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Le Roi aux USA : Parasitage et propositions

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Sa Majesté le Roi Mohammed VI entame, à partir de vendredi 22 novembre, une visite officielle aux Etats-Unis d’Amérique en réponse à l’invitation du Président américain Barak Obama. Une visite qui, avant de commencer, mobilisait déjà les médias …

Cette visite revêt une importance capitale car, d’une part, elle est pleine de sens et d’intérêt. Outre le fait que c’est la première du genre, depuis l’élection du président Obama, elle intervient à un moment où plusieurs dossiers diplomatiques et stratégiques sont d’actualité tant sur le plan national, que sur le plan arabe et international.
D’autre part, elle consiste à consolider les liens d’amitié qui unissent les deux pays depuis bien des siècles et qui n’ont que rarement été entachés d’inexactitudes dues surtout aux manigances des ennemis du Maroc et de ceux qui lui envient cette position privilégiée auprès de la plus grande puissance mondiale que sont les USA. De vains efforts de nuisance qui perdurent sans jamais pouvoir aboutir à de vraies fins. Car, il est très difficile, quels que soient les efforts déployés ou les montants versés, de porter atteinte à des relations qui existent depuis des siècles entre deux Etats souverains.
Faut-il encore rappeler, ne serait-ce que pour rafraîchir la mémoire récalcitrante de certains, que sous le règne du Sultan Sidi Mohammed Ben Abdallah (1757-1790), le Royaume du Maroc était le premier pays et Etat souverain à soutenir officiellement les Etats-Unis d’Amérique et à reconnaître l’indépendance du nouvel Etat, le 20 décembre 1777.
Depuis, entre les deux Etats libres, a été signé un traité d’amitié. Le document demeure à ce jour le plus ancien traité jamais violé. Bien au contraire, il a toujours été mis en avant dans l’élaboration des projets communs et son esprit planait sur tous les échanges. Il a ainsi valu au Maroc le statut de partenaire stratégique auprès des USA. Cette rencontre au sommet entre les dirigeants des deux pays sera une occasion pour insuffler une nouvelle dynamique aux relations spéciales qui les ont de tous temps unis.

Ailleurs, c’est une visite qui gêne

A la veille de la visite royale aux USA, bien des manigances ont vu le jour. Objectif, créer la tension pour faire échouer cette rencontre. Ceux qui sont derrière cela savent bien aujourd’hui que le Maroc, fort de sa position géostratégique et de son statut de partenaire privilégié des Etats Unis, dispose des atouts nécessaires pour déjouer toutes les manœuvres entreprises de par le monde.
L’intérêt de parasiter la visite royale émane du fait que les ennemis du Maroc, cachés derrière une ombre appelée «Polisario», veulent déstabiliser ce pays qui s’érige en réelle passerelle entre les deux rives de l’Atlantique, avec tout ce que cela implique comme avantages mais aussi comme responsabilités, après avoir réussi à devenir la voie de l’Europe vers l’Afrique.
Aussi, la visite leur fait peur en ce sens qu’ils y voient une occasion réelle pour Rabat et Washington pour consolider davantage leurs liens économiques et militaires et de confirmer le soutien américain du Maroc quant à l’affaire du Sahara…
C’est là où le bât blesse! Et c’est ce qui explique tout «l’intérêt» accordé par Alger à cette visite et qu’expliquent tous les moyens qu’elle a mis en œuvre dans une terne tentative de perturbation de cette rencontre dont on voulait absolument connaître l’agenda précis, les membres de la délégation accompagnant le Souverain… etc. Un travail de fourmi malheureusement opéré en coulisses ce qui ne lui confère pas une grande importance.
Tout comme la tentative à laquelle a servi la marionnette algérienne, visant à faire pression pour faire aboutir le «fameux» projet d’élargissement du mandat de la Minurso à la surveillance des droits de l’homme au Sahara et qui n’a eu de répondant qu’auprès de deux élus américains! Quoique, sur un autre front, Kerry Kennedy, copieusement «arrosée» par Alger (les chiffres ont été donnés par les médias algériens-mêmes), n’épargne aucun effort pour soutenir cette thèse à sa manière. Mais tous ces projets tombent à l’eau ! Depuis longtemps, la diplomatie américaine a clairement exprimé son option quant aux alliances avec le Maghreb. Et ce, lorsqu’elle a accordé au Maroc le statut «d’allié stratégique» et en reconnaissant le «plan d’autonomie» proposé par Rabat, comme étant «sérieux, réaliste et crédible». Washington n’a aucune raison valable de changer de position à l’égard du Maroc, pays fort et stable, considéré comme un allié sûr, surtout en matière de sécurité régionale.

