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COVID-19 : Le Monde se Confine !

COVID-19 : Le Monde se Confine !

Événements annulés en cascade, familles claquemurées dans leurs maisons, salles d’isolement inviolables dans les hôpitaux… Voilà qu’un virus ferme les frontières, perturbe l’économie et les relations internationales, met au défi les scientifiques de la planète et réveille les peurs.

Il existe bien évidemment des peurs naturelles, liées à la férocité potentielle d’un virus et à son aspect épidémique. C’est un pan connu dans l’histoire des épidémies : face aux maladies infectieuses, l’imaginaire d’une pandémie incoercible, ravageuse, sort de l’oubli.

Le Covid-19 fait revivre la peur aux gens, dans la mesure où il associe probablement des craintes liées à des épidémies du passé comme Ebola, la grippe espagnole de 1918 ou la peste noire qui ont tué un nombre très élevé de personnes infectées, relève Steven Goodman, épidémiologiste à la Stanford School of Medicine de Californie.

Ce virus n’est pas ravageur comme les pandémies précédentes, mais il infectera probablement des millions de personnes (…) dans le monde avant de disparaître, met en garde ce professeur de médecine et de recherche et politique en santé, soulignant que les médias peuvent aider à générer une inquiétude suffisamment élevée et à stimuler l’action des autorités et le changement urgent de comportement des citoyens, qui devront garder leur calme.

Se voulant rassurant à propos de la férocité mortelle du virus, cet expert américain explique qu’environ 80% des personnes infectées présentent des symptômes bénins, et le taux de mortalité des personnes infectées est beaucoup plus faible que les pandémies passées, probablement entre 0,5% et 1,5%.

‘’Aucun remède n’existe pour guérir de ce virus, mais les soins médicaux modernes peuvent empêcher la mort de nombreux patients sévèrement malades tant que les hôpitaux ne sont pas débordés, devenant des points névralgiques. Si tel est le cas, davantage de personnes infectées mourront”, dit-il dans un entretien à la presse.

Pour cet expert américain, les gouvernements devraient minimiser l’infection avant sa généralisation grâce à des tests précoces massifs, à l’isolement précoce des cas possibles et de leurs contacts, à une bonne hygiène des mains et des mesures de distanciation sociale par l’élimination des contacts physiques entre individus et l’interdiction des grands rassemblements. Ils peuvent aussi augmenter les ressources et les fournitures médicales des hôpitaux dans le cadre de lutte contre la propagation massive et invisible du Covid-19, recommande-t-il.

Quel sera l’impact réel de cette menace ? À ce stade, les inconnues demeurent larges. Le monde est confronté à un virus dont le comportement est encore inconnu, explique à la presse Nancy K. Bristow, historienne à l’Université américaine de Puget Sound.

Avec le manque de tests massifs dans de nombreux pays, il n’existe pas une idée claire et certaine du taux de morbidité et celui de mortalité du nouveau coronavirus. Il est également très significatif que nous ne connaissions pas encore son avenir, estime l’auteure du livre ‘Pandémie américaine: les mondes perdus de la grippe de 1918 (American Pandemic: The Lost Worlds of the 1918 Influenza Epidemic).

Selon l’historienne, certaines leçons tirées de la pandémie grippale de 1918 ont été oubliées, révélant les inégalités dans nos communautés, nos nations et dans le monde entier, et ont montré à quel point il est important de garantir des soins de santé aux personnes les plus vulnérables.

Annoncé récemment pandémie par l’Organisation mondiale de la santé OMS, le Covid-19 se propage à l’échelle mondiale, devenu une menace réelle pour chaque communauté, exigeant une coopération massive entre les peuples.

La fermeture récente des frontières met le monde dans une situation de protectionnisme forcé, déclenchant des effets entraînants négatifs sur l’économie mondiale, surtout sur les recettes touristiques et les volumes d’échanges commerciaux, affirme, dans une déclaration similaire, Siham Ikhmim, professeur agrégée des sciences économiques et de la géopolitique.

Le ralentissement de la production en Chine, premier pays touché, et du vaste secteur des transports, secoue toute l’économie mondiale, indique cette chercheuse de l’Université Hassan II, ajoutant que la fragilité actuelle des grandes places boursières ou le coronakrach brandit le spectre cauchemardesque de la crise mondiale de 2008.

Seule nouvelle positive à ce jour, la production d’émissions chinoises de CO2 a été réduite de quelque 25 % grâce au ralentissement de l’économie du pays, selon l’organisation Carbon Brief. À l’échelle mondiale, la baisse serait de 6 %’’, avance Mme Ikhmim.

En fin de compte, comme le rappellent les spécialistes interrogés par la presse, ce n’est pas un virus en lui-même qui désorganise, c’est surtout la peur…

Avec MAP

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