Le Pacte national pour l’enfance à l’horizon 2030 enclenche une disruption dans les méthodes de gestion des questions de l’enfance

Le Pacte national pour l’enfance à l’horizon 2030 enclenche une disruption dans les méthodes de gestion des questions de l’enfance

Le Pacte national pour l’enfance à l’horizon 2030 “enclenche une disruption dans les méthodes de gestion des questions de l’enfance”, a affirmé, samedi à Marrakech, la Directrice Exécutive de l’Observatoire National Des Droits de l’Enfant (ONDE), Mme Lamia Bazir.

“Aujourd’hui et devant Votre Altesse Royale, le Gouvernement du Maroc, le Parlement, la société civile et le secteur privé s’engagent dans le cadre d’un pacte national pour l’enfance à l’horizon 2030. Ce Pacte ne constitue pas seulement une feuille de route mais il enclenche une disruption dans les méthodes de gestion des questions de l’enfance”, a souligné Mme Bazir dans une allocution prononcée devant SAR la Princesse Lalla Meryem, Présidente de l’Observatoire National des Droits de l’Enfant, lors de la cérémonie de clôture de la 16ème édition du Congrès National des Droits de l’Enfant qui coïncide avec la célébration du 30ème anniversaire de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE).

Ce Pacte National inclut des engagements opérationnels de chaque acteur et promeut de nouveaux outils de gouvernance et de gestion axées sur les résultats, a-t-elle soutenu, précisant qu’il est décliné autour de sept piliers.

Sur le plan culturel, Mme Bazir a mis en avant la promotion d’une nouvelle perception de l’enfant, chez l’Etat et le citoyen, pour ancrer la valeur de l’enfant dans la conscience collective et l’ériger en priorité et en richesse nationale.

Au niveau institutionnel, elle a mis l’accent sur l’amélioration de la gouvernance du secteur de l’enfance, soulignant qu’”une nouvelle logique basée sur la transparence, l’alignement, la coordination, la capitalisation et la mise en convergence s’imposent pour optimiser l’effort public, civil et international, et éviter la dispersion des efforts de l’impact”.

Dans ce cadre, une plateforme de coordination et un budget sensible à l’enfant seront mis en place, a fait savoir la Directrice Exécutive de l’ONDE.

Au niveau du suivi-évaluation, elle a indiqué que la mise en place au sein de l’ONDE d’un observatoire de l’enfance en tant que dispositif de veille et suivi-évaluation permettra de répertorier l’ensemble des intervenants et programmes ciblant l’enfance au Maroc, mais aussi de suivre de façon continue la situation de l’enfance et de promouvoir une prise de décision basée sur l’évidence et axée sur les résultats.

Sur le plan décisionnel, a-t-elle poursuivi, la participation des enfants à la prise de décision est non seulement un droit mais une valeur ajoutée incommensurable pour toute nation, relevant que le Parlement du Royaume s’engage à impliquer et consulter systématiquement le parlement de l’enfant pour toute législation le concernant.

Sur le plan infrastructurel et qualitatif, Mme Bazir, tout en rappelant que la santé et l’éducation sont au fondement de l’égalité des chances entre tous les enfants, a affirmé que le Gouvernement s’engage à améliorer l’accès, l’inclusivité et la qualité des services publics de santé et d’éducation permettant la réduction des disparités socio-spatiales, avec un focus particulier sur la petite enfance et le monde rural.

Au niveau législatif et judiciaire, elle a noté que l’assise juridique sera renforcée pour consolider les dispositifs de protection alternative pour les enfants privés de famille et en situation difficile, ajoutant que des programmes et des formations seront dispensés dans les tribunaux pour ancrer l’intérêt supérieur de l’enfant dans la pratique judiciaire.

Sur le plan programmatique et territorial, elle a soutenu que le comité interministériel s’engage à accélérer la mise en oeuvre de la Politique Publique Intégrée de la Protection de l’Enfance au Maroc (PPIPEM) et la concrétisation effective des dispositifs territoriaux de protection de l’enfance avec Rabat comme site pilote.

Dans ce cadre, a-t-elle fait remarquer, l’initiative panafricaine pour des villes sans enfants en situation de rue, qui promeut une protection au niveau des territoires, progressera avec la diffusion de la boite à outils préparée par l’ONDE.

Elle a, d’autre part, rappelé que le Congrès national des droits de l’enfant a réuni durant quatre jours les forces vives du pays, précisant qu’enfants, ministres, responsables, experts, acteurs associatifs, invités internationaux et onusiens, soit 3.000 participants ont pris part à ces travaux.

“Cette grand-messe a été un moment de réflexion et d’auto-évaluation, de bilan et de disruption. Un temps d’arrêt, de recul et de courage pour dresser le bilan de la situation de l’enfance au Maroc, honorer l’histoire, valoriser les acquis, mais aussi identifier les défis actuels avec confiance et construire l’avenir avec optimisme, courage et perspicacité”, a-t-elle conclu.

Avec MAP

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