Fort appui des congressistes américains

Face à tous ces agissements, le Maroc a su garder sa sérénité et sa sagesse, ne répondant pas au mal par le mal, il a opté pour la légitimité. Cette dernière lui a valu un appui inconditionnel du Congrès américain dont les chefs de file ont appelé, dans une lettre, adressée au Président Obama, à la veille de la visite royale, à «la consolidation du fort partenariat entre les Etats-Unis et le Maroc, un pays qui mérite notre soutien et notre engagement» ont-ils écrit. Et d’ajouter, «À l’occasion de votre rencontre au sommet avec Sa Majesté le Roi, nous vous écrivons pour exprimer notre soutien aux efforts visant la consolidation du fort partenariat entre les Etats-Unis et le Maroc», précise la Présidente de la sous-commission du Moyen-Orient et d’Afrique du nord à la Chambre des représentants, Ilena Ros-Lehtinen et le membre de ladite commission, Ted Deutch. Les signataires de la lettre ont aussi fait observer que grâce «au leadership avisé du Roi Mohammed VI, le Maroc a été épargné de la violence et du chaos qui prévalent dans la région», ajoutant que le Royaume «s’érige aujourd’hui en modèle de stabilité dans une partie du monde en proie aux doutes et à l’incertitude».
Pour sa part, Edward Royce, président de la Commission des Affaires Etrangères à la Chambre des représentants du Congrès américain, que le Maroc est «un partenaire important» pour les Etats-Unis dans la lutte contre le terrorisme. Il est ainsi «bien placé pour jouer le rôle de leader en matière de sécurité régionale», a-t-il aussi affirmé.
Le Maroc, allié majeur hors OTAN des Etats-Unis depuis 2004, a été «un important partenaire dans la lutte anti-terroriste et demeure au premier rang dans les efforts mondiaux contre le radicalisme».
Les signataires de ladite lettre ont aussi exhorté l’administration US à «s’impliquer davantage» dans le conflit autour du Sahara marocain qui continue «d’entraver l’intégration, la croissance économique et la stabilité régionales».

Les propositions marocaines

Outre l’importance de la visite royale aux USA quant à la promotion et au renforcement des liens de coopération entre les deux pays, dans l’objectif de relever les défis communs qui se posent dans la région de l’Afrique du Nord et du Sahel, celle-ci devrait concrètement traduire le rôle du Maroc en tant que passerelle vers l’Afrique et comme vecteur de développement et de stabilité dans ce continent.
Les entretiens entre Sa Majesté le Roi et le Président Obama jetteront ainsi les bases d’une nouvelle dynamique de coopération et de coordination en faveur de la stabilité et de la sécurité régionale en vue de hisser à un niveau supérieur la coordination et la coopération bilatérales et d’entreprendre des initiatives communes afin de relever les défis qu’affrontent les régions d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient, de faire face aux dangers de l’extrémisme et du terrorisme, et de promouvoir la stabilité et le développement en Afrique subsaharienne.
Cette visite aura également une forte empreinte économique afin de faire la promotion des investissements américains au Maroc. La présence du ministre marocain de de l’Economie et des finances dans la délégation accompagnant le Souverain, dénote bien cet aspect de la visite. L’ALE qui commence déjà à dater, devra probablement être revisité et réactualisé, surtout qu’il n’a pas été beaucoup mis en avant ces derniers temps.
Côté investissements, ils feront aussi objet de discussion dans le but d’un renforcement en vue de leur faciliter l’extension sur l’ensemble du territoire marocain, au lieu de la seule région de Tanger-Tétouan qui a attiré les plus importantes entreprises américaines et drainé quelque 250 millions de dollars d’investissements à ce jour.
En somme, cette visite de travail devra être une bonne occasion pour passer en revue tous les dossiers politiques, économiques et sociaux qui suscitent l’intérêt commun et appellent à plus d’implication et de coopération dans un cadre spécial entre deux grandes nations.
Quant à la question du Sahara, qui est pour le Maroc ni plus ni moins qu’une question d’intégrité territoriale, elle sera aussi bien sûr au centre des entretiens. Ceux qui tentent d’y rattacher systématiquement une prétendue question des droits de l’homme auront le déplaisir de suivre les explications que le Souverain apportera, cette fois-ci en personne, au Président Obama. SM le Roi l’avait déjà fait au téléphone, lorsque sa représentante à l’ONU avait été influencée par les lobbies anti-marocains. Il réitérera le crédo du Maroc et les efforts déployés en matière de droits de l’Homme. De même qu’il n’est pas à écarter que le Souverain, excédé par les mensonges et manœuvres des adversaires du Maroc, éclaire le Président Obama sur certaines magouilles, preuves à l’appui.

Hamid Dades

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