation de l’économie et de la solidarité, notamment en ce qui concerne la fiscalité et la protection sociale. Dans cette optique, il souligne la nécessité de donner aux régions une gouvernance adéquate, simplifiée et lisible tout en initiant un processus effectif de déconcentration.
Le Conseil ne donne cependant pas un chèque en blanc et précise que l’ensemble de ces inflexions ne saurait produire son plein effet sans un réel changement de culture. Il s’agit de mieux intégrer les jeunes et les femmes au progrès économique et social, de consolider leur contribution au développement et d’œuvrer à la promotion de la citoyenneté responsable et des valeurs d’ouverture.

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