jeudi 15 novembre 2018

Gérard Wolf, Vice-président de MEDEF International (homologue de la CGEM)

«Il y a encore des choses à faire!»

Que représente pour vous ce Forum?

Ce Forum économique Maroc-France est, pour nous, un point de rencontre annuel entre les entreprises marocaines et françaises. C’est un point qui est important pour nous. Nous avons l’occasion de nous voir chaque année. C’est aussi une occasion formelle pour aller encore plus loin, avec de nouvelles méthodes dans les marchés que nous voulons gagner ensemble.

Quelle appréciation faites-vous des entreprises marocaines que vous connaissez si bien?

Vous savez, les entreprises marocaines n’ont rien à apprendre des entreprises françaises, en termes d’innovation et de technologie. Elles sont au même niveau que les nôtres, sinon parfois meilleures.

Nous avons ensemble, en revanche, à gagner des parts de marché, à faire ce que l’on appelle gagnant-gagnant (win-win).

Selon quelle approche?

Cela peut être avec les pays avec qui nous sommes complémentaires. Cela peut-être aussi au niveau de la formation. Le Maroc est aujourd’hui un hub pour l’Afrique, pour la formation d’un certain nombre de personnes et c’est cela qui est important.

Les entreprises marocaines ont-elles leur place en France?

Vous l’avez entendu, le Premier ministre français, Edouard Philippe, a appelé au développement des investissements des entreprises marocaines en France. Nous avons besoin en France d’avoir plus d’entreprises étrangères, notamment marocaines.

Dans quels secteurs plus particulièrement?

Aujourd’hui, les entreprises marocaines opèrent dans un certain nombre de secteurs: dans l’agro-alimentaire et aussi dans les services. D’autres éléments peuvent être des apporteurs d’affaires en France ; et des développeurs.

S’agissant des PME-PMI françaises au Maroc?

Il y a 900 entreprises françaises qui sont aujourd’hui installées au Maroc, dont tous les grands groupes. Mais il est souhaitable qu’en plus des grands groupes, les PME innovantes dans les secteurs d’activité, ce que l’on appelle des niches économiques, soient davantage présentes. Il y a tellement de choses à développer.

C’est tout cela qu’avec l’aide du gouvernement, nous les entreprises, nous allons pousser.

Quels sont, jusqu’à aujourd’hui, les domaines encore non exploités dans les relations économiques entre le Maroc et la France?

Il n’y en a pas beaucoup, fort heureusement, d’une certaine manière, parce que cela veut dire que nous sommes déjà très présents.

Il y en a quand même…

Oui, il y en a quand même quelques-uns.

Dans quel domaine plus particulièrement?

Dans le domaine de l’agro-alimentaire. Nous pensons aller plus loin sur les questions de développement et donc la transformation agro-alimentaire. Nous restons confiants sur le fait qu’il y a encore des choses à faire.

Interview réalisée par Mohammed Nafaa

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