Petits métiers du Ramadan | Ces rescapés des mesures restrictives !

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L’impact du , décrété par les autorités pendant le , est moindre sur les métiers occasionnels qui fleurissent en cette période de l’année.

Ayant l’habitude de s’installer dans les ruelles des anciennes médinas, des souks et des quartiers populaires de toutes les villes du , les personnes qui s’adonnent à ces métiers saisonniers ont pris leurs quartiers, plusieurs jours avant le début du mois sacré.  

Chacun s’organise comme il peut

De nombreuses professions saisonnières fleurissent pendant le mois de et offrent une opportunité aux citoyens à faibles revenus, pour se faire au moins un argent de poche, surtout en cette période de crise économique induite par la pandémie due au nouveau Coronavirus ().

Ces métiers qui apportent avec l’arrivée du mois de jeûne un charme original et exclusif et dégagent une certaine chaleur et des senteurs alléchantes et caractéristiques, sont devenus incontournables, quelles que soient les circonstances. Ce sont les vendeurs de chebbakya, briouates, meloui, batbout, rezet-el qadi, feuilles de brick, plus connue sous les appellations ouarka, et feuille à pastilla. Ces activités, autorisées pendant la journée au cours du mois du , font travailler toute la famille, généralement de condition modeste, et qui réalisent néanmoins une marge bénéficiaire conséquente, car elles nécessitent juste un tabouret et un grand étal dans la rue quand on n’a pas les moyens de louer un magasin.  

Il y a même des mères de famille nombreuse qui se réveillent tôt le matin, pour pouvoir préparer et vendre leur batbout et baghrir pour réaliser une entrée d’argent à même de donner un peu de couleurs à leur table de Ftour. Idem pour les vendeurs de jben et de raib pour le s’hor, qu’on retrouve à chaque coin de rue.  Tout le Ramadan précédent célébré en plein confinement, certains commerçants ont eu l’idée de lancer, la vente de leurs produits ramadanesques en ayant recours à leurs comptes sur les réseaux sociaux et aux différentes applications comme Instagram et WhatsApp.  C’est ainsi que ces derniers proposent la livraison de toutes les commandes qu’ils reçoivent par le biais de leurs livreurs, avec un paiement bancaire en ligne, permettant aux deux parties d’éviter tout contact direct avec l’argent ou avec les personnes. L’objectif étant de créer la joie au sein des familles qui avaient pris l’habitude de préparer avec leurs proches ces mets délicieux, omniprésents sur l’ensemble des tables marocaines.

Les petits métiers ramadanesques procurent une ambiance particulière et constituent une occasion pour plusieurs personnes, jeunes et moins jeunes, femmes et hommes, de se lancer et de s’adonner à ces métiers spécialement réservés à ce mois sacré qui les aident à accroitre leurs revenus pour les mois à venir.

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ML

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C’est désolant, mais c’est la stricte vérité. Alors qu’un grand nombre de Marocains ont des soucis pour joindre les deux bouts,  d’autres optent pour la solution de facilité. Ainsi et sans aucune gêne, les professionnels de la mendicité n’hésitent pas à quadriller la ville, s’arroger des secteurs, mendier eux-mêmes, sinon, envoyer femmes et enfants de la rue tendre la main et quémander de l’argent, profitant de l’humanité et la bienfaisance des Marocains. Dans chaque quartier, rue et ruelle de Casablanca entre autres villes du Royaume, il ne se passe pas un jour sans que l’on croise des personnes demandant l’aumône. Devant les supermarchés, les gares, les centres commerciaux, près des feux de signalisation, ou les guichets bancaires, les professionnels de la mendicité recourent à des stratégies bien étudiées visant à attendrir les cœurs des passants et gagner plus d’argent, sans fournir le moindre effort.  Certains mendiants ont souvent recours à de véritables mises en scènes, allant jusqu’à louer des bébés, dans le but d’attirer la compassion et la générosité d’autrui. En mars 2021, une femme a été arrêtée par les éléments de la Gendarmerie Royale à Taghazout, dans la région d’Agadir. Elle a été prise en flagrant délit de mendicité, tandis qu’elle avait soigneusement garé sa voiture 4×4 dans une ruelle à l’abri des regards et troqué ses vêtements luxueux pour une djellaba et un voile presque intégral. Pour faire la manche, elle ciblait principalement les commerçants. La moisson était à chaque fois abondante et lui permettait de vivre dans le luxe. La quadragénaire est poursuivie en état d’arrestation pour fraude est escroquerie.

La charité est parfois nuisible

Dans le cadre de ses activités, l’Association «Jood» a lancé, le 10 mars 2021, une campagne de communication pour la sensibilisation contre la mendicité des enfants et leur exploitation par les adultes. Baptisée «Pour son bien, ne lui donne rien», cette initiative vise à faire prendre conscience de l’ampleur de la mendicité infantile et ses conséquences sur les enfants.  Au , force est de constater que le phénomène des s’aggrave et principalement dans les grands centres urbains. Certains réseaux spécialisés dans la mendicité, utilisent même des enfants à besoin spécifiques pour amadouer leurs victimes.   Certes, plusieurs stratégies nationales de lutte contre la mendicité ont été déployées, mais le fait est que ce phénomène de société ne cesse de s’amplifier, surtout depuis l’apparition de la pandémie due au nouveau Coronavirus (), dans le Royaume.  Pire encore, l’explosion de la mendicité professionnelle n’est plus uniquement une conséquence de la misère, c’est un nouvel emploi qui prospère.

